lundi 24 février 2014

L'HISTOIRE DE FRANCE POUR LES NULS en BD: Tome 5




Editions First
Collection Pour les Nuls
57 pages
12 euros




La collection Pour les Nuls vous propose un nouveau rendez vous avec l'Histoire de France, en BD ! Découvrez les moments forts de notre passé, pour comprendre les grands événements et se repérer dans notre histoire de façon claire, ludique et didactique. De Vercingétorix à François 1er, de Louis XIV au Général de Gaulle, suivez-nous pour un grand voyage dans le temps. L’Histoire de France, des premiers hommes à nos jours.
Magnifiquement dessinée par Gabrielle Parma et scénarisée par Laurent Queyssi, l'adaptation en bandes dessinées du bestseller de Jean-Jospeh Julaud vous invite à réviser vos classiques. Le tome 5 de cette série couvre la période de Louis XI à François 1er. Suivez le guide ! Le "Dummies Man", la mascotte de la collection "Pour les Nuls" vous guidera à travers les heures glorieuses ou sombres de notre histoire.
En prime, à la fin de l'album, un cahier de 16 pages écrit par Jean-Joseph Julaud vous permettra d'approfondir vos connaissances sur la période concernée.



L'avis de Phooka:


Il y a quelques temps j'ai eu l'occasion de chroniquer le tome 1 de cette série: Les gaulois. Comme Mini-Phooka et moi nous étions régalés, nous avons acheté les tomes 2 et 3 et ce n'est que lorsque j'ai vu le partenariat Masse critique, proposé par Babélio sur ce tome 5 que j'ai réalisé que nous avions pris du retard. Peu importe, ce retard est rattrapé !

Vous vous doutez bien que si j'ai acheté les autres opus de cette série c'est qu'elle plaît à la maison et ce tome 5 consacré à Louis XI, Charles VII et François 1er, ne fait pas exception à la règle. Une façon très agréable d'y réviser l'histoire. Je dois même reconnaître que j'y ai appris des choses. 

Le seul "défaut" que l'on peut trouver à cette BD, ce tome là en particulier d'ailleurs, c'est qu'il faut être "concentré" pour la lire. Ce n'est pas le genre de BD que l'on survole ou dont on lit une page pour la continuer quelques jours plus tard. C'est l'erreur que j'ai faite au début et du coup on perd totalement le fil ... de l'histoire (c'est le cas de le dire). Je l'ai reprise du début un soir et je l'ai lue de bout en bout et là tout passe impeccable ! On se prend d'intérêt pour les personnages, les évènements et les batailles.


Le truc c'est que parfois il y a une page consacré à un personnage en particulier, que l'auteur décide de mettre en avant, telle Jeanne Hachette ou le Chevalier Bayard. Or dans ce cas, sur une page complète,  la vie de ce "héros" est survolée de sa naissance à sa mort. On peut donc être en bas de page en 1539 et repartir en 1511 la page suivante, ce qui n'est pas toujours facile à suivre si le lecteur n'est pas plongé avec attention dans le récit.

Ceci étant, ce tome 5 est agréable à lire. Il convient à tous les membres de la famille, grands et petits (enfin petits, pas trop non plus il faut être capable de suivre et s'intéresser à l'Histoire). Il ne fat pas espérer y trouver un cours approfondi sur cette période, mais il permet de se remémorer les principaux événements de notre passé. 





dimanche 23 février 2014

Sortie de Solitaire de Bernard Ashley






Chez Bayard Jeunesse
Le 27 février 2014


Un jeune garçon se réveille sur une île déserte au milieu de nulle part. Seul et terrifié, il tente de renouer les fils de son histoire. Qui est-il ? D’où vient-il ? Comment a-t-il atterri là ? Mais ses souvenirs se dérobent et son passé reste un mystère. Désormais, il n’a plus qu’une idée en tête : survivre. À Londres, un homme, riche et puissant, est persuadé que son petit-fils, disparu en mer, est toujours vivant. Prêt à remuer ciel et terre pour le retrouver, il ne néglige aucune piste. L’une d’elle le mène à un îlot rocheux perdu dans l’océan indien, nommé Solitaire. Le garçon et l’homme cherchent à trouver une vérité qui leur échappe encore. Le destin va les réunir, mais peut-on vraiment croire au hasard ?


