mercredi 22 janvier 2014

Les 58 gagnants du tirage au sort.



Voici donc la liste des pseudos/noms sortis 
du choixpeau de Bookenstock.




Si vous vous trouvez sur cette liste,
merci de nous envoyer un nouveau mail,
même adresse,
bookenstock.concours de gmail
intitulé : ATTRIBUTIONS GpP

avec :
1) vos coordonnées
2) la liste des livres que vous avez déjà
et 3) vos préférences dans les lots proposés 
( merci de classer les lots par ordre de préférence ! )

La liste des lots est consultable ICI

étant évident que nous ne pourrons satisfaire les desiderata de chacun hein !




Jean-Sébastien B.
Emmanuelle P.
Grégoire G.
Elianne B.
AcrO 
Dorothée B.
Thibaut G.
Gwendoline C.
Léa G.
Makine
Nathalie P.
Elodie M.
Caroline B.
Camille G.
Adrien F.
Allison S.
Céline G.
Cali
Phedre D.
Pauline E.
Pierre G.
Sylvie B.
Kris D.
Fanny A.
Erika P.
Jean-François G.
Vincent R.
Eve-Lyse T.
Ratta
Christophe M.
Myrddin
Aurélie L.
Stephanie L.
Mathilda S.
Elisabeth F.
Cécile P.
Sarah M.



Le plus vite sera le mieux, nous aimerions envoyer les coordonnées de chacun rapidos,
au plus tard mercredi prochain aux éditeurs !


Le stock de Doliprane pour la semaine à venir est prêt  :P

À vos mails, prêt, partez !!!



NB : Nous ne sommes pas responsables des éventuelles pertes de colis par la poste. 
Aucune réclamation ne sera donc acceptée.

Interview de GABRIEL KATZ - Tome 5 -



ET C'EST PARTI POUR LE TOME 5 !

Liens vers le début de l'interview participative de Gabriel :

Tome 1
Tome 2
Tome 3
Tome 4



© Lelf



Salut aux lecteurs de Bookenstock !

Plutôt qu’une présentation soporifique étayée de vannes et de remerciements, je vous propose en exclu un extrait du Puits des mémoires tome 14 (si vous n’avez pas lu les 13 premiers, profitez-en : ils viennent de sortir dans une très belle édition collector reliée en cuir de buffle, enluminée à la feuille d’or, et intitulée : Gabriel Katz, œuvres essentielles).



Aux premiers jours de l’hiver, la ville scintillait sous la neige. Chaque maison, chaque échoppe, s’était parée d’une lampe à huile qui brûlerait jour et nuit, durant un mois. Une coquetterie qui coûtait cher, mais il n’était pas dans les habitudes du petit peuple de s’élever contre un décret royal. C’est du moins que ce que se répétait le brave poissonnier juché sur son échelle, tandis que sa femme lui passait la lampe à huile.

- J’ai toujours pas compris pourquoi on fait ça, grogna la poissonnière.

- Ordre de la reine ! C’est le mois de Gabrinelkaz.

- Ah.

La grosse femme hocha gravement la tête, puis se ravisa.

- Et c’est qui ? Un prince ?

- M’étonnerait. Avec un nom pareil… Gabrelnikatz, c’est un nom de nécromant.

- Ah.

L’échelle grinçait sous le poids du poissonnier, qui s’échinait à planter sa lampe dans la neige.

- Tu crois vraiment qu’on fêterait le mois d’un nécromant ?

- J’en sais rien, moi ! C’est peut-être un héros de guerre… Gabrikatznel, le fléau des barbares… Je vois bien un truc comme ça.

- Ah.

Agrippé à la gouttière, le poissonnier se mit sur la pointe des pieds. A l’idée de remplir cette fichue lampe tous les jours, il se mit à maudire la reine, son ascendance, sa descendance et jusqu’à son chien.

- Si tu veux mon avis, siffla la poissonnière, ce Gakrielbatz, c’est encore un arriviste qui a couché avec la reine.

