mardi 12 mai 2015

PLAYER ONE d' Ernest Cline




Editions Pocket

Titre Original
PLAYER ONE
624 pages

Traduit par
Arnaud REGNAULD




2044. La Terre est à l'agonie.
Comme la majeure partie de l'humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l'OASIS – un univers virtuel ou chacun peut vivre et être ce qui lui chante. Mais lorsque le fondateur de l'OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l'OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars ! Multinationales et geeks s'affrontent alors dans une quête épique, dont l'avenir du monde est l'enjeu. Que le meilleur gagne...





L'avis de Phooka:





Voilà bien longtemps que je n'avais pas dévoré un roman comme ça ! Le 1er mai, jour pluvieux s'il en est, j'ai mis le nez dans ce Player One. Le soir, il était fini. Six cent et quelques pages (écrites petit) lues en une journée. Incapable de décoller le nez du livre, je me déplaçai même dans la maison en lisant ...

Pourquoi est ce que ce livre m'a autant plu ? Parce que c'est un livre parlant d'un geek des années 80, écrit par un geek des années 80 et que je suis une geek des années 80 ! :) Sans compter le suspense, le récit, les personnages et le contexte ! Tout y est et ce n'est que du bonheur.

Dans ce roman, la terre agonise lentement et avec elle, les humains qui la peuplent. Ces humains s'entassent dans des bidonvilles fait de mobil homes empilés les uns sur le autres, jusqu'à vingt étages parfois. Ceux qui ont la chance d'avoir un travail peuvent s'acheter à manger, pour les autres c'est le monde de la débrouille. Le seul plaisir, la seule évasion c'est l'OASIS. Un ancien MMORPG (un jeu vidéo multijoueur pour les non initiés) est devenu bien plus qu'un simple jeu. C'est un monde virtuel complet qui permet aux plus pauvres d'aller à l'école et surtout de vivre "ailleurs" dans un monde où existent la magie, la technologie et tout ce qui rend la vie plus facile. Mais même dans l'OASIS il faut payer, par exemple pour passer d'un monde à un autre, car des mondes il y en a des milliers. 

Wade, 17 ans, passe tout son temps libre dans l'OASIS. Il y va à l'école et ensuite il y traîne en grappillant quelques points d'expérience. Mais son avatar reste d'un niveau très bas, car il n'a pas les moyens de se téléporter sur d'autres mondes pour réaliser des quêtes qui lui rapporteraient  ces fameux points.

L'OASIS a été fondé par deux amis, son accès est gratuit. James Halliday, l'un des fondateurs, meurt et publie une vidéo avec un étrange testament. N'ayant aucune famille, il a caché un "oeuf de Pâques" quelque part dans le jeu et celui qui le trouvera aura sa fortune, c'est-à-dire des milliards de crédits. La chasse à l' œuf commence ....

Mais voilà, cinq ans plus tard, la clé de bronze permettant d’accéder au premier portail n'a même pas été trouvée. La chasse s’essouffle, la communauté des "chassoeufs" diminue. Jusqu'au jour où sur le tableau des scores apparaît un nom: Parzival. Quelqu'un a trouvé la première clé ! A partir de ce moment tout s'accélère, les "chassoeuf" repartent en quête de plus belle. L'IOI, une société concurrente d'OASIS, veut mettre la main sur le jeu et engage des spécialistes. Ils sont prêts à tout pour gagner: tricher, tuer ...


Wade et ses amis virtuels Aech, Art3mis vont devoir faire face à toute sorte de dangers, virtuels ou rééls. Mais surtout ils vont devoir résoudre les énigmes et comprendre les indices que Halliday a semé. Or Halliday était un geek des années 80. On va donc éplucher des films, des jeux, des musiques de l'époque. Wade est un ado, malin et débrouillard, mais surtout bosseur. Il potasse comme un malade pour résoudre les énigmes de Halliday. On l'aime ce gamin, on frémit pour lui quand l'IOI le poursuit.

Et là, c'est bingo, un énorme plaisir que de se retrouver plongé dans Ladyhawke, La folle journée de Ferris Bueller ou Blade Runner. A cette époque j'allais au ciné 3 ou 4 fois par semaine. Les films que j'aimais, je retournais les voir plusieurs fois, alors j'aurais pu être Wade dans le livre. Il faut rejouer une scène de Blade runner, pas de soucis. Il faut éplucher un cahier de jeu de Donjons&Dragons, ça marche. Le pied !


Mais même, si vous n'êtes pas comme moi une geek de cette époque, vous apprécierez ce roman. pas de temps mort, du suspense, des énigmes, de la réflexion, des personnages vraiment attachants (mais sait-on vraiment qui se cache derrière un pseudo ...). Ce n'est sans doute pas le futur Nobel de littérature, mais quel plaisir j'ai eu à le lire. Essayez, vous serez conquis. Coup de coeur , non ... ENOOORME COUP DE COEUR, oui !!!!












lundi 11 mai 2015

UNE FILLE PARFAITE de Mary Kubica




Éditions Mosaïc
390 pages
19,90 euros

4ème de couv :

« Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux ni comment est son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »

Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle vient de commettre une grave erreur. Et que rien, jamais, ne sera plus comme avant. Suspense psychologique envoûtant, Une fille parfaite possède une écriture affûtée, nerveuse, qui sait faire naître peu à peu une émotion bouleversante. Dans ce récit à trois voix, les apparences sont trompeuses, jusqu’à la révélation finale : un uppercut en plein cœur.

Vous n’oublierez pas Une fille parfaite. Vous n’oublierez pas Mia.



L'avis de Dup :

Mia est la deuxième fille du juge James Dennett et de sa femme Ève. Si l’aînée, Grace a été façonnée au moule paternel, elle est avocate, Mia a toujours été la rebelle. Mais depuis peu elle s'est assagie et travaille comme professeur de dessin dans un lycée s'occupant d'élèves en échec scolaire. Elle fait un peu de l'art-thérapie, pour eux comme pour elle. Et puis un jour Mia disparaît et on sait dès le premier chapitre qu'elle a été enlevée.

Dans ce roman il y a deux périodes : les trois mois avant et les mois après la libération de Mia, mais les chapitres "avants" appelés "précédemment" sont mêlés aux "après". On navigue sans cesse entre ces deux périodes.
Dans ce roman, il y a trois narrateurs et pour chacun, des chapitres "avants" et des chapitres "après".

Tout d'abord Ève avec ses "précédemment" plein d'angoisses, d'inquiétudes et d'insomnies. Ève qui se replonge dans les souvenirs de sa vie d'avant à l'époque où Mia était bébé et où James était encore un père et un mari aimant. Avant qu'il ne devienne l'homme d'aujourd'hui, imbu de sa fonction, de sa position sociale et de sa fortune. Puis Ève avec ses "après" alors qu'elle récupère une Mia amaigrie, déphasée et surtout amnésique et prostrée, incapable de se prendre en charge. Un après donc, où elle doit ré-endosser le rôle de maman, ce qui lui ouvre les yeux sur cet homme qui est son mari et qui ne pense qu'aux conséquences de cet enlèvement sur sa réputation.

Ensuite il y a Gabe. L'inspecteur Gabe Hoffman qui va patiner dans son enquête pendant les trois mois de séquestration de Mia. Son "avant" où il a pas mal de cartes en main mais rien pour les relier jusqu'au déclic. Et son "après" où il s'accroche comme un pitbull parce qu'il veut comprendre le pourquoi, parce qu'il sait que la clé se trouve dans la mémoire défaillante de Mia... et parce qu'il est tombé sous le charme d’Ève dès le début de son enquête.

Et enfin Colin, celui qui a enlevé et séquestré Mia.

Si au début de ce roman, on a l'impression que tout est fait pour embrouiller le lecteur, ce sentiment disparaît très vite car les trois personnages de Mary Kubica nous passionnent. Chacun à sa manière vient nous titiller une corde sensible, pas la même évidemment. Et Mia, qui est le personnage central de cette histoire, c'est elle "la fille parfaite", car c'est sur elle qu'est basée toute l'intrigue, restera toujours en retrait par rapport aux trois autres. On apprend à connaitre les failles et les blessures des trois protagonistes mis en avant, on se surprend à aimer celui qu'on ne devrait pas, à espérer des choses tout à fait amorales.

Des chapitres courts, des alternances de narrateur, des va-et-vient dans le temps, ce roman est le parfait piège à lecteur bien orchestré par l'auteur. Les pages défilent à une vitesse folle jusqu'à la clôture de l'enquête de Gabe qui apporte beaucoup de satisfaction en même temps que le point final. Puis survient l'épilogue, et là, c'est une baffe magistrale. La nausée, le dégoût et l'envie de balancer ce livre au diable. L'éditeur a raison, on n'oubliera jamais Mia !


11ème roman à inscrire à mon challenge "Les dames en noir"
initié par Zina





Le mot de la fin de Manon Fargetton








Hello, tous !

Vous avez presque réussi à me faire aimer les interviews ! Néanmoins, mission accomplie : le prochain qui veut me poser des questions recevra un aller simple pour Book en Stock ! Parce que dans les mois qui viennent, j'ai bien l'intention de consacrer chaque minute disponible à mes romans, à commencer par celui que j'ai en ce moment sur le feu. Bleue et Fèl m'attendent. Et je n'aime pas faire attendre les gens, qu'ils soient de chair ou de pixels.

Alors :

Merci pour vos questions, merci pour l'intérêt et l'enthousiasme qui filtrent entre vos mots, merci pour votre curiosité qui m'aide à creuser dans ma propre pratique pour mieux la comprendre.

Merci pour votre temps, les pages dévorées, les "commentaires-clin-d'oeil", les chroniques débordantes d'imagination - la votre et la mienne mêlées.

Merci à Dup et Phooka de m'avoir ménagé cet espace-temps numérique en forme de coup de projecteur (oui, c'est aussi la régisseuse qui parle !).

Au plaisir de vous recroiser bientôt, sur le net, en salon, au coin de la rue...

Je vous embrasse !






dimanche 10 mai 2015

Les sorties de Mai 2015 chez Folio SF




Mai 2015



Jean-Philippe DEPOTTE
 Le chemin des dieux



Couverture d'Aurélien Police






Jean-Michel TRUONG
 Reproduction interdite
Édition revue par l’auteur


© Jason Horowitz/Corbis.





Ian McDONALD
 La maison des derviches

Traduit de l’anglais (Irlande du Nord) par Jean-Pierre Pugi
Prix Planète-SF des blogueurs
John W. Campbell Memorial Award
British Science Fiction Association Award

Couverture de Stephan Martinière
samedi 9 mai 2015

Bilan du mois de Manon Fargetton





Ainsi s'achève un mois, plus d'un mois même, en compagnie de Manon Fargetton. Ce fut un mois2 riche en tout ! En partenariats multiples, en chroniques à tout va ( 5 rien que sur Bookenstock !), en questions diverses et variées auxquelles Manon a toujours répondu de façon complète et argumentée. Bref, ce fut un mois2 passionnant. 

Nous tenions donc à la remercier chaleureusement, d'autant plus que nous savons tous qu'elle n'aime pas les interviews. Mais les mercis ne vont pas s'arrêter à l'auteur, parce que si nous avons réussi à remplir pleinement les 6 pages suivantes, c'est bien grâce à vous également, les participants, qui vous êtes donnés à fond. Et pour terminer, un merci également aux éditions Rageot et Bragelonne sans qui l'événement n'aurait pas été le même assurément. Donc, merci, merci, merci !








Et voici la flopée de chroniques récoltées :

AVEC LES ÉDITIONS RAGEOT










AVEC LES ÉDITIONS BRAGELONNE




Il ne me reste plus qu'à laisser la parole à Manon pour conclure ce mois2 génial !
Ah, non, on me glisse dans l'oreillette que la conclusion arrivera un brin plus tard. 
Donc ce n'est pas un adieu mais un au-revoir :)