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mardi 22 novembre 2016

ORGUEIL ET PRÉJUGÉS de Jane Austen





Édition 10 - 18
381 pages
6,60 euros


Synopsis :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.



L'avis de Dup :

Ben mes amis, c'était mon premier Jane Austen, autant le dire tout de suite, c'est aussi le dernier. Quand en plus on sait que c'est le plus connu, le plus plébiscité... la littérature anglaise de XIXème n'est pas faite pour moi alors, je me suis passablement ennuyée.

Même si mes lectures de prédilection sont les thrillers et les littératures de l'imaginaire, je ne suis pas contre une romance de temps en temps. Il m'est même arrivé d'en faire des coups de coeur, si, si !

Ceci dit, je ne regrette pas ma lecture car cela faisait longtemps qu'il m’interpellait ce classique encensé par la critique. Donc ce challenge tombait à point nommé pour assouvir ma curiosité... et surtout me forcer à aller jusqu'au bout pour récolter quelques points pour l'équipe ♣, la meilleure comme il se doit ! :D

Elizabeth Bennett est la cadette d'une fratrie de cinq filles. Les Bennett sont loin d'être pauvres, un domaine, plusieurs domestiques, mais pas suffisamment riches pour doter avantageusement leurs filles. Habitants à la campagne, donc loin de Londres, les occasions de pécho le bon mari sont rares et lorsque celles-ci se présentent il ne faut pas rater le coche. Jane, l'aînée d'Elizabeth, va jeter son dévolu sur Mr Bingley, l'ami de Mr Darcy. Donc en gros il ne lui reste que ce dernier, ses plus jeunes soeurs n'étant pas encore sur le marché... Mais celui-ci s'avère hautain et méprisant.

Déjà il faut que je précise que j'ai trouvé ce Mr Darcy puant et exaspérant du début à la fin de ce roman. J'ai du mal à comprendre comment il peut faire se pâmer des générations de lectrices ! Quant à Elizabeth, même si celle-ci incarne l'image de la femme moderne par rapport à son époque, la rebelle qui ose dire non à un prétendant, elle m'a pas mal escagassée aussi.

Elle qui reproche sans cesse aux autres leur orgueil et leurs préjugés se montre elle même orgueilleuse et présomptueuse. En fait toute la famille Bennett est horripilante, le pompon étant décerné à la mère que j'aurai bien bâillonnée ! :P  Si j'analyse mon ressenti après lecture, aucun personnage de ce roman n'a eu grâce à mes yeux. Ils étaient soit falots, soit extrêmement énervants.

Quant à l'histoire d'amour, trame de ce roman, inutile que je m’appesantisse là-dessus, tout le monde la connait car si elle n'a pas été lue, elle aura été vue n'est-ce-pas ?

Bref, pas concluant. Cette lecture aura eu cependant deux mérites :
1) Rapporter des points à l'équipe ♣
2) Éviter que je m'ennuie plus de 2h devant un écran pour visionner ce grand classique.


Allez les ♣ !!!
Défi principal de bibi check \o/
☺




vendredi 29 mai 2015

DIS-MOI QUE TU M'AIMES de Joy Fielding





Éditions Michel Lafon
399 pages
19,95 euros


4ème de couv :

Je détecte sa présence avant de le voir, je le devine avant même qu’il ne se penche au-dessus de moi. Je reconnais tout de suite son odeur. Soudain, je sens tout le poids de son corps sur le mien, son poignet sur ma gorge qui bloque ma respiration, qui étouffe mes cris. « Dis-moi que tu m’aimes », ordonne-t-il en mettant le feu à ma chair.

Une nuit, planquée dans un buisson à espionner un suspect, la détective privée Bailey se fait surprendre par un inconnu qui la viole, en lui susurrant ces paroles glaçantes : « Dis-moi que tu m’aimes. »
Commence alors pour la jeune femme une longue descente aux enfers. Elle ne dort plus, fait toujours le même cauchemar, se lave frénétiquement plusieurs fois par jour, traque le moindre bruit. Et revit la scène encore et encore… Qui est son violeur ? Le voisin bizarre qu’elle épie toute la journée à travers ses jumelles ? Son ex avec lequel la rupture fut extrêmement violente ? Chaque passant ressemblant de près ou de loin à la silhouette de son agresseur devient suspect numéro un…
Entre rêves, hallucinations et réalité, le lecteur vacille avec Bailey, suivant chacun de ses pas, le cœur battant.



L'avis de Dup :

Bailey et son frère Heath sont issus du troisième mariage de leur père, mais sont aussi les seuls héritiers de son immense fortune, car ce dernier avant de décéder a déshérité ses cinq autres enfants. Outre les problèmes d'héritage et du procès qui en découle, il y a entre ces fratries de gros problèmes de jalousie car visiblement le patriarche n'a réservé son amour paternel qu'aux deux derniers.

Même si elle est à l'abri du besoin, Bailey est détective privé pour un gros cabinet d'avocats et adore son travail... et son patron, même si ce dernier est marié... Une nuit alors qu'elle surveillait les faits et gestes d'un suspect aux jumelles, planquée dans une haie au pied d'une résidence, elle se fait agresser violemment puis violée par un homme qui lui susurre à l'oreille "Dis-moi que tu m'aimes". La tête dans une taie d'oreiller , elle n'a pu voir son tourmenteur.

Comme le dit si bien le résumé, va débuter pour Bailey une longue descente aux enfers. Elle va rester cloîtrée dans son appartement, effectuant sans cesse des rondes de surveillance afin d'en inspecter tous les coins et recoins, pour ensuite aller se récurer sous la douche jusqu'à se faire saigner. Et si elle n'est pas sous la douche, elle est derrière ses persiennes, avec ses jumelles à observer les fenêtres de ses voisins. Tout homme entre vingt et quarante ans devient un suspect pour elle. Et lorsque son esprit lâche prise, des cauchemars viennent la tourmenter immanquablement. 

Si ce viol éloigne Heath qui ne sait comment la soutenir, il va néanmoins la rapprocher de Claire, l'aînée des sept. Elle est infirmière et viendra lui proposer son aide. Claire est souvent accompagnée de sa fille Jade, une ado dans toute sa splendeur.  Avec un franc-parlé et une absence remarquable de tabous, Jade va secouer et séduire Bailey. Du soutien, elle en a bien besoin, car elle même ne sait plus si sa paranoïa est réelle ou si elle devient folle réellement. Car elle continue à se sentir persécutée, harcelée de coups de fil anonymes qui raccrochent, l'attitude de ses voisins qu'elle épie semble de plus en plus louche. 

C'est Bailey la narratrice de son histoire et ainsi l'auteur nous fait partager toutes ses pensées les plus intimes. Le lecteur navigue sans arrêt entre les hallucinations et la réalité, les rêves et les cauchemars et percevoir la frontière devient de plus en plus difficile. Comme Bailey, on finit par être envahi par un doute permanent et il en résulte un sentiment oppressant qui va aller crescendo car géré de main de maître par Joy Fielding. Vous rajoutez à cela un autre sentiment tout aussi dérangeant qui nous accapare, celui du voyeurisme malsain, car comme Bailey on veut savoir ce qui se trame dans l'immeuble en face.

Joy Fielding est une  romancière canadienne prolifique et reconnue. Sa spécialité est le thriller psychologique et je dois avouer qu'avec ce "Dis-moi que tu m'aimes", elle démontre une parfaite maîtrise dans le domaine. Elle ferre son lecteur dès les premiers chapitres et l'entraîne jusqu'à la chute finale totalement imprévisible. On se réveille alors en sueur et traversé de frissons, exactement comme après un cauchemar. Du grand art, à réserver aux amateurs du genre néanmoins, car on ne ressort pas totalement indemne de cette lecture perturbante.



12ème roman à inscrire à mon challenge "Les dames en noir"
initié par Zina


lundi 5 janvier 2015

LES VESTIGES DE L'AUBE de David Khara




Éditions 10/18
262 pages
7,50 euros

4ème de couv :

Depuis les attentats du 11 septembre, Barry Donovan est dévoré par le désespoir. Et ce n'est pas son métier de flic, dans un New York accablé par la criminalité, qui lui remonte le moral. Son seul réconfort : les conversations virtuelles qu'il entretient chaque soir avec un certain Werner Von Lowinsky, aristocrate cultivé et apaisant. Peu à peu, sans s'être jamais rencontrés, ils deviennent amis, échangeants sur les sujets les plus intimes. Mais Barry ignore encore que Werner n'est pas un homme comme les autres...