- T’es folle ! Dis pas des trucs pareils !

A cet instant un barreau céda, puis un autre, et le poissonnier vint se briser le cou aux pieds de sa femme.

- Ben merde, il avait raison, fit-elle, impressionnée. C’est sûrement un nécromant.


(extrait du T14 : La malédiction du hareng, page 644)




Note de l’auteur : je n’ai couché avec personne pour arriver ici, hein. C’est juste de la fiction. Je compte sur vous pour me poser toutes les questions du monde, sauf celle-là.

Bises à tous, et bienvenue dans le mois de [censuré pour cause de nécromancie]


GK

****************************************


Bonjour,
Avec un tout petit peu de retard ^^, je vous souhaite la bienvenue et en même temps une bonne année.
Avant de poser un tas de questions, je vais commencer par la lecture de l’interview et surtout de votre roman Le puits des mémoires.

Gabriel :

Hello Myrddin, et très bonne année à toi aussi !

Avant de donner un tas de réponses, je vais attendre que tu aies lu l'interview et le Puits des mémoires.

Et après on va dire que les écrivains ne s'adaptent pas à leur public.

:))

Mariejuliet :

Je viens de regarder Rêves et Cris, tu étais vraiment très attentif et très sérieux.
Je me demandais si ce n'était pas trop dur de donner son avis sur des livres quand on n'en a pas beaucoup lu dans le genre (si je me rappelle bien (évitons la mare) tu n'as pas lu beaucoup de SFFF) ?

Gabriel :


Je suis toujours très attentif et sérieux (comme un pape). D'ailleurs tu as dû remarquer qu'en bon écrivain, je ne parle que quand j'ai quelque chose de profond à dire. Là, par exemple, je me retiens de citer Kant, qui dans les Prolégomènes à toutes métaphysique future, nous parle si bien du jugement synthétique et du jugement analytique en général.Et puis bon, je n'allais pas mettre le souk sur le plateau de Rêves et cris où j'étais gentiment invité.


Cela dit, non, même en étant un touriste en matière de SFFF, il est facile de se faire avis quand les bouquins sont bien présentés. Je peux donner deux exemples pour appuyer mon raisonnement (chose que ne ferait pas Kant, mais que David Hume, en bon empiriste, n'hésiterait pas à faire) :

1) On me dit : "c'est l'histoire d'un super beau gosse ténébreux de 16 ans qui ne parle à personne dans sa classe, parce que c'est un vampire, mais grâce à l'héroïne, une goth au cœur tendre rejetée par les autres, il va trouver l'amour".
Je n'ai pas lu le livre, mais je déduis : non merci, ça va aller.

2) On me dit : "c'est l'histoire post-apo d'un mec dont la famille a été massacrée par des barbares, et qui les traque jusqu'au dernier avec les dix cartouches qui lui restent".
Je n'ai pas lu le livre, mais je déduis : vas-y, donne, on va voir.

C'est ce que ce que Ferdinand Buisson appellerait la méthode intuitive, s'il n'était pas mort en 1932. Et non, je ne citerai pas Ovide ("Pour faire taire autrui, commence par te taire"), parce que si tout le monde se tait, ça fait une très mauvaise émission télé.

Cajou :


Monsieur Katz, en une seule réponse (à Myrddin), vous m'avez décidée à m'offrir et à lire "Le Puits des mémoires". Auteur pourvu d'humour, de répartie et de bonne humeur : le roman ne peut être que bon.
Cajou


Gabriel :

Cajou, en toute objectivité, tu es quelqu'un de très bien. J'ai un sixième sens pour ça, c'est mon sens d'araignée. Et si en plus tu aimes le Puits des mémoires, tu seras quelqu'un de très très très bien.



L'homme est à l'image de son roman, alors bonne lecture Cajou !! :)

Gabriel :Démonstration : j'utilise mon sens d'araignée. Qui me dit que Charabistouille est quelqu'un de très très très très bien. Mais je le savais déjà ;-)




Crunches :


Ne critique pas les M&M's !! C'est à base de cacahuètes qui je pense contiennent une substance addictive !! Ce qui pourrait expliquer beaucoup de chose !

