Affichage des articles dont le libellé est Les Moutons Électriques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Moutons Électriques. Afficher tous les articles
mercredi 17 mai 2023

Sortie inespérée de la suite du Lys noir de François Larzem

 

Inespérée, et pourtant tant attendue ! J'avais adoré le premier tome... en 2017 !

Admirez moi cette couv 😍😍😍


LE LYS NOIR

Tome 2 : L'ENFER




Bon, va falloir attendre un peu avant d'en entendre parler par ici, parce qu'il va me falloir relire le tome 1 avant. Relire ma chronique ne m'a pas remis tout en place mais m'a donné furieusement envie de le relire !


LE LYS NOIR

Tome 1 : FAUSTINE




lundi 7 décembre 2020

TOUTE ENTRÉE EST DÉFINITIVE de Vincent Mondiot

 

COLONIE KITEJ Tome 1




Les saisons de l'étrange
150 pages
15 euros







L'avis express de Dup sur Toute entrée est définitive de Vincent Mondiot

Du cyberpunk plein de peps et d'humour.
Du Vincent Mondiot pur jus !




L'AVIS DE DUP




Ce livre a atterri entre mes mains simplement parce que c'est Vincent Mondiot. Ce nom a suffi à me dire oui, je veux le lire, sans me préoccuper de son contenu. Et comme d'habitude je l'ai démarré bille en tête sans lire la 4ème de couv... et dès les premières lignes je me suis dit : "Et merde, c'est de la SF" ! J'aurai pu, j'aurai dû m'en douter puisque cet homme là est un touche à tout. Un coup d'oeil sur le nombre de pages : ouf, c'est court. Je m'arme de courage et entame réellement ma lecture... et quelques heures après, je pleure parce qu'il est déjà fini.

Voilà l'effet Mondiot, voilà ce que j'aime par dessus tout. Ce petit quelque chose dans l'écriture qui fait que je suis embarquée tout de suite, pas le temps de chercher des repères. Comme lorsque j'ai découvert le Pépé de Thomas Geha dans Alone. De la SF, un coup de cœur. Oui, je sais, c'est un mauvais exemple, l'un est du post-apo, l'autre du cyberpunk, mais quand même, tout ça c'est de la SF et clairement pas ma tasse de thé... sauf parfois !!!

Kitej est une planète inhospitalière, recouverte d'un désert rouge brulant où rien ne pousse, rien ne vit à part des poulpes des sables. Elle est surtout pleine de radiations néfastes à l'homme. Mais les humains ont quand même décidé d'y poser une colonie en la protégeant. Ainsi est née Kitej la ville, sous un cube de verre de 5 km de côté, qui a été transparent... La surpopulation, la pollution en ont décidé autrement. 

Mais surtout Kitej est un concentré explosif d'inégalités, l'écart entre les couches sociales accentué sur cette ville qui s'empile par niveau, ne pouvant s'étendre autrement. La police, située vers le haut est corrompue, les mafias se multiplient vers le bas. Et c'est dans ce bas que nous allons évoluer, dans la misère, la crasse, la drogue et les arnaques. Pour pallier au manque très net d'autorité, les habitants du bas ont élus des modérateurs, chargés de surveiller, punir, rendre la justice.

Guillermo Ortiz est sans doute le plus mauvais des modérateurs, le plus fainéant aussi. Heureusement, son "assistante" Soraya, qui s'avère être presque sa jeune nièce, lui a dégotté une mission : retrouver un ado récemment disparu. Et Soraya n'a pas les deux pieds dans le même sabot malgré son jeune âge, et c'est elle et son langage cru qui va le pousser, le secouer et la plupart du temps lui sauver les miches tout du long de cette enquête mouvementée que je vous laisse découvrir

Les personnages sont bien campés, fort bien creusés (en si peu de pages d'ailleurs) pour qu'on s'attache à eux. Guillermo est horripilant mais touchant, Soraya, ben c'est Soraya et elle vaut la peine d'être découverte ! Diane et Macbeth, têtes "pensantes" du gang de Mme Azul également, à leur façon. Et j'espère bien qu'on les reverra dans la suite des aventures de Kitej, même si l'auteur annonce clairement à la fin de cet opus que la prochaine fois nous monterons dans les étages. 

Mon léger bémol qui explique que ce n'est pas un coup de cœur vient sans doute du genre, car j'avoue que les armes à plasma, les prothèses bioniques en tout genre j'ai un peu de mal mais serai capable de passer outre. En revanche, les mutations improbables créées par ces radiations non. C'est fun et fera sans aucun doute l'unanimité, mais le côté scientifique de mémé Dup est hérissé. Voilà, juste un détail qui m'empêche d'atteindre le coup de cœur mais qui ne gênera sûrement pas les autres lecteurs. 

Toute entrée est définitive est un court roman plein de peps, les dialogues fusent, percutent, comme toujours avec Vincent Mondiot et c'est un réel plaisir de lecture, un tantinet frustrante tant c'est court. Ce n'est pas un coup de coeur mais ça le frôle quand même, je garde donc foi en cet auteur et continuerai à foncer tête baissée. D'ailleurs, cyberpunk ou pas, j'attends la suite des aventures sur Kitej avec impatience.


     Vincent Mondiot sur Bookenstock :

    PETITE LÉGENDE :
    ☺ = Chronique de Phooka
    ☻ = Chronique de Dup


    jeudi 23 avril 2020

    LE CHANT DES CAVALIÈRES de Jeanne Mariem Corrèze






    Les moutons électriques
    320 pages
    21 euros






    L'avis express de Dup sur Le chant des cavalières de Jeanne Mariem Corrèze


    Un premier roman original et réussi. 
    Il ne plaira peut-être pas à tout le monde mais il m'a plu à moi, et ça c'est cool !!!




    L'AVIS DE DUP




    Sophie est novice dans un ordre de cavalières, à la citadelle de Nordeau dans les montagnes du nord. Quatre citadelles situées aux quatre points cardinaux du Royaume de Sarda forment des femmes, dès leur plus jeune âge à être des guerrières avant tout, mais avec un choix dans l'orientation cependant. Elles seront soit bâtisseuses, soit annonciatrices, soit intrigantes.

    Les jeunes filles sont novices tant qu'elles n'ont pas leurs règles, suivant en cela la loi bien connue "pas de bras, pas de chocolat" : pas de ragnagna, pas de dragon ! Des dragons bien spécifiques à ce monde : avec des plumes mais aussi des écailles, avec un bec façon oiseau de proie. Des dragons vénérés dans le royaume, alors qu'ils ne servent à priori que de montures volantes, et occasionnellement de forges portatives. Ce sera mon plus gros bémol de ce roman, le lien visiblement fort entre la cavalière et son dragon est trop peu détaillé. Ensuite ces novices sont Écuyères, chapeautées par des Cavalières avant de le devenir à leur tour. Puis elles finissent dans la caste des vénérables (si, si) Aînées (est-ce quand il n'y a plus de ragnagna... l'histoire ne le dit pas 😁).

    Mais Sophie de Nordeau n'est pas comme les autres, et va se retrouver bombardée Écuyère de la toute nouvelle Matriarche, Eliane. Écuyère, mais sans dragon, et sans maîtresse car Eliane a d'autres chats à fouetter. Sa meilleure amie Pènderyn, elle, gravit les échelons normalement, attisant la jalousie et la tristesse de Sophie qui finalement va faire son apprentissage auprès de Frène, la vieille Cavalière-Herboriste, à l'écart de toutes les autres.

    Tout au long de ce roman, on va suivre la "destinée" de Sophie, avec de vrais guillemets, car elle est encore bien le pantin qui s'agite selon le vouloir d'autres. Mais ces autres ne veulent pas tous prendre la même direction... Amateurs d'action, passez votre chemin car celui-ci n’apparaît réellement que dans le dernier quart du livre. Finalement, je n'ai attendu qu'une chose de Sophie tout du long du roman, que cette boule de rage qui enfle en elle, rage d'être écartée, rage d'être délaissée, rage d'être manipulée, explose, et c'est le cas... au dernier chapitre !!!

    Et pourtant, malgré tout ce que je viens de dire, j'ai adoré cette lecture et j'en fais même un coup de coeur. La plume de Jeanne Mariem Corrèze m'a happée, ensorcelée. Une plume poétique nous offrant poèmes et chants, une plume descriptive de l'environnement et notamment de la flore, fabuleuse. J'ai l'impression de connaître tout Sarda de fond en comble, et c'est un bel univers dans lequel je replongerai avec plaisir. Une écriture recherchée, travaillée qui nous emporte le long de ces lignes sans aucun ennui. L'intrigue et les enjeux politiques sont bien là, mais relégués au second plan, et cela me convenait parfaitement.

    L'autrice nous offre un roman intime où les relations entre les personnages sont fouillées à l'extrême, glorifiant ainsi l'amour et l'amitié, l'affection sous toutes ses formes entre deux êtres. Un roman profondément féministe également, sans pour cela s'en revendiquer : ce monde est ainsi, matriarcal et c'est la norme, point ! Comme il est cohérent et bien pensé, il tient totalement la route. À noter quand même qu'au milieu de cette pléthore de femmes, trois hommes y jouent cependant un rôle important : Roland, Hadi et Myrddin. Respectivement le Prince, le Condottiere et le Magicien... Moi j'ai eu l'impression de jouer à « Citadelle » tout du long de ma lecture, sachant qui était la Sorcière et cherchant qui était le Voleur. 

    Le chant des cavalières est un premier roman qui ne plaira sans doute pas à tout le monde mais que je recommande tout de même sans hésiter. Un univers médiéval fabuleux et mystérieux car côtoyé par d'autres royaumes où les armes à feu existent. Et pour le plaisir des yeux, une couverture sublime et intrigante du grand Melchior Ascaride ♥.




    mardi 14 avril 2020

    CLÉMENTE NOUS SOIT LA PLUIE de Chloé Chevalier





    Les moutons électriques
    544 pages...un jour
    Disponible en ebook pour l'instant.






    L'avis express de Dup sur Clémente nous soit la pluie de Chloé Chevalier



    La conclusion magistrale de cette immense saga.
    La Fantasy française au top niveau.




    L'AVIS DE DUP




    Le fossé était déjà bien creusé entre Véridienne et les Éponas, les deux provinces du Demi-Loup,  durant le tome précédent. Les deux suivantes Nersès et Luthfide n'échangeant plus aucune lettre, ne se faisant plus confiance. Le travail de sape d'Aldemor et Cathelle a bien porté ses fruits. Mais le pire c'est qu'il continue, et au sein de chaque palais, c'est également la discorde entre la princesse ou reine et sa suivante.

    Et toujours l'épidémie de preste-mort qui décime la population. Et toujours l'Empire de l'Est, qui menace leur souveraineté tout en promettant la solution pour endiguer la maladie. Menace ou espoir, on oscille entre ces deux extrémités selon le narrateur choisi par Chloé Chevalier pour mener son intrigue et c'est géant, sauf pour mon petit coeur de lectrice qui ne sait pas lui non plus sur quel pied danser.

    Cette série de quatre tomes est une ode aux femmes, de celles dont le parcours est loin d'être un fleuve tranquille, de celles confrontées aux choix douloureux. Les hommes qui interviennent dans ce récit, à savoir Aldemor et Crassu sont beaucoup plus ambigus. Si c'était la vengeance la principale motivation d'Aldemor au début, aujourd'hui son but est beaucoup plus flou. Quant à Crassu, aimé de tous, sans cesse ballotté d'une province à l'autre, soit en temps qu'émissaire, soit en temps qu'espion, il n'arrive pas à prendre position.

    Ce que l'on pressentait à la lecture de Mers brumeuses est donc mis en scène dans ce quatrième tome et en cela la couverture réalisée par Melchior Ascaride est plus que parfaite. À chaque chapitre on assiste à la chute d'une pierre de l'édifice. Et je dois dire que j'ai lu ce pavé avec une boule au ventre permanente, mais qu'est-ce-que je l'ai aimé ! La profondeur de chacun des personnages, leur psychologie, tout est maîtrisé à la perfection. On les connait tellement que lorsque le récit change de narrateur, et ce changement est beaucoup plus fréquent que dans les tomes précédents, on sait toujours qui parle. C'est bluffant.

    Mais ce qui m'a le plus marqué, ce que j'ai le plus admiré dans ce volume, c'est la construction. Chloé Chevalier démarre ce volume en nous propulsant sur une période qui se déroule longtemps après les faits où Crassu, devenu adulte interroge une Cathelle et un  Aldemor vieillissants, afin de finir les chroniques du Demi-Loup. Leurs récits reviennent alors loin en arrière et éclairent certains événements. Ils nous renseignent également sur l'évolution de leur relation, mais aussi sur l'affection que Cathelle conserve malgré tout pour ses soeurs et amies. Ensuite l'autrice installe son récit juste après la chute du Demi-Loup et c'est le procès mené par les contes et barons contre les dirigeantes du royaume, un procès supervisé par l'Empire de l'Est. Appelées à la barre, questionnées, harcelées, Nersès et Luthfide se racontent, alternativement. On assiste impuissant à la succession d'événements  qui se passent de chaque côté de la frontière interne du Demi-Loup et qui va contribuer à la chute du royaume. C'est tout simplement magistral ! Et passionnant !

    Clémente nous soit la pluie conclut sans mystère, mais pourtant de façon passionnante, cette saga de Fantasy grandiose. Une saga que je relirai avec beaucoup de plaisir, et rare sont les séries pour lesquelles je peux affirmer cela. Quel plaisir, quel immense coup de coeur !



    Chloé Chevalier sur Bookenstock


















    Sa biblio :

    samedi 23 novembre 2019

    La suite des Récits du Demi-Loup en image [Sortie]


    Chloé Chevalier à la plume
    Melchior Ascaride au pinceau

    ça donne ça !




    Trop, trop hâte !!!
    Même si ce dessin me brise le cœur d'avance...


    mercredi 19 décembre 2018

    [Sortie] CHASSE ROYALE III de Jean-Philippe Jaworski



    Le tome 3 (enfin, techniquement le 4, Même pas mort étant le T1) est dans les tuyaux !

    Sortie prévue le 19 janvier 2019






    Il me reste juste le temps de me mettre à jour !
    J'avais démarré l'écoute de Chasse Royale II, mais laissé de côté pour lire Manesh :)

    Jean-Philippe Jaworski sur Bookenstock :


    jeudi 1 novembre 2018

    Bibliographie de Stefan Platteau







    Récapitulons donc la production livresque du sieur Platteau, pour le plaisir des yeux avant tout...


    LA SÉRIE : LES SENTIERS DES ASTRES


    MANESH

    chez J'ai Lu



    ou en Grand Format
    chez Les moutons électriques
    relié ou broché





    SHAKTI







    MEIJO






    ET DEUX NOUVELLES DANS LE MÊME UNIVERS

    chez les moutons toujours



    lundi 17 septembre 2018

    LE DOMPTEUR D'AVALANCHES de Margot Delorme





    Éditions Les moutons électriques
    222 pages
    16,90 euros


    4ème de couv :

    Ditto, quatorze ans, tient lieu de guide à des excursionnistes venus des plaines. Un jour, lors de l’attaque d’un monstre des cimes, il se découvre un don pour déclencher avalanches, coulées et crues. Un don puissant. Or les écouleurs sont craints et haïs par les montagnards. Bientôt, Ditto se retrouve dans la peau d’un paria et contraint à la fuite. En compagnie d’amis inattendus , il va demander son aide à la Lorlaïe, la nymphe du grand glacier. Mais le marché que lui propose cette dernière lui paraît inacceptable…







    Une fois n’est pas coutume, je vais râler dès le départ de cette chronique, comme ça ensuite je pourrais dire tout le bien que je pense de ce roman ! Oui je râle parce que nulle part sur cette couverture, qui par ailleurs est magnifique et je salue encore une fois le talent de Melchior Ascaride, il n’est mentionné que c’est un premier tome d’une série. Je m’attendais à un one-shot et je suis frustrée par une fin qui n’en est pas une !

    Ceci mis à part, je me suis régalée avec cette lecture qui a tout d’une fable ou d’un conte sublimant la montagne et son univers caractéristique. Alors qu’il servait de guide pour des excursionnistes venus de la ville, Ditto se voit attaqué par un dragon-cristal qui vient de décimer son troupeau d’ânes. Peu disposé à servir de dessert au rapace écailleux et, avouons le, mort de trouille caché derrière son rocher, il déclenche sans bien savoir comment une terrible avalanche qui englouti le dragon. Tout a été balayé sauf une zone parfaitement dégagée pile autour de lui. Et c’est ainsi que Ditto découvre son pouvoir : il est un écouleur, un Ardent. Mais il va découvrir également le corollaire de ce don, il va être pire que banni de son village, de sa famille, à cause d’une vieille superstition : c’est le Mal qui coule dans ses veines. Les villageois, son père en tête, vont le traquer pour l'éliminer purement et simplement...

    Ce récit est une véritable quête initiatique où le jeune ado va partir à la recherche de divinités susceptibles de l’aider à maîtriser ce puissant pouvoir. Il sera accompagné d’une marmotte et d'un lynx des neiges qui sont des Ardents comme lui. Ils ont chacun un pouvoir particulier, ma foi original, et surtout ils parlent. Il y a également un professeur, un ardeurologue qui se joindra à l’expédition. Ils ne seront pas trop de quatre pour échapper à de puissants ennemis qui en veulent à ce don puissant que possède Ditto.

    Mais le personnage principal de ce roman est sans aucun doute la montagne, sublimée ici par des descriptions à couper le souffle. C’est superbement bien fait, à tel point que l’on a l’impression d’y être transporté ou de regarder un documentaire télévisé. J’ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture. De même les noms de lieux, de plantes traduisent vraiment un état d’esprit montagnard (comme le gratte-à-cul pour le chardon) et m’a fait sourire plus d’une fois. 

    Et dans ce paysage superbe, l’auteur y installe un bestiaire des plus fantaisistes qui est un régal pour l’imagination : des cocons de goblinoux qui éclosent la nuit en libérant des lutins malicieux ou des tyroli-trolls qui plairaient beaucoup à Célindanaé :)... etc

    Bref ce récit m’a enchantée et bien évidemment même si cela me fait râler, je serai au rendez-vous pour lire la suite. Je veux poursuivre un bout de chemin encore en compagnie de Ditto qui visiblement va devoir quitter sa montagne pour affronter un désert puis la mer. Je suis curieuse de voir ce que donnera l’imagination de l’auteur dans un cadre radicalement différent ! 



    lundi 10 septembre 2018

    MANESH de Stefan Platteau



    LES SENTIERS DES ASTRES

    # 1

    MANESH



    Éditions Les moutons électriques
    464 pages
    24 euros


    4ème de couv :


    Quelque part dans la nordique forêt du Vyanthryr, les gabarres du capitaine Rana remontent le fleuve vers les sources sacrées où réside le Roi-diseur, l’oracle dont le savoir pourrait inverser le cours de la guerre civile. À bord, une poignée de guerriers prêts à tout pour sauver leur patrie. Mais qui, parmi eux, connaît vraiment le dessein du capitaine ? Même le Barde, son homme de confiance, n’a pas exploré tous les replis de son âme. Et lorsque les bateliers recueillent un moribond qui dérive au fil de l’eau, à des milles et des milles de toute civilisation, de nouvelles questions surgissent. Qui est Le Bâtard ? Que faisait-il dans la forêt ? Est-il un danger potentiel, ou au contraire le formidable allié qui pourrait sauver l’expédition de l’anéantissement pur et simple ?








    ActuSF m’avait demandé il y a quelques mois de citer trois livres que j’aimerais lire au cours de cet été 2018. L’heure du bilan a sonné : deux sur trois… pas trop mal finalement. Le premier c’est déjà fait : L’enfant de poussière de Patrick K. Dewdney et voici donc le second : Manesh

    De cet auteur je n’avais lu que Dévoreur. Cette lecture avait été suffisante pour me donner envie d’en découvrir plus sur l’univers de l’auteur, sur ce lien entre l’homme et les astres abordé dans sa nouvelle. Manesh s’inscrivant comme le premier tome de la série « Le sentier des astres », cela me semblait comme une évidence. Qui plus est, ce roman de Fantasy a reçu le prix des Imaginales 2015, il fallait donc que je le découvre !

    Cette lecture m’a enchantée. Je ne m’attendais pas à découvrir en Stefan Platteau un si merveilleux conteur que je place sans hésiter aux côtés de Patrick Rothfuss. Que j’aime ces romans où les personnages se racontent ! Et ici comble du bonheur, nous suivons deux récits qui s'entrecroisent. Nous avons le dit de Fintan Calathynn, le barde embarqué sur une des deux gabarres lancées dans une expédition vers le Grand Nord. Fintan tient un journal de bord que nous découvrons. Et celui de Manesh notre héros, qui au début de ce roman vient d’être repêché alors qu’il était blessé et inconscient, dérivant sur le fleuve glacé, accroché à du bois flotté.

    Fintan va soigner Manesh, et dès que celui-ci ira mieux, il aura pour mission de le faire parler. D’où vient-il ? Que lui est-il arrivé ? Où sont ses compagnons ? Car dans ces contrées on ne peut espérer survivre seul. Mais Manesh n'ira jamais droit au but, il va choisir de se raconter, en commençant par le tout début : sa venue au monde de bâtard du dieu Errant, un dieu solaire. Puis son enfance, son adolescence mais aussi sa vie de jeune adulte qui n’aura rien de banal. En bon orateur il saura tenir Fintan en haleine, accro à son récit tout comme Stefan Platteau vis-à-vis de son lecteur.

    Deux récits qui cheminent lentement, au fil de l'eau, au même rythme que cette expédition dont le but reste bien mystérieux. On pressent tout juste une volonté guerrière derrière celle-ci, mais elle ne se dévoilera que par petites touches dans les dires de Fintan ou lors des événements qui se dérouleront à la fin du volume, lorsque les deux récits se rejoindront.

    Deux récits enchanteurs et hypnotisants qui captivent le lecteur sans jamais le lâcher. Deux récits dont il faut se délecter calmement, sans précipitation. C’est la première fois que je mets autant de temps à lire un livre (15 jours), sans éprouver de l’irritation à ne pas avancer plus vite. Comme si les mots de l’auteur me retenaient à chaque page : sensation nouvelle et délicieuse. L’impression d’être bercée par les mythes et légendes que brassent l’auteur dans son roman. Un mélange de rites chamaniques, de cultes hindous, de mythes celtiques crée un univers à nul autre pareil.

    Les mystères et les points d'interrogation s'accumulent pendant plus de 400 pages, on est en immersion complète dans ce monde, bercée comme je le disais, et tout d’un coup, sur les 50 dernières pages les révélations affluent, les réponses pleuvent sur un rythme frénétique pour finir par nous laisser sur un affreux cliffhanger des familles qui ne peut que nous forcer à vouloir découvrir la suite. Suite qui porte comme titre le prénom de la seule femme de l’expédition : Shakti, si on excepte sa fille. Toutes deux sont d’ailleurs bien mystérieuses et enjoignent elles aussi à se précipiter vers cette suite.

    Une très belle plume riche et envoûtante que je vous enjoins à découvrir. Un univers mystique unique et des personnages très attachants. Bref Manesh rassemble tous les ingrédients nécessaires pour un gros coup de cœur.

    mercredi 4 juillet 2018
    mercredi 16 mai 2018

    En mai chez LES MOUTONS ÉLECTRIQUES






    PRÉSENTENT EN MAI



    Le troisième tome des Sentiers des Astres de Stefan Platteau

    MEIJO




    Une réédition de Terri Windling

    L'ÉPOUSE DE BOIS



    jeudi 19 avril 2018

    En avril chez LES MOUTONS ÉLECTRIQUES






    LANCENT EN AVRIL

    LEUR NOUVELLE COLLECTION :

    LES SAISONS DE L'ÉTRANGE



    Avec six parutions prévues en 2018








    samedi 17 mars 2018

    En mars chez LES MOUTONS ÉLECTRIQUES





    PRÉSENTENT EN MARS


    Pour l'opération Le mois de Lovecraft des Indés de l'imaginaire
    les Moutons présentent dans la nouvelle collection
    Les saisons de l'Étrange

    115° vers l'épouvante
    de Lazare Guillemot


    un court roman lovecraftien et drôle...



    Femmes d'argile et d'osier
    de Robert Darvel


    une sorte de contes de fée dans les Andes et roman d'aventure...
    du post-exotisme dixit l'éditeur :)


    samedi 10 mars 2018

    En février chez LES MOUTONS ÉLECTRIQUES





    PRÉSENTENT EN FÉVRIER


    Opération Sabines 
    de Nicolas Texier



    un roman d’aventures et d’espionnage dans un cadre d’uchronie magique...




    Le chaudron brisé
    de Nathalie Dau




    un court roman de fantasy urbaine...



    lundi 5 février 2018

    LA SAISON DE LA SORCIÈRE de Roland C. Wagner





    Les moutons électriques
    230 pages
    15 euros



    4ème de couv :


    Un ptérodactyle géant arrache la Tour Eiffel, des statues de Mao ravagent Pékin, un Godzilla dévaste le port de Yokohama et des soucoupes volantes auraient procédé à des abductions dans l'Arkansas.

    Une vague d'attentats tout aussi déroutants qu'inexplicables ébranle les symboles de puissance des nations les plus industrialisées. L'Europe est particulièrement touchée par cette nouvelle forme de terrorisme à nulle autre pareille, qui fait usage de forces surnaturelles mais épargne les vies humaines. Pour les États-Unis, la lutte contre les « sorciers du tiers monde » devient presque une mission sacrée, qui justifie même une invasion de la France et d'une partie de l'Europe sous prétexte de « protéger » le Vieux Continent... C'est dans ce contexte que Fric, jeune zonard français fraîchement sorti de prison, doit entamer sa réinsertion...





    Dans un futur relativement proche les Etats-Unis ont étendu leur domination sur l'Europe entière et une bonne partie de l'Amérique centrale et du sud. En France on parle même du "débarquement" des Etazuniens et ce n'est pas la joie. Il y a des Tazus partout, on se sent surveillé, et de fait la France est devenu un Protectorat. La révolte gronde.

    Puis survient une vague d'attentats terroristes de nature surnaturelle. Cela commence à Paris par l'enlèvement de la Tour Eiffel par un immense ptérodactyle. Quelques jours après, c'est la Tour de Londres qui se met à fondre. Au Japon Godzilla renaît tandis qu'en Chine les statues de Mao s'animent tel des golems géants. Des attentas de nature magique, qui touchent au symbole de chaque pays et qui ne font aucune victime humaine, mais qui mettent à mal la toute puissance des USA.

    L'auteur nous fait suivre deux points de vue radicalement différents qui finiront par se rejoindre. A cela vous rajoutez la lecture d'extraits de journaux qui s'insèrent dans le récit, qui crée un changement de narration et stimule le rythme de lecture.

    D'un côté Fric, un jeune banlieusard qui sort tout juste de prison et qui retourne vers sa banlieue pour continuer à zoner. Pas de boulot, pas de tunes, pas d'avenir. Mais des potes dans la même mouise... La seule différence pour Fric, c'est le nouveau passe-temps : casser du Tazu. Ensemble ils vont lancer le FLBP, le Front de Libération de la Banlieue Parisienne.

    De l'autre côté de l'Atlantique, les américains recrutent à tout va, volontaires ou non, toute personne ayant un tant soit peu de pouvoir magique afin de se constituer une Brigade des Maléfices pour lutter contre ces attentats qui sont un soufflet pour leur autorité. Et justement, ils vont capturer une sorcière puissante, vraiment pas comme les autres...

    Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman, c'est le concept de la magie entièrement lié à la technologie. Ce sont des programmes informatiques qui créent la magie et ensuite celle-ci circule et s'amplifie via le web. C'est pour le moins original et les explications nébuleuses tiennent la route...avec beaucoup d'imagination :D

    Dans ce roman d'anticipation qui n'est que pur divertissement se cachent cependant pas mal de messages. L’hégémonie de la toute puissance américaine me semble de plus en plus adaptée à nos jours avec son nouveau dirigeant...alors que ce roman a été publié la première fois en 2003, écrit juste après les attentats du 11 septembre justement. On y parle aussi chômage, délinquance et drogue dans les quartiers dits sensibles.

    Roland C. Wagner mêle l'humour et l'absurde avec brio. Le ton est décalé, les raisonnements poussés à l'extrême font sourire, mais réfléchir aussi. Une expérience de lecture intéressante. J'approuve !

    jeudi 25 janvier 2018

    CHASSE ROYALE # 1 de Jean-Philippe Jaworski



    ROIS DU MONDE  # 2




    Série : Les rois du monde, livre audio 2.1
    Durée : 14 h et 35 min
    Version intégrale
    Date de publication : 14/04/2016
    Langue : Français
    Éditeur : Audible Studios



    Le pitch :

    Voici neuf ans que le haut roi Ambigat m'a admis à la cour du Gué d'Avara. Voici neuf ans que j'ai trouvé ma place parmi les héros bituriges. Toutefois, quoiqu'il demeure redoutable, le souverain vieillit. Sa force vitale s'épuise et les royaumes de la Celtique déclinent. Nos troupeaux sont malