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lundi 12 août 2019

Du Jeanne A. Debats en poche pour ceux qui ont raté le Grand Format !





Collection Hélios
pour ActuSF
Parution Septembre 2019
8,90 euros


Mieux qu'un pitch, la chronique sur Bookenstock ICI
J'avais ADORÉ cette série Le testament !!!

Bon Mme Debats, du nouveau ? du Navarre ♥♥♥ par exemple ?




mardi 16 avril 2019

LE SONGE D'UNE NUIT D'OCTOBRE de Roger Zelazny (Dup)




Couverture du livre Songe d'une nuit d'octobre

Éditions actusf
Collection Hélios
280 pages
7,90 euros


4ème de couv :

Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde.
Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ?
Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau...
Le Jeu va commencer.
Quel sera votre camp ?







Voilà un auteur que je m'étais promis de découvrir suite au Mois de Fabien Cerutti qui nous avait encensé sa série des Princes d'Ambre. Quoi de mieux qu'un petit one-shot pour découvrir la plume n'est-ce-pas ? En plus, je ne prenais pas de risque, Phooka m'avait déjà devancée et donné un avis alléchant ici.

Ce roman je n'en ai fait qu'une bouchée tant j'ai apprécié l'originalité, l'humour et le joyeux melting-pot que nous a fait l'auteur. L'originalité c'est que le narrateur est un chien qui parle, qui pense, qui réfléchit comme un humain, mais aussi comme un chien. Un exemple pour être plus explicite, que j'ai trouvé succulent.
- J'éprouvais un profond désir de hurler à la lune. C'était une lune tellement hurlable. Mais je me contins.

Snuff notre chien, est le compagnon de Jack qui fait ses affaires souvent la nuit avec un long couteau. Chaque personnage humain réuni ici est appelé par un "petit nom" mais on devine très vite qui ils sont. Ainsi nous avons le Bon Docteur qui bricole un être humain mort, le Conte qui loge dans des caves ou caveaux et ne sort que la nuit, une paire de détectives, un grand et un petit gros, etc, etc...Chaque personnage a son familier, qui un chien, un chat, un serpent, un hibou, une chauve-souris... Tous parlent, échangent, tractent, négocient avec Snuff.

Tout ce monde là vient de migrer et s'installer dans un même périmètre, nous sommes début octobre. Chacun s'affaire dans son coin, tout en épiant les autres ou en envoyant épier son familier. J'ai adoré cette idée de rassembler tous ces personnages de la littérature que tout le monde connait, sans jamais mettre un nom dessus. Ils s'affairent donc, se préparent pour le Grand Jeu, qui aura lieu la nuit d'Halloween cette année là, car elle va coïncider pile avec la pleine lune. On parle "d'ouvreurs", de "fermeurs", mais on n'en sait pas plus, donc immanquablement on fait défiler les chapitres, un par jour, pour découvrir ce Jeu, qui se présente de plus en plus au fil des pages comme une murder party.

Cette lecture est vraiment plaisante grâce à l'écriture fluide de l'auteur, mais surtout son humour délicieux. On sent que l'auteur lui-même s'est amusé à écrire ce livre. C'est décidé, j'inscris Les princes d'Ambre dans mes futures lectures estivales.



jeudi 14 décembre 2017

AMAZ de Lisa Goldstein





Les moutons électriques
Collection Hélios
255 pages
8,90 euros


4ème de couv :

Pour le Dr. Mitchell Parmenter, orientaliste américain venu passer un an dans la cité d'Amaz pour y étudier une ancienne épopée dont il a retrouvé le manuscrit, comme pour son épouse et ses deux filles, c'est un séjour plein de promesses qui s'annonce.

Presque des vacances. Mais Amaz, où s'interpénètrent l'univers magique des Mille et une nuits et le climat conflictuel du Moyen-Orient contemporain, n'est pas une ville de tout repos. Les rues semblent y changer de tracé d'un jour à l'autre, les nouvelles se transmettent par l'intermédiaire de jeux de cartes divinatoires, une guerre séculaire y oppose secrètement les partisans de deux types d'écriture...
De touristes, les Parmenter deviennent explorateurs d'un monde encore plus étranger qu'ils ne l'imaginaient, puis protagonistes d'une quête dont l'enjeu est la texture même du réel. Voix majeure de la fantasy américaine, Lisa Goldstein livre un roman au merveilleux puissant, au "réalisme magique" étourdissant.





Démarrer un livre sans savoir où l'on va, se laisser porter par les mots de l'auteur et en ressortir émerveillée par le voyage effectué, c'est l'expérience que j'ai faite avec ce roman. Et j'ai grandement apprécié !

Le Dr Mitchell Parmenter est un anthropologue américain qui a mis la main sur un très vieux manuscrit du Moyen-Orient relatant l'épopée du Roi des Gemmes. Soucieux de vérifier l'authenticité de sa trouvaille, et pour cela rien de tel que d'être sur place, il va s'organiser avec un collègue local. Ils échangent leurs maisons pour un an et va emménager à Amaz avec sa femme et ses deux filles.

La découverte de cette ville typiquement orientale par des occidentaux purs souches offre un tableau des plus réjouissants. Pas de nom de rue, juste des repères, encore faut-il les trouver. Des rues tantôt sinueuses, tantôt en angles tous serrés, peu ou pas de trottoirs. Tout le monde semble vivre dans la rue, s'interpelle, s'injurie, s'écarte au dernier moment lorsque passe trop vite des véhicules bien brinquebalants. La chaleur, l'ambiance, les senteurs, tout est nouveau pour les Parmenter.

Chacun des membres de cette famille va approcher Amaz à sa façon, avec sa sensibilité, et le récit que nous livre Lisa Goldstein est plein d'humour très fin, très pudique. Elle aborde le choc des cultures, des coutumes et des mentalités et leur impact différent selon le personnage. 

Je me suis fait happer par ce roman à l'intrigue savamment complexe et plein de rebondissements. Un récit au départ très classique, si ce n'est l'étrange attitude d'Angie l'aînée des deux filles. On pense lire un compte-rendu de vacances/travail à l'étranger, sans se rendre compte qu'insidieusement s'installe au fil des pages un côté fantastique et merveilleux. Et ce faisant l'auteur nous invite à imaginer également, à prendre part aux pérégrinations de chacun. J'adore !

Le Dr Parmenter qui se voyait plutôt comme un archéologue des mots, un rat de bibliothèque, se retrouve à suivre jour après jour son homologue local dans les rues d'Amaz, afin de retrouver l'épée mythique dont parle le manuscrit.
Sa femme Claire a trouvé son salut : une supérette vendant de l'alcool... et accessoirement de quoi faire à manger à sa famille.
Casey elle, explore partout à la recherche de Ramiz, un correspondant avec qui elle avait échangé quelques lettres avant de venir à Amaz. Puis, avec lui, elle va se familiariser avec la magie qui vibre dans cette ville.
Quant à Angie, 15 ans, elle présente tous les symptômes d'un autisme de type Asperger même si ce n'est jamais précisé. La vie telle qu'on la lui propose ne l'intéresse pas, elle préfère se plonger dans son monde virtuel qu'elle s'est construit depuis des années, empilant ses notes dans une multitude de carnets. Deux royaumes voisins, plus souvent en guerre qu'en paix, suivant les événements qu'elle décide d'y faire surgir.

Il va leur arriver à chacun des aventures incroyables. Certains seront passifs, d'autres acteurs et d'autres...rêveurs. Le tout se mêlant au merveilleux de cette ville, suivant l'intrigue de l'auteur, pour converger ensembles vers une chute que j'ai beaucoup apprécié : le pouvoir des mots.

Avec Amaz, Lisa Goldstein nous propose un joli conte bien ancré dans le réel, le récit d'un séjour mouvementé dans un pays étranger sur fond de légende devenue réalité. Laissez-vous porter, laissez vous prendre au jeu des mots de l'auteur, pour un voyage féerique et dépaysant.  




Un SFFF  pour le challenge de la Licorne :)






jeudi 16 mars 2017

Envie d'approfondir l'univers de Nathalie DAU ?



Bientôt... enfin, un bientôt lointain :(



 En septembre probablement
10 nouvelles et 1 novella

Et toujours une superbe couverture de Melchior Ascaride
*bave*




Le temps s’abreuve à de nombreuses sources.

Ton présent, Ceredawn, fut préparé de longue date, que nous l’ayons souhaité ou non.
Tu dis que tu veux comprendre ? Alors écoute, mon garçon. Écoute, ressens, apprends… et souviens-toi de tout ce qui fut avant toi.
Rassembler nos fragments te donnera plus claire image de l’avenir que tu es destiné à bâtir.


Cosmogonie, Éradication, dragons, lune bleue, maîtres-chats, démons incarnés, l’amour improbable d’un roi pour son esclave… et l’origine d’un dorsal, d’une statue aux bras brisés, d’une amitié nourrie de fascination et plus puissante que la mort. Dans ce recueil, Nathalie Dau lève le voile, par petites touches, sur les événements situés en amont de son cycle "Le Livre de l’Énigme". Et prolonge l’enchantement.




mardi 29 novembre 2016

PRÉLUDE AUX RÉCITS DU DEMI-LOUP de Chloé Chevalier



FLEURS AU CREUX DES RUINES



Une production des Moutons Électriques pour
Les indés de l'imaginaire
Label Hélios
120 pages
4,90 euros


4ème de couv :

Près des forêts anciennes où chassent les premiers hommes, dans le roc des montagnes, on creuse les fondations des royaumes à venir. On y rêve de concorde, d’arts et d’amour, on y bâtit palais, ponts et destinées. Les siècles passent.


Ores vient la fin des temps, le sol tremble, la mer boue, et s’écroulent les cités qu’on croyait éternelles, en une pluie de poussière plus sombre que le jour. Mais des cendres renaît l’espoir, et s’amorce un nouveau cycle. Fleurs au creux des ruines nous conte l’histoire du Demi-Loup.






L'avis de Dup :

Il est certains auteurs qui me font revenir sur mes certitudes. J'ai toujours dit que je n'aimais pas la SF, Thomas Geha m'a fait adorer sa série post-apo des Alone. J'ai toujours dit que je n'étais pas fan des nouvelles, j'ai adoré ce riquiqui recueil de quatre nouvelles de Chloé Chevalier.

D'abord parce qu'elles nous replongent dans cet univers que j'ai tant aimé aussi bien avec Véridienne qu'avec Les Terres de l'Est. Même si elles ont lieu en des temps bien antérieurs, tous différents d'ailleurs.

Parce qu'elles nous content les flux et les reflux migratoires qui sont à l'origine de la création du Royaume du Demi-Loup. Et qu'on comprend enfin pourquoi ce nom de Demi-Loup.

Parce que son écriture est toujours aussi envoûtante et qu'en quelques pages à peine on plonge dans son récit, on aime ses personnages et leur sort nous importe plus que tout. 

Parce qu'elle maîtrise le récit épistolaire et nous le démontre à nouveau de façon magistrale sur une de ces quatre nouvelles. 

Parce qu'elle reprend dans ce recueil tous les styles narratifs exploités dans ses romans, qu'elle les mêle avec aisance et que ce n'est que du bonheur.

Voilà, je pense qu'il n'y a pas besoin d'aligner plus d'arguments. Comme le disait si bien cette gourmande de Phooka, c'est une véritable friandise ! Jetez-vous dessus, mais méfiez-vous cependant, on devient très vite accro !




jeudi 17 novembre 2016

Petit concours devenu GRAND !



Il y a moins d'une semaine nous vous annoncions un 





Riquiqui concours a mangé de la soupe et est devenu GRAND CONCOURS, grâce à la générosité de l'éditeur :

Les moutons électriques s'associent à Bookenstock 
pour vous faire gagner non pas un mais 
trois exemplaires !!!


Faites passer le mot car la clôture du concours reste inchangée : le 20 novembre !


Pour participer, c'est PAR ICI !


lundi 2 février 2015

ABYME de Mathieu Gaborit




Éditions Mnémos
Collection Hélios
252 pages
8,90 euros


4ème de couv :

À l’ouest des Royaumes Crépusculaires se dresse Abyme, cité baroque et décadente. Maspalio, farfadet astucieux et ancien prince-voleur est contraint de mener une enquête exceptionnelle et dangereuse : retrouver un démon Opalin qui s’est échappé et rôde dans la ville. Sillonnant les canaux, les abysses et les palais, il y rencontre : les Gros, caste d’obèses qui règnent sans bouger ; les décadents qui absorbent l’âme de la cité ; mages, ogres, salanistres et méduses… Mais quand un meurtre est commis, la vie de Maspalio est menacée et l’enquête se complique… Dans ce dédale cosmopolite, qui est suspect, qui est coupable ? Et qui sait ce qui se cache dans les ombres d’Abyme ?


L'avis de Dup :

Abyme est donc LA cité baroque et décadente de Mathieu Gaborit. Il faut tout d'abord que je vous avoue que lorsque j'ai lu ce livre, je ne savais pas qu'il avait déjà une longue vie derrière lui. Moi j'ai seulement vu passer cette publication dans le dernier catalogue de parutions des éditions Mnémos et donc, un Gaborit que je n'avais pas encore lu, zou j'ai plongé. Faisant totalement confiance à l'auteur que nous avons reçu pour un Mois2 (cf plus bas), je n'ai même pas lu la 4ème de couv... Me replonger dans l'imaginaire foisonnant de cet auteur fut un régal. Les Royaumes Crépusculaires et ses différents peuples de mortels, cela avait déjà été énorme comme découverte pour moi, mais là, avec Abyme, je dois dire que j'ai été comblée.

Une cité unique, seul lieu de passages et d'échanges entre le monde des mortels et celui des abysses. Où tout se joue dans l'ombre, avec les ombres dans lesquelles on dessine les différentes évocations, j'ai adoré le concept.

Maspalio, farfadet de son état, ancien Prince-Voleur, goûte une retraite méritée mais ennuyeuse. Il va lui être confié une enquête inédite : retrouver un démon invoqué par un conjurateur qui n'est pas retourné en abysse comme prévu, comme cela se passe habituellement une fois la connivence (le contrat entre le conjurateur et le démon invoqué) est échue.

À mesure qu'il avance dans son enquête, les événements se bousculent, comme si Abyme elle-même s'était liguée contre lui. Au palais des Gros, un de ses amis est assassiné et tout l'accuse. Plus il s'approche de l'Opalin, le démon recherché, plus les circonstances lui font comprendre qu'un retour en abysse de celui-ci ne serait pas la bonne solution. Tel un thriller endiablé, dans les deux sens du terme pour le coup, l'intrigue de l'auteur nous entraîne de plus en plus vite dans les avenues démentes, les rues obscures ou les ruelles tarabiscotées d'Abyme. Le suspense et l'angoisse s'installent et vont crescendo. Et pourtant, on aimerait bien y flâner dans cette cité extraordinaire ! Chaque quartier a son histoire, son architecture et son mode de fonctionnement. Chaque rue, chaque quai même. Ce roman est d'une telle richesse dans ses détails qu'il mériterait plusieurs lectures pour prendre le temps d'en explorer toutes les facettes !

Car TOUT est à éplucher, à déguster. À l'image de la simple appellation des lieux. Ainsi nous avons le pont des Moindres Soupirs, ou la rue des Mille Secousses...dans le quartier du Vice bien sûr :)) À l'image du monde des abysses où les familles de démon évoquées par Mathieu Gaborit répondent toutes à un code de couleur. Ainsi nous avons les Saphyrins, les Opalins, les Obsidiens, les Incarnats, etc... J'adore !!! À l'image des métiers qu'on y croise : Les lampistes qui après l'aube font le tour des lampiers de la ville pour retirer les feux follets de leur prison de verre. Il existe d'ailleurs le métier de chasseur de feux follets, mais il faut aimer passer son temps dans les cimetières :))  

Et je pourrais remplir des pages et des pages ainsi d'exemples succulents, mais je vais arrêter là, ma chronique est suffisamment décousue comme ça. J'aurai beau faire, elle ne rendra jamais hommage à la juste valeur de ce roman fabuleux que je ne peux que vous conseiller de lire. Un régal je vous dis ! Ce devrait être un classique obligatoire pour quiconque aime la Fantasy. C'est un GROS, GROS COUP DE COEUR.



lundi 15 décembre 2014

LA MAISON DES MAGES de Adrien Tomas




Éditions Hélios
606 pages
11,90 euros

Le pitch :

Quand le Bien et le Mal n’existent pas, seuls restent les choix.

Tiul est le plus mauvais étudiant de La Maison des mages, plus intéressé par les filles des tavernes que par l’art qui permet à ses confrères de manipuler les forces de ce monde.
Anthalus est un mercenaire de bas étage qui vit au jour le jour entre tueries et trahisons.
Qiruë, craintive et chétive, est la dernière représentante du peuple moribond et décadent des Elfes, méprisée et haïe par ses supérieurs.
Alishr est un jeune écuyer malingre qui rêve de devenir paladin, malgré les brimades et l’ostracisme dont il est la victime.
Ce ne sont pas des héros, et il est probable qu’ils ne le deviennent jamais.
Pourtant, alors que la mystérieuse Maison des mages, qui apporte aide et éducation aux populations, tisse son réseau tentaculaire au cœur des Six Royaumes, le destin du monde va heurter le leur de plein fouet et les jeter face à des forces magiques aussi anciennes que l'univers.
C’est avec et contre elles qu’ils devront écrire la légende des siècles à venir.


L'avis de Dup :

J'étais ravie d'avoir dans mes mains ce beau petit pavé. Non, ce n'est pas antinomique, petit car format poche, pavé car 600 pages ! J'admirai la couv, sobre mais accrocheuse, puis je l'ouvris. "Horreur, malheur !", c'est le tome 2 d'une saga : Les Six Royaumes et bien sûr je n'ai pas lu La Geste, le premier. Renseignements pris auprès de copinautes (merci Zina), pas de soucis, ils peuvent se lire indépendamment. Et je confirme, quel plaisir de lecture, rien ne m'a manqué, vraiment !

Je ne suis pas assez calée pour classer ce roman dans une catégorie, moi la seule chose que j'ai envie de dire : c'est de la fantasy et de la bonne ! On a des hommes, des nains, des elfes, des garous, etc... On a un deuxième monde parallèle, avec des esprits sans corps mais pleins de pouvoir, d'où est issue la magie. On a également des Immortels, vous savez, des Buveurs obligés de se nourrir de sang. Mais que du sang des traîtres... j'adore. Trois types de magie s'affrontent : les mages ou manciens qui manipulent la magie des éléments, les sorcières qui jouent avec la magie des mots et les chamanes qui se servent de la magie des esprits animaux.

Ce roman de Fantasy donc, est construit en trois grosses parties. Ces parties sont divisées en une multitude de petits paragraphes de quelques pages seulement et concernent à chaque fois un personnage différent. C'est un roman choral et moi j'aime beaucoup, même s'il faut s'accrocher car les personnages sont très nombreux, cette diversité fait toute la richesse de ce roman. Elle permet très vite, avec l'aide de la carte située au début, de se repérer au sein de ces six royaumes, d'appréhender les forces en présence, de comprendre les tensions entre les différentes factions, et elles sont nombreuses aussi ! Les rebondissements se multiplient, beaucoup de paragraphes se terminent en mini-cliffhangers, et le suivant nous renvoie à l'autre bout du continent, au sein d'un autre groupe de personnages. Inutile de dire que cette construction booste la lecture.

Vous rajoutez à cela une écriture fluide et agréable, et ce roman se lit en deux-deux. Enfin non, en deux plus deux plutôt ! Parce que c'est 600 pages, mais 600 pages de chez Mnémos : police petite, interlignes serrées et marges réduites au minimum... On a l'impression que l'auteur s'est amusé à construire son histoire à l'image de plusieurs puzzles construits en parallèle et qui se complètent à la toute fin seulement, apportant enfin la vision globale. Stupéfiant !

Les personnages sont sympathiques, il y a les bons, les méchants, mais aussi et en majorité, les ni-bons, ni-méchants, à l'image de Tiul. Ce jeune mancien désabusé, ayant baissé les bras durant ses études, préférant la compagnie des chopes d'alcool et des prostituées à celle de ses camarades et professeurs. Il est nul, mais il le sait, il s'en amuse et comme il a pas mal d'humour, c'est délicieux. 
A l'image d'Anthalus, le nain mercenaire, vendant ses talents sans scrupule au plus offrant. Sans scrupule, vraiment ?  Mais non, je ne vais pas tous les énumérer, je vous rassure.

De la Fantasy dont la trame est soit classique, le Bien et le Mal qui s'affrontent, mais dans un monde unique. Avec une vision à part de l'auteur qui fait se confronter, s'affronter deux notions opposées : d'un côté la sauvegarde de la Nature, et de l'autre l'évolution, le Progrès et sa pollution. Les images employées pour ça sont originales. Le seul bémol que j'émettrai sera sur les deux avant-derniers paragraphes concernant Esmée puis Tiul, qui donne un happyend à l'ensemble et me laisse une impression de fausse note. Mais bon, cela ne concerne que moi et en plus cela touche six malheureuses pages seulement sur six cent, donc relativisons !

Je crois que je pourrais vous parler de ce livre encore pendant des heures. Mais j'ai pitié de vous alors je conclus. Un excellent roman de Fantasy que je vous conseille vivement de découvrir. Il y a dans cette Maison des Mages tous les ingrédients parfaitement dosés pour que ce livre vous régale. J'ai découvert un nouveau bon cuisinier et pense goûter très bientôt ses autres plats disponibles, La Geste et Notre-Dame des Loups.

Un autre avis chez Zina.