Gabriel :

Tiens, revoilà ma partenaire de confiserie ! (je pense que les gens qui débarquent dans cette interview doivent se dire que je fais écrire mes livres par quelqu'un d'autre).
Avec ma mémoire de poisson rouge, au deuxième tour de bocal je ne sais plus ce qui s'est passé au premier, donc je t'avoue que je ne me souviens plus de ce que j'ai dit sur les M&Ms (c'est pourtant vital pour nos amis lecteurs).

Je confirme, elles doivent contenir une saloperie addictive, puisqu'au ciné, même écœuré, tu finis le sachet XL à partir du moment où tu l'as ouvert.

En revanche, je ne sais pas ce que tu veux dire par expliquer beaucoup de choses. Peut-être un tour de bocal de trop ?


* J'insère une petite déclaration de Gabriel, en aparté en somme ;)


PETITE ANECDOTE AMUSANTE (pour ceux qui suivent, et pas amusante du tout pour les autres)

Me voilà hier à Nantes à la librairie Durance pour une rencontre avec une classe de collégiens... dont la prof m'apprend qu'ils étudient le Puits des Mémoires en cours depuis 1 mois (!) et vont passer à la Maîtresse de guerre.

Moi qui vous disais que "peut-être un jour", ce jour est arrivé plus tôt que prévu ! Et ça me scotche. (même si Charabistouille m'avait déjà mis la puce à l'oreille avec son petit frère qui devait lire mes bouquins à l'école - le pauvre)

FIN DE L'ANECDOTE AMUSANTE (et silence, là-bas, au dernier rang, sinon c'est interro surprise !)



Myrddin et Gabriel

I'm back ! :) J'ai commencé votre roman... mais n'ayant pas beaucoup de temps je ne suis pas encore très loin dans ma lecture.


Myrddin, la spécialiste du teaser ! Attention, je vais attaquer le chapitre 2 dans pas très longtemps... Puis le 3... Les questions arrivent... Bientôt... Dans pas longtemps... Patience... 10... 9... 8...


J'aimerais tout de même vous poser déjà une question. J'aime beaucoup cette question que je pose régulièrement.
Si vous deviez emporter un et un seul livre, lequel serait-ce ?
:D



Sans aucune hésitation, celui que je suis en train d'écrire. Avec assez de place sur mon disque dur pour en faire une saga infinie sur 150 volumes. C'est le seul moyen de ne pas tourner dingue sur une île déserte...


Parce qu'au final, aucun livre - quel que soit l'amour qu'on lui porte - ne résiste à une lecture quotidienne, 365 jours sur 365. Imagine-toi t'asseoir sous le même cocotier tous les matins, pour te retaper en boucle le chef-d'oeuvre impérissable que tu adores (que ce soit Twilight ou le Portrait de Dorian Gray, au bout d'un moment c'est pareil). Je pense que tu brûlerais les pages pour faire cuire des saucisses...


Tout ça pour dire que je n'ai pas de livre préféré. Ni de film préféré. Ni de série préférée. Je pourrais faire des listes entières de mes trucs préférés (même que ça m'occuperait sur une île déserte, tiens).

Jae_Lou et Gabriel :


Bon en fait j'avais fait un commentaire fleuve, pis j'ai oublié de valider X/
Je disais donc :

Cher Kabriel Gatz,
Je viens de finir le T1 du Puits des mémoires (c'était mercredi dernier, je crois, bloub).
Et déjà je dois te dire que j'ai trouvé ça original de mettre le chapitre 4 et 5 à l'envers. C'est fun, mais heureusement que je n'étais pas dans le RER pour ce passage là.