L'avis de Dup :

Pour changer un peu, je vais commencer par la conclusion : coup de coeur ! J'ai adoré ce roman, j'ai adoré ces deux personnages principaux. Je serai bien restée une paire de jours de plus avec eux assurément. Comme j'en veux à David Khara de l'avoir fait si court !!! Alors ne comptez pas sur moi pour faire une longue chronique. Pis d'ailleurs la vraie, c'est la preum's, celle de Phooka !  Moi je sais ce qu'il me reste à faire, me procurer très vite Une nuit éternelle qui vient de sortir en grand format chez Fleuve Éditions.

Barry Donovan, lieutenant du NYPD est un homme brisé par les attentats du 11 septembre, où il a perdu sa femme et sa petite fille. Après deux ans de dépression, pour survivre, il va se replonger à fond dans son métier de flic. Et pour tromper sa solitude une fois rentré chez lui, c'est sur internet qu'il va chercher les échanges. Et c'est ainsi qu'il va gagner le gros lot : un vampire !

Dit comme cela, ça fait ridicule n'est-ce-pas, limite niais. C'est bien mal connaître David Khara, et encore moins Werner Von Lowinsky ! Parce que je peux vous dire que ce personnage est tout sauf ridicule. L'amitié qui va naître entre les deux hommes est loin d'être évidente, surtout lorsqu'on côtoie de plus en plus Barry et qu'on découvre le pragmatisme, le rationalisme de notre flic et de sa caboche d'irlandais. Quant à notre vampire, l'auteur s'est amusé* à lui conférer des facultés hors- normes. Oh non, il ne scintille pas au soleil, mais il fait bien d'autres choses plus sympa et plus pratique surtout... que je tairai bien évidemment !

Sur fond d'enquête forcément, une série de meurtres tous identiques, et pourtant qui n'évoquent absolument pas un tueur en série, ce roman est celui d'une rencontre entre deux solitudes. Un homme en vie brisé par la mort, un homme mort brisé par la vie. Une très belle amitié qu'on a hâte de continuer à suivre. Et là, je vous renvoie au début. :)

* : l'auteur nous l'a confié lui-même lors de son mois2 et cela se passe par là :


vendredi 5 décembre 2014

CADEAUX Numéro 1





Vous allez voir comment on vous gâte.
Même nous on n'en revient pas !
Que des pépites les maisons d'édition nous proposent !
C'est génial  \o/

Ce billet concerne 
FLEUVE ÉDITIONS
et 
10/18
qui s'associent :


Lot 1




Lot 2





Lot 3



Pour les gagner, c'est-à-dire participer au tirage au sort, rien de plus facile
il vous suffit de VOTER !




VIVE LE GpP !!!



lundi 28 octobre 2013

LE PROJET SHIRO de David S. Khara (Dup)




Editions 10/18
327 pages
7,50 euros


Présentation de l'éditeur :

Habitué à abattre ses ennemis de sang-froid, l'agent du Mossad Eytan Morg est sur la brèche. Son mentor a été enlevé et son seul espoir de le retrouver est de s'allier avec sa plus grande rivale. Du Maryland à Tokyo en passant par la République tchèque, à l'heure ou le présent semble prêt à répéter les erreurs du passé, s'engage un combat à la mesure de l'Histoire...



L'avis de Dup :

Eytan soigne ses blessures récoltées dans son affrontement avec Elena, l'agent choc du Consortium. Alors que celle-ci est sous les verrous, il goûte à un repos bien mérité. Mais la vie est dure pour les agents secrets : il lui faut remonter au front, pire, il devra faire tandem avec elle. Ça c'est la donne qu'on apprend dès le début de cet opus. Et dès cet instant on sait que notre lecture va être sympathique, et elle l'a été.  Imposer une collaboration entre deux ennemis jurés sur le terrain, c'est imposer une confiance totale en son coéquipier...ce n'est pas gagné d'avance !

Mais cerise sur le gâteau, il n'y a pas que ça de passionnant. L'enquête que notre tandem de choc réalise l'est aussi. Elle nous permet de découvrir une autre facette des ignominies qui ont été perpétrées lors de la seconde guerre mondiale. Une facette souvent occultée par nos livres d'histoire d'ailleurs... Et cette fois ci ce ne sont pas les nazis qui sont sous les feux de David Khara, mais les nippons. Le Japon qui lui aussi a développé des camps en Mandchourie et sous couvert de la guerre, s'est servi allègrement de ses prisonniers, voire même de la population locale pour "approfondir ses connaissances" en médecine, en chirurgie, mais aussi dans le domaine de la bactériologie. Les expériences in vivo n'ont rien de telles n'est-ce-pas ! Les découvertes faites alors se sont vendues fort chères après-guerre. Et c'est précisément après une menace terroriste bactériologique que se lance notre duo de choc. Quoi de plus actuel, de plus glaçant et menaçant aujourd'hui d'ailleurs !

Avec une intrigue basée sur une réalité si terrifiante car parfaitement crédible, avec une écriture toujours aussi fluide, David Khara piège son lecteur. Mais était-ce nécessaire ? Car je vous rappelle que tout ceci n'était que la cerise. Le reste, le gâteau c'est Eytan et Elena. Et il est succulent ce gâteau, la recette est parfaitement maîtrisée. On en redemande et c'est parfait car il me reste le troisième Projet à me mettre sous la dent !

L'avis de dame Phooka ICI

Si vous voulez en savoir plus sur l'envers du décor, sur l'auteur, c'est en ce moment et c'est ici que ça se passe : 

Et si vous voulez lui poser des questions, David, dit "ce vieux con de Raoul" (cf ITV3),  vous attend ! :))


mardi 15 octobre 2013

LE PROJET BLEIBERG de David S. Khara (Dup)




Editions 10/18
307 pages
7,50 euros



Présentation de l'éditeur :

Son père ? Assassiné. Sa mère ? Assassinée. Pour Jay Novacek, la semaine commence à être chargée. D'autant qu'en terme d'héritage, à part un drapeau américain, un médaillon nazi et un agent du Mossad à ses trousses, ce n'est pas l'Eldorado. Pire, il semblerait qu'on se dispute sa tête à grands coups de revolver...Peu habitué à danser avec les balles, Novacek va devoir apprendre. Et vite, s'il veut survivre.
Venue des heures les plus sombres de l'Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l'humanité toute entière. N'est-il pas déjà trop tard pour l'arrêter ?


L'avis de Dup :

Je comprends maintenant l'engouement qu'a suscité ce Projet Bleiberg à sa sortie. Ce roman est d'une rare efficacité. Une fois démarré, le lecteur est tellement emberlificoté dans l'intrigue déroulée par l'auteur qu'il ne peut s'en dépêtrer. Mieux, il ne veut s'en dépêtrer. Les fausses pistes sont nombreuses, et on se fait avoir à chaque fois. A la manière d'un immense puzzle, David Khara dévoile les pièces de son jeu une à une. Tantôt elles viennent du présent, tantôt du passé. Et relier un jeune trader new-yorkais d'aujourd'hui à des scènes avec Hitler, Himmler et les camps de concentration, il fallait le faire, David l'a fait et de façon magistrale. Son roman est passionnant, il est très vite devenu un "inlâchable".

Je comprends mieux également les éloges entendues de vive voix aux Quais des polars, par des lecteurs qui devant moi, encensaient Eytan. Il n'y en avait que pour lui. Eytan a convaincu tout le monde, et je viens m'inscrire à mon tour, comme nouvelle fan. Ce personnage est d'une profondeur incroyable. Jeremy ( Jay ) n'est pas en reste d'ailleurs. L'auteur nous manipule comme il veut avec ses personnages. Au début du roman si Eytan m'indifférait, Jeremy m'horripilait vraiment. Même son humour cynique m'énervait. Puis, petit à petit, je me suis surprise à sourire, puis à attendre que le récit le concerne pour retrouver ses traits d'humour si particuliers. Ils sont brefs, incisifs, en trois quatre mots, il taillade ou plutôt, se taillade, il excelle à ce petit jeu. Mais c'est sans conteste Eytan qui arrive en tête. Il faut dire que l'auteur ne lui aura rien épargné, misère ! Et le vrai Eytan ne nous est dévoilé qu'à la toute fin du roman. C'est poignant, émouvant et surtout complètement addictif car on ne peut plus l'abandonner ce personnage, il nous faut absolument le retrouver vite, et cela ne peut se faire qu'avec le tome suivant ! Du grand art.

Avec maestria David Khara nous propose un roman d'espionnage mêlant la CIA, le Mossad et un complot international ancré dans l'Histoire, avec l'aisance du grand Robert Ludlum dont j'ai été fan, mais tellement plus moderne, plus actuel, qui me fait renouer avec plaisir à ce genre que j'avais abandonné depuis longtemps.

L'avis de dame Phooka ICI

Et je vous rappelle que David Khara vous attend tout ce mois d'octobre pour répondre à vos questions, même les plus saugrenues :diable: , et cela se passe ICI !
Ah ben non, c'est ICI maintenant :))