vendredi 21 février 2014

LES MAINS DE DIEU de Ludovic Rosmorduc





Editions J'ai Lu
15 euros
380 pages
Sortie le 19 février 2014



« Onzième jour du mois de novembre de l’an 1215. Un jour terne se levait sur Rome, capitale de la Chrétienté. Tous les ecclésiastiques piétinant sur le parvis attendaient cela depuis plus de deux ans. Depuis le 19 avril 1213, date à laquelle le pape Innocent III les avait convoqués au quatrième concile du Latran. Les yeux rivés sur le portail, aucun des religieux ne remarqua les ombres furtives qui, à la dérobée, s’échappèrent du saint édifice par l’une des portes du transept. » 


À l’heure où la croisade contre les albigeois fait rage, Théodore d’Havricourt, vieil érudit passionné, et la jeune Jehanne sont accusés à tort et doivent fuir Carcassonne pour sauver leurs vies. Pourtant, les chevaliers de Simon de Montfort, le chef des croisés, ne sont pas leurs plus farouches poursuivants. De mystérieux dominicains semblent résolus à s’emparer d’un étrange livre en leur possession… Et les Mains de Dieu sont prêtes à tout pour arriver à leur fin.

L'avis de Phooka:


Quand je commence une chronique en criant "Coup de coeur !!!!", c'est que c'en est un et un gros. Alors, bouchez-vous les oreilles parce que je vais le hurler: COUP DE COEUR !!!!

Rhooo qu'il est bien le nouveau roman de Ludovic Rosmorduc !!!

Alors c'est quoi ?

Un roman historique ?
-Oui évidemment, mais pas que ....
Une enquête ? Un mystère ?
-Oui, mais pas que ....
Un roman d'amour alors ?
-Aussi, mais pas que ....
Un thriller? Du suspense ?
-Mais pas que ....

Bref, pour le résumé vous l'avez au-dessus. Sachez juste que pendant tout le roman, nous allons suivre Théodore, un vieil érudit passionné de lecture ce qui le rend immédiatement sympathique aux lecteurs que nous sommes. En effet, sa seule passion c'est d'amasser des livres, le plus possible et de les dévorer pour en garder la quintessence en tête. Il voudrait accumuler le plus de savoir possible, c'est son but, son idéal. Mais voilà, Théodore se fait vieux et la maladie héréditaire qui le touche comme elle avait touché son père et son grand-père, lui fait apercevoir le bout du couloir ... Il ne se déplace plus qu'avec difficulté, et doit avoir recours de plus en plus souvent à une potion pour soulager momentanément ses douleurs. Rien ne peut le guérir, son destin est écrit. Heureusement deux rencontres fortuites vont égayer ses derniers jours, celle avec Jehanne, une mystérieuse jeune femme qu'il va recueillir sous son toit et celle avec un ... mystère. Et quel mystère! La quête parfaite pour Théodore: un vieux livre. Un ouvrage très ancien, que personne n'a jamais vu, ni même entendu parler. La seule chose qu'il sait c'est que des envoyés du pape, les mains de Dieu, sont sur la trace de ce mystérieux écrit. La curiosité de Théodore s'éveille, curiosité qui devient obsession et il n'aura de cesse que de retrouver ce recueil.
Cette enquête va le mener sur les chemins, lui qui avait pour seul horizon les murs de sa maison couverts de livres. Il va bien sûr affronter des dangers car les envoyés du pape ne supportent pas la concurrence et sont prêts à tout pour arriver à leurs fins. Il sera secondé par Jehanne et d'autres rencontres faites le long des routes. Une bien belle façon de vivre ses derniers jours.


Cette enquête se déroule dans un XIII ième siècle troublé, une période à laquelle il ne fait pas bon être autre chose que chrétien. Les albigeois en ont d'ailleurs fait les  frais, massacrés lors des sacs de villes comme Bézier par des croisés sans pitié. Comme toujours (voir la biblio de l'auteur en bas de cet article) le contexte historique dépeint par Ludovic Rosmorduc est criant de vérité. L'auteur redonne vie à cette période trouble de l'histoire. Il ne se contente pas de re-situer le récit dans ce contexte, non, il lui donne une vraie vie avec un réalisme confondant. A aucun moment le côté "Historique" (avec le grand H), ne devient lourd. Bien au contraire, il est un cadre idéal, crédible et passionnant.

A ceci il faut ajouter des personnages très forts. En premier lieu, Théodore bien sûr; Comme dit plus haut, son amour des livres en fait un héros auquel le lecteur s'attache immédiatement. On le suit à son rythme lent tout au long de cette aventure. Car oui, le rythme de Théodore est lent. Il est vieux et malade et le roman suit son allure. Malgré le suspense, ne vous attendez pas à de folles chevauchées ou courses poursuites, non, tout est finalement "paisible" ... ou presque.
Et puis il y a Jehanne, une jeune femme à l'orée de sa vie et qui se pose bien des questions.

Mais ce qui m'a vraiment transportée, au-delà de l'histoire par elle-même passionnante, c'est bel et bien l'écriture de Ludovic Rosmurduc. Par rapport à ces précédents ouvrages, il a gagné en maturité et surtout en "efficacité". Point de longues et interminables descriptions que l'on retrouve parfois dans ce type de récit. Non, l'auteur nous dépeint l'époque, le décor, le vie des gens avec une vivacité et un réalisme qui permet au lecteur de s'y plonger corps et âme sans la moindre lourdeur. Les chapitres sont courts et l'écriture est belle et prenante, alors les pages défilent toutes seules et ce n'est que plaisir de lecture. Pendant longtemps je me suis demandée comment ce roman allait finir vu le contexte (et non je ne dirais rien pour ne pas spoiler) et cette fin au tout début m'a parue un peu "plate", un peu rapide. Mais d'un autre côté, compte tenu de l'essence même du livre mystérieux que Théodore recherche, il ne pouvait en être autrement. Par cette belle pirouette, Ludovic Rosmorduc, termine son roman de la meilleure façon qu'il soit en y faisant passer un très beau message sur la façon d'envisager sa propre vie.

Bref, je l'ai dit au début et je le redis, je me suis régalée de bout en bout avec Les mains de dieu. C'est un vrai coup de coeur et c'est pour moi le meilleur roman de Ludovic Rosmorduc à ce jour. J'attends donc le prochain avec une énorme impatience !!

(Et  pour ceux qui liront les remerciements en début de ce livre, je ne suis pas peu fière de l'avoir poussé à se surpasser. Bravo Monsieur Rosmorduc !)


Du même auteur sur ce blog: 



jeudi 20 février 2014

LA COMTESSE BATHORY de Patrick McSpare ( Dup )




Editions Panini
Collection Eclipse 
400 pages
15 euros


Résumé :


Archiduché d’Autriche, octobre 1604. Issue d’une glorieuse lignée princière, Erzébeth Bathory, la belle veuve du comte Nadasdy régit d’une main de fer ses domaines. Après des années de silence, Cadevrius Lecorpus réapparaît. Il ramène avec lui Anna, une fascinante sorcière dont Erzébeth tombe follement amoureuse. La magie démoniaque de l’Obscurité s’abat bientôt sur la région et, jusqu’à la Cour de Vienne, on s’émeut de la disparition de nombreuses jeunes filles. Tandis que la comtesse s’abandonne aux terribles délices des rituels régénérateurs, cinq mercenaires d’élite sont chargés de confondre celle que l’on suspecte d’activités sataniques.



L'avis de Dup :

Patrick McSpare nous propose là un roman sur un personnage bien peu sympathique. Quand on cumule des sobriquets comme La dame sanglante de Cachtice ou Comtesse Dracula, la donne est posée d'entrée de jeu. Un personnage qui a un impact fort sur le folklore hongrois, au même titre que Vlad Tepes, son illustre compatriote. 

L'auteur nous montre comment Erzébeth s'enfonce dans cette folie meurtrière, comme si elle était entraînée par une spirale infernale. Ce que retranscrit très bien Patrick McSpare, c'est cette dualité permanente entre la foi chrétienne profondément ancrée et ce sentiment de flirter avec l'interdit d'abord : jouir de la douleur d'autrui, jouer avec le sang. Puis se rapprocher dangereusement de la damnation... et ensuite c'est l'escalade, car après tout, damnée pour damnée, autant en profiter jusqu'au bout. Autant espérer le salut en Satan finalement... 

On a plus à faire à un roman historique que fantastique et il en découle une sensation de froideur, essentiellement dû à la distance qui s'instaure volontairement entre le lecteur et le personnage principal. Heureusement l'auteur mêle à cette histoire une poignée de mercenaires envoyés "sur le terrain" pour mener une enquête sur les trop nombreuses disparitions féminines survenues autour de Cachtice, là où se trouve la forteresse privée de notre Comtesse. Une équipe très disparate, joignant un moine guerrier, deux chasseurs de primes, une belle irlandaise chasseuse de vampires et un aventurier français, fin bretteur, Vincent de Guise. Hormis ces deux derniers, ils ne vont pas rester longtemps soudés et enquêter plus ou moins chacun de leur côté. Si cela permet d'alterner les points de vue sur cette histoire, cela apporte également un peu de fraîcheur et de légèreté dans les dialogues, et surtout pas mal d'action. On a quelques scènes dignes d'un roman de capes et d'épées en plus des nombreuses batailles qui jalonnent l'histoire de la Hongrie à cette période du XVIIe siècle. En effet, cette dernière est prise dans un étau entre l'Empire Ottoman et l'Empire Autrichien ayant chacun des volontés expansionnistes. 

C'est malgré tout un roman très sombre et froid, à l'image du sujet, que nous propose l'auteur. Il s'adresse à un public des plus avertis avec pas mal de scènes chocs, bien loin de sa série Les Hauts Conteurs co-écrit avec Oliver Peru. J'ai apprécié découvrir la plume "adulte" de Patrick McSpare, cependant il faut que j'avoue que j'ai eu bien du mal à aimer ce roman à cause de cette froideur que j'ai ressentie du début à la fin. Je n'ai pas réussi à éprouver d'empathie vis à vis des personnages, il n'y en a aucun que j'ai aimé ou franchement détesté. Mais je mettrai plus cette déconvenue sur le choix du sujet qui ne me convenait pas et je serai au rendez-vous pour le prochain roman ! 

L'avis de dame Phooka ICI
Et n'oubliez pas, Patrick McSpare sera notre invité durant le mois de mars prochain !


mercredi 19 février 2014

SUPER 8, une nouvelle maison d'édition surnaturelle !






Fabrice Colin l'a annoncé il y a peu sur son blog, il est directeur éditorial d'une nouvelle maison d'édition associée à Sonatine (excusez du peu). Le plus simple c'est que nous lui laissions la parole :


Deux ans et demi de travail à peu près secret avec l'équipe de Sonatine pour donner naissance à sa turbulente petite sœur, Super 8 - qui entend bien devenir au surnaturel ce que Sonatine est aujourd'hui au polar et au thriller : une référence incontournable, libre de ses choix et de ses convictions. La nouvelle ayant été annoncée dans Livres Hebdo en ce jour sacré de l'amour, le secret devient profession de foi et annonce officielle :




L'habillage graphique (et ce montage fort suggestif, témoignant d'un esprit authentiquement perturbé) sont signés Jeanne Mutrel, une graphiste au talent inquiétant avec laquelle nous sommes très heureux de travailler. Le reste de l'équipe, c'est la Sonatine dream team + moi, à la direction éditoriale - les deux maisons constituant sur le plan juridique deux entités distinctes, et appartenant l'une comme l'autre, désormais, au groupe Editis. Huit titres paraîtront chaque année : des traductions, pour l'instant, romans et sans doute essais, un catalogue comprenant chaque année un titre déjà paru mais tombé dans l'oubli (cette année : le formidable Carter contre le Diable) et, bien entendu, un site, une page FB, un compte twitter, et pas mal de petites surprises affolantes. L'Obsession, qui sort en même temps que Carter..., c'est-à-dire en avril, est un bijou à la construction démoniaque, qui commence comme un thriller et finit... ailleurs, dans un endroit que l'on ne peut pas nommer sous peine de raconter le livre. Je vous en reparlerai évidemment le moment venu. Pour l'instant, nous travaillons surtout avec la presse, afin de porter la bonne parole au public. Les curieux, blogueurs et autres, sauront où me trouver.




Voici en avant première un aperçu du catalogue 2014


Avril
James Renner - L’Obsession
Glen David Gold - Carter contre le Diable

Mai
Daniel O’Malley - The Rook

Août
J.C. Hutchins , Jordan Weisman - Chambre 507
Peter Stenson - Déchirés

Septembre
Brian DeLeeuw - L’Innocence

Octobre
David Wong - John meurt à la fin

Novembre
Seth Patrick - Treize


Nous vous reparlerons de ces titres très prochainement bien sûr !

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