Hello Jae-Lou (il vient d'où, ton nom, dis-moi ? C'est assez intrigant, comme nom)

Alors, pour ce qui est des chapitres à l'envers, je donne ma langue au chat (pas le mien, il n'est pas du genre à me la rendre). Comment ça à l'envers ? C'est imprimé de la fin vers le début ? (tu as peut-être une version en arabe ou en hébreu, vérifie). C'est orienté vers le bas ? (auquel cas ne te tors pas la tête, il suffit de retourner le livre). Bref, je ne comprends pas, et du coup je sais pas quoi te conseiller de faire dans le RER. Enfin si, tu peux faire comme moi : observe les gens, c'est assez distrayant... surtout s'ils se tortillent sur leur siège en lisant un bouquin.



Ensuite, je tiens à te dire merci. Merci de ne pas avoir fait un cliffhanger de ouf à vouloir t'en arracher les ongles (oué, je suis un peu comme ça, un peu). J'ai bien sûr très envie de lire la suite, mais je ne m'autoflagèle pas de ne pas avoir acheté la suite avant de finir le T1.

C'est mon côté noble. Je me suis dit : non, ne pousse pas le lecteur à la consommation, c'est la crise, ne lui donne surtout pas envie de lire la suite. C'est beau, non ? Et j'en suis d'autant plus satisfait que j'aurais détesté être responsable de l'arrachage de tes ongles, même si c'est de l'auto-arrachage, ce n'est pas SAW non plus.
En plus je ne te connais pas, mais je suis sûr que sans ongles, tu ne serais pas forcément à ton avantage.

Mais (oui, il y a un mais), mon devoir est de faire ici un spoiler, en révélant qu'il y a un cliffhanger de ouf à la fin du tome 2. Comme quoi je ne suis pas aussi noble que j'en ai l'air.
Connaissant le risque pour tes ongles, je te préviens à l'avance : prévois le tome 3.



Pour la/les question/s. Heuuu, j'ai vu que tu es en dédicaces ce samedi à la Librairie l'Antre-monde, comment ça passe les dédicaces ? Les libraires te contactent et tu leur dis OK moyennant 10000€ ou tu as un gens spécial com. qui te prend tes rendez-vous (t'as un agenda de ministre ?) ?

Entre mon agenda de ministre et ma mémoire de poisson rouge (dont j'ai déjà parlé... ou pas ?... peut-être ?... Je ne sais plus... De quoi on parle, là ?), ce n'est pas moi qui gère les dédicaces. D'ailleurs ce sont rarement les auteurs qui le font. Les salons ou les libraires contactent généralement la maison d'édition, qui elle-même contacte l'auteur, et organise l'événement avec la librairie.

Il m'arrive bien-sûr d'être sollicité en direct, et ceux qui le font avec 10000€ sont en général merveilleusement reçus. Non seulement je viens signer, mais je danse sur les tables en tenue de vahiné.


Et as-tu une librairie préférée ? (oué je sais, c'est un peu filou comme question, faut pas froisser les gens, tout ça).

Non, je n'ai pas de librairie préférée, peut-être parce que j'ai habité très longtemps dans un quartier déserté par les libraires. J'avoue aimer la FNAC, parce que j'y passe 3 heures au rayon livres, 3 heures au rayon jeux, 3 heures au rayon musique, etc. Mais à chaque fois que je me balade dans Paris, je reviens avec un bouquin (que je n'ai pas toujours le temps de lire, conseillé par un libraire ici ou là).
Je marche à l'instinct, et quand une librairie me tend les bras (non, pas avec 10000€, juste parce que la vitrine me plaît), j'entre.



Voilà, je crois que j'ai rien oublié. J'espère lire le T2 du Puits cette année (mais c'est pas gagné, y'a pleiiin de livres que j'espère lire cette année)

Prends ton temps ! Profite du fait que le tome 1 épargne tes ongles (bon slogan pour une pub, ça), parce que le tome 2, non...


Mariejuliet et Gabriel :


Waouh la réponse, je ne vais plus oser poser de question...
Donc un petit commentaire : je trouve ça génial que tes livres soient étudiés et que tu rencontres des classes, c'est class (uh uh uh, blague nulle).


En fait, je me demande si ce n'est pas mieux que tu poses des questions ;-)
J'ai quand même une question qui traîne : entre ta présentation à ce mois de et le Puits des mémoires, as-tu une affinité particulière avec les nécromanciens ?

Hors fantasy ? Pas trop. J'aurais bien confié mon destin au sorcier vaudou qui fait de la pub en dernière page du Chasseur français, mais je ne lis pas le Chasseur français. Il y a bien le mec qui distribue des cartes de visite à la sortie du métro Les Halles - Monsieur machin marabout, "gagne au loto, trouve du travail, fais courir ta femme comme le chien derrière son maître", mais je ne le sens pas trop, lui.
Et je ne suis pas hyper convaincu par les pubs des chaînes du câble : pour savoir si ton ennemi va se casser une jambe, envoie MONENNEMISECASSELAJAMBE au 431212.

Donc non.

En fantasy, un peu plus, sans doute parce que la nécromancie est au cœur de l'intrigue du Puits des mémoires. J'ai une approche un peu atypique du nécromant : ce n'est pas forcément un demi dieu dans une tour vertigineuse qui passe sa journée à hurler sa puissance. On est loin de Sauron, en somme (et sans vouloir spoiler, le coup de gueule du mage noir à la fin du tome 3 en dit long à ce sujet).

Les nécromants de mon univers sont relégués hors des villes par la mauvaise foi ambiante, mais tout le monde vient les consulter en douce (un peu comme nos chefs d'état qui n'hésitent pas à consulter Madame soleil après t'avoir demandé de leur confier le pays). J'aime bien l'idée du mage noir qui maîtrise les aspects terrifiants du commerce avec les morts, mais qui est obligé de faire des courbettes pour commercer avec les vivants... Mage noir ou pas, il doit payer son loyer !



Lady K et Gabriel :


Coucou :)

C'est toujours autant un plaisir de lire tes réponses. Cela me met de bonne humeur... heureusement que je suis toute seule chez moi en ce moment, parce que je n'ai pas arrêté de pouffer devant mon écran. Devant un public, j'aurai été totalement ridicule Un peu comme quelqu'un qui se tortille sur son siège de RER pour lire ! ^_^


C'est une question d'entraînement. Tiens ton dos, rentre tes épaules, serre les dents, serre les fesses, et tu pourras pouffer en toute discrétion. Au pire tu fais hihi d'un air un peu crispé, ça passe très bien en public.
C'est tout de suite un plus compliqué en se tortillant sur un siège de RER, mais rien n'oblige à faire les deux en même temps.


Bref, j'arrête de raconter ma vie et je vais poser des questions... attention, je n'en garantie pas l'intelligence !

Si on pouvait garantir l'intelligence à l'avance, il n'y aurait que de bons livres.

Quel a été ton sentiment lorsque tu as appris que le Puits des Mémoires serait publié ? (il me semble que cette question n'a pas été posée, mais le poisson rouge que je suis peux l'avoir oublié. Si tel était le cas, je m'engage solennellement à me flageller avec une laitue en faisant le tour du pâté de maisons à cloche pied. ... T'façon je m'en fiche, d'ici là j'aurai oublié cette promesse :-# )

Très honnêtement, je serais tenté de te dire que la question a déjà été posée, rien que pour voir ça ! D'ailleurs c'est la deuxième fois en une page qu'une nana parle de se flageller pour moi... Cette interview est en train de déraper, ça devient 50 nuances de Katz !

Hélas, la question n'a été qu'à moitié posée, et pas exactement sous cet angle, d'où le fait que tu n'auras que la moitié de ton gage : la flagellation avec une feuille de laitue (oublie le pâté de maisons, et à cloche-pied ou pas... c'est comme tu le sens).

Bien-sûr, j'ai été super heureux de voir le Puits des mémoires publié, mais j'ai surtout été heureux de le voir sortir chez un éditeur que je sentais bien. On n'y pense pas toujours, mais c'est un facteur primordial. Sortir chez un éditeur un peu tiède, qui prend ton livre pour le noyer dans ses collections sans s'en préoccuper plus que ça, c'est un vrai risque pour un auteur.
Or Scrinéo était vraiment emballé par le projet, et ça s'est vu par la suite.


Conséquence de la précédente question : est-ce que pour les publications suivantes, tu as ressenti le même sentiment ? Est-ce que cela a changé ?

Aussi étrange que ça paraisse, l'excitation est pratiquement la même pour les tomes suivants (quand je parle d'excitation, ça n'a plus rien à voir avec le sujet évoqué plus haut). Il y a une vraie impatience à voir l'objet imprimé, fini, tout beau, avec sa couverture... Et même si quand on publie une trilogie, on sait bien que les tomes suivants seront publiés, c'est toujours magique de recevoir les premiers exemplaires.


Et enfin, dans l'imaginaire collectif, on imagine que l'auteur donne parfois à un personnage les traits d’une personne qui l'énerve ou l'insupporte pour le faire souffrir (voire mourir dans d’atroces souffrances... mais chut). L’as-tu déjà fait ?

Ah, celle-là, on l'a déjà posée ! Enfin, pas tout à fait sous cette forme : on m'a demandé si je m'inspirais de vrais gens dans la vraie vie. Du coup tu peux rajouter le tour du pâté de maisons à ton gage.

Cela étant, non, je n'ai fait ni souffrir ni mourir de vrais gens dans mes livres. Peut-être parce que personne ne m'insupporte suffisamment pour être dévoré vivant par un molosse des enfers... Et aussi parce que j'aime disposer d'une vraie liberté quand je fais vivre un personnage. S'inspirer d'une personne existante, c'est se coller un boulet au pied : on cherchera toujours à le faire parler/agir/réagir comme son modèle.



Le poissonnier de ta présentation en est un exemple ? ^_^

Je ne connais pas de poissonnier (ils sont trois au Monop, et franchement, je ne me souviens pas très bien d 'eux). Mais attention, magie de la littérature : si toi tu connais un poissonnier et que tu ne l'aimes pas, tu n'as plus qu'à coller sa tête sur mon personnage et le tour est joué !


Et j'annonce un tome 6 pour la suite !!!
Du jamais vu dans les archives du Mois2 !!

Phooka et moi sommes écroulées de rire ! 
Merci Gabriel !


mardi 21 janvier 2014

LES ÉCRIVEURS - Tome 2 - de Frédéric Mars



2 - LE CIMETIÈRE DES HISTOIRES PERDUES



Epub disponible pour l'instant que ICI


Résumé :


" Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi ce cadeau ou cette place d'honneur qui vous semblaient destinés ont atterri dans les mains d'un autre que vous ? Pourquoi des obstacles de dernière minute se dressaient sur votre route alors que rien ne semblait s'opposer à votre succès ? Pourquoi le bus que vous deviez prendre partait sans vous, à quelques secondes près ?
Vous invoquez le sort, la malchance, la fatalité ?
Vous pensez que c'est comme ça et qu'on n'y peut rien ?
Mais bientôt, dans quelques instant, VOUS SAUREZ.
Ma vie et la vôtre, que vous le vouliez ou non, sont dorénavant liées à jamais...
Pourquoi ça ?
Oh, c'est très simple. Ça se résume même en une phrase : Votre vie, c'est moi qui l'écris ! "




L'avis de Dup :

Il faut que je vous avoue une chose. J'ai démarré le premier jet de cette chronique en disant : j'ai été bien déçue par ce tome 2, mais je vais vous dire pourquoi après vous avoir parlé un peu de cette histoire. Puis blablabla et j'arrive à la conclusion. Je me relis et je ne trouve que des points positifs développés ! Donc j'ai recommencé mon introduction...

Dès les premières lignes on retrouve Lara Scott exactement là où on l'avait laissée : punie à cause de son indiscipline, interdite d'Écrire, sa tablette et son stylo confisqués. Lara a ramené de son escapade en dehors de Hometone, du "dessus" donc, la petite Emilie Dickens, une de ses Écrits pour la soustraire des griffes du méchant ¿ . Ce dernier dont les pouvoirs semblent immenses, reste résolument accroché aux basques de notre héroïne. Mais il en faut bien plus que ça pour décourager celle-ci de sa quête initiale. Elle veut toujours éclaircir le mystère autour de la mort de sa mère, et quand elle a une idée dans la tête... elle ne l'a pas ailleurs comme on dit ! J'adore les personnages au caractère bien trempé comme ça. 

Elle va être aidée dans cette aventure par Will, son superviseur, toujours aussi attirant. Mais elle n'arrive pas à savoir si c'est lui ou l'attrait de l'interdit qui l'attire. Ensemble ils vont résoudre des énigmes, puis courir de sites classés en monuments historiques célèbres pour trouver le seul accès possible au fameux cimetière des histoires perdues : celui qui devrait lui apporter les explications tant attendues.

Si ce tome 2 m'a peut-être moins emballée que le premier, c'est sans doute parce que la découverte de ce nouveau monde était déjà faite, que la surprise de la "donne", Écriveurs/Écrits était déjà dévoilée. Mais les maîtres mots de ce roman étant suspense et action, il m'a embarquée néanmoins. Je gage qu'il saura plaire au public ado auquel il est destiné. De plus il est très instructif car l'auteur nous fait visiter énormément de sites classés et célèbres dans le monde entier : la pyramide de Khéops, le tombeau du Christ, la crypte du Panthéon de Paris, l'armée enterrée des soldats de terre de l'empereur Qin Shi Huangdi, les ruines de Pompéï...etc. Et si vos ados ne sont pas fans de culture générale mais plutôt de sport, ils auront leur comptant aussi avec un fabuleux match de tennis. À Wimbledone, deux Écriveurs s'affrontent via leurs Écrits sur le court en gazon. C'est la première fois que je lis un match de tennis, une finale, et moi qui suis fan, je peux vous dire qu'on se croyait vraiment spectateur dans la tribune !

Bref, j'ai beaucoup aimé cette lecture, juste que j'étais moins scotchée que la première fois. La plume de Frédéric Mars est toujours aussi agréable, son héroïne bougrement attachante. Voilà un auteur caméléon qui touche à tous les genres littéraires, s'y adapte et y excelle. 

Pour le contenu c'est fini, je n'ai plus rien à dire. Pour le contenant, c'est autre chose. Qu'un auteur comme Frédéric Mars, connu et reconnu soit obligé de s'auto-éditer je trouve ça aberrant, choquant même. Le monde de l'édition reste un milieu fermé avec des codes que je ne comprends pas toujours... Le roman de Frédéric est donc disponible pour l'instant, que en numérique et sur Amazon, avant de pouvoir le trouver sur d'autres plate-formes et enfin sous format papier.

Les autres romans de l'auteur sur Bookenstock :

Mars Frédéric

lundi 20 janvier 2014

PLEIN GAZ de Joe Hill et Stephen King





Broché: 96 pages
Editeur : JEAN-CLAUDE LATTES (8 janvier 2014)
Prix : EUR 6,00




Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n'existe qu'une seule issue pour sauver sa peau : ne jamais ralentir…



L'avis de Phooka:



Comment résister à une telle affiche ? Stephen King et son tout aussi doué fils Joe Hill réunis pour nous offrir une grosse nouvelle. La nouvelle c'est justement le format que j'adore avec le maître, il en maîtrise les ficelles avec un art consommé et c'est grâce à lui que j'ai découvert et apprécié ce format il y a déjà pas mal d'années. Bref, tout cela pour dire que lorsque je suis passée à côté du présentoir dans ma librairie, il m'est forcément tombé dans les mains, sans même lire de quoi il s'agissait. Je pensais tomber sur une petite perle ...

...et je me suis bien trompée !

A peine rentrée chez moi j'ai lu le petit encart au tout début du roman. Une petite page qui explique que ce texte est inspiré par Duel. Duel une nouvelle écrit en 1971 par Richard Matheson et un (télé)film cultissime de Steven Spielberg. Un film que personnellement j'adore, que j'ai vu et revu ... et encore re-revu. Cette référence à Duel m'a tout de suite refroidie, je dois le reconnaître, car le risque d'être déçue par ce morceau de choix devenait du coup plus haut que la moyenne ...

J'ai attendu un peu que mon inquiétude s’apaise, puis je me suis plongée dans ce petit livre. 91 pages, une grosse nouvelle donc ... et je me suis ennuyée. Jamais je n 'ai ressenti de frissons, mon coeur n'a jamais sauté dans ma poitrine. Et même si la deuxième moitié est plus rapide, contient du suspense et se lit un peu mieux et plus vite, la conclusion est tellement banale que c'en est à pleurer.

Bref, un livre à oublier très vite et qui n'entame en rien mon amour immodéré pour le maître et son fils. A propos du fils d'ailleurs il y a à la fin de ce livre, les premières pages de son dernier roman NOSFERA2, dont la lecture m'a tout de suite scotchée. Rien que pour ça, tient, ça vaut le coup d'acheter ce Plein gaz !





dimanche 19 janvier 2014

Nicolas Fructus: Un an dans les airs Un voyage extraordinaire pas comme les autres




Musée Jules Verne
3, rue de l’Hermitage 44100 Nantes
Du 18 janvier au 6 avril 2014






Cette exposition est organisée par le musée Jules Verne en partenariat avec les Editions Mnémos.

Carte blanche à l’illustrateur Nicolas Fructus pour commencer cette année 2014 au musée et nous présenter un univers original, inspiré par l’oeuvre Jules Verne, du 18 janvier au 6 avril 2014. Le dessinateur nous fait partager son langage graphique et l’épopée vernienne à laquelle il a participé dans le beau livre Un an dans les airs, un voyage extraordinaire dans la cité volante, paru en 2013 aux Editions Mnémos. Illustré par Nicolas Fructus et écrit par Raphaël Albert, Jeanne-A Debats, Raphaël Granier de Cassagnac et Johan Heliot, l’ouvrage conte le voyage extraordinaire qui aurait fécondé l’imagination de Jules Verne. 

Embarqués en 1869 à bord d’une cité volante, le romancier, son ami le photographe Félix Nadar, l’impétueuse - et imaginaire - Julie Servadac, et le journaliste Philippe Daryl (alias André Laurie, alias Paschal Grousset) nous entraînent dans une rocambolesque aventure au-dessus des nuages qui est en même temps un pèlerinage aux sources de l’imaginaire vernien. Ce projet participe à l’ambition du musée Jules Verne de donner à voir l’inspiration et l’imagination verniennes et son appropriation par les créateurs d’aujourd’hui, comme en avait témoigné auparavant l’exposition de Didier Graffet en 2011, Mondes et voyages.



Autour de l’exposition 


Face à face Rencontre entre l’illustrateur et les auteurs d’Un an dans les airs,

Xavier Noël et Jean-Yves Paumier, spécialistes de Paschal Grousset et Jules Verne animée par Gwenaël Le Bars, librairie l’Atalante Dimanche 2 mars à 15h au musée Mardi 4 mars 10h-17h au musée 

Visite guidée en présence de Nicolas Fructus 

Découvrez avec Nicolas Fructus l’exposition Un an dans les airs : les personnages, le monde et tous les secrets de fabrication de cette épopée fantastique. 

Atelier 8-12 ans

Réalisation d’un carnet de bord en compagnie de Nicolas Fructus Apportez de la colle, des ciseaux et une bonne dose d'imagination pour créer votre propre carnet de bord. Tarif : 8 € (Nantais) / 16 € (non Nantais). Prévoir un piquenique. Inscriptions au 02 40 69 72 52 ou musee-julesverne@mairienantes. fr