#1 Terrors at the Gate
☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome1 de Blood of Lilith ☇
Il est des jours comme ça où le hasard fait bien les choses ... Je fais un tour sur Netgalley, je vois cet audio. Le titre ne me dit rien, mais la couverture me plait. Le pitch aussi, puis le nom de l'autrice (même si je ne l'ai jamais lue). Pour une fois je suis passée avant que Dup ne mette l'oreille dessus et zou sur mon téléphone ...
Une ville moderne séparée en cinq quartiers, chacun dirigé par une famille puissante. Hiram le quartier chic et parfait. Nineveh, le quartier des péchés sombre et dangereux. Une ville sous la domination de l'église et de son archevêque, l'Archevêque Lisk. Il a un pouvoir absolu sur cette société totalement sous la coupe de la religion. Les femmes n'ont aucun droit et pourtant ce sont elles qui portent la magie. Elles seules. Mais elles ne peuvent l'utiliser que sous la supervision de leur époux.
Lilith Leviathan est une jeune femme, mais pas n'importe quelle jeune femme. Elle est l'héritière de la famille Leviathan qui dirige Hiram. Mais depuis deux années elle vit à Nineveh. Son père a accepté de la confier à Zahariev Zareth le maître de Nineveh. Lilith ne supportait plus sa vie de bonne petite fille à marier et l'endoctrinement de sa mère. Elle vit donc avec sa copine Coco dans un appartement un peu pourri de Nineveh. Elle vit de petits boulots et de larcins pour payer son loyer mais elle est mille fois plus heureuse comme ça. Lilith n'a pas la langue dans sa poche et ses confrontations avec Zahariev qui garde constamment un œil sur elle, sont délicieuses.
Zahariev a quelques années de plus que Lilith. Il veille sur son quartier comme un père sur sa famille ... ou un Don sur son cartel. Parce que honnêtement le début du roman fait beaucoup penser à une romance mafieuse. Zahariev a toutes les caractéristiques du héros de ce type de roman. Il est beau (évidemment), jeune et respecté. Il fume comme un pompier et ... il est raide dingue de Lilith. C'est clair dès le début du roman (le trope "He falls first and harder" dans toute sa splendeur), mais il est à la fois très respectueux de Lilith et très au courant qu'il est interdit aux héritiers des familles d'être ensemble.
Bref ! On croirait que je chronique une romance et effectivement ça commence un peu comme ça. Jusqu'au jour où Lilith dérobe un étrange couteau. Un couteau qui va attirer toutes les convoitises. Petit à petit la "romance" va se teinter de fantastique, voire d'horreur et au final on est bel et bien dans une belle romantasy. J'insiste sur le "belle" (ou bonne comme vous voulez), parce que l'univers construit par Scarlett St Clair est sacrément bien fichu, dense et tient la route. Et pas que. Les personnages aussi sont étoffés et incroyablement attachants. Bien sûr les deux principaux, Lilith la tête brûlée et Zahariev le Sugar Daddy green flag absolument craquant ❤❤❤. Mais ils ne sont pas les seuls. Les personnages secondaires sont très développés et ils ont leur importance (Gabriel ❤, Coco, Cassius ...). L'ensemble forme un premier tome dense, passionnant, flippant parfois, hot (sur deux chapitres 😱), drôle, bourré de suspense et de rebondissements, sans aucun temps mort.
Je connaissais l'autrice de nom (et non je n'ai pas lu Hadès et Perséphone), mais je n'avais pas vu passer celui-ci. Je me suis régalée. Et le top du top, c'est la narration. Alizé Lombardo (que j'avais déjà adoré dans Les artefact d'Ouranos et Abysses entres autres) campe une Lilith parfaite. Et Gary Renna (fabuleux narrateur des romans de John Gwynne, Iron Prince et de Fourth Wings) interprète Zahariev. On l'entend peu car les chapitres de Zahariev sont courts et incroyablement percutants.
C'est d'ailleurs un procédé narratif que j'adore. Tout le récit est narré du point de vue de Lilith, avec de longs chapitres qui lui sont consacrés. Mais entre ces chapitres s'intercalent ceux de Zahariev. Quelques phrases. Toujours à bon escient. Percutant. Bref. Un contrepoint au flot de paroles de Lilith. C'est incroyablement efficace et incisif. Je vous mets en image le premier chapitre du pont de vue de Zahariev...
Oui je me suis régalée. Le texte, l'univers, les personnages, le contexte tout m'a plu. Attention c'est parfois sombre, voire très sombre. Scarlett St Clair explique à la toute fin qu'elle a eu cette idée suite à la lecture d'un article sur les abus sexuel de l'église en Californie. Et même si elle ne montre rien, on le comprend clairement donc je préfère prévenir. J'insiste parce que ce roman n'est pas une bluette. Loin de là. On y rajoute l'interprétation magistrale d'Alizé Lombardo et de Gary Renna et vous avez là un fabuleux audio à ne pas rater!
En résumé: FONCEZ !
*Service de Presse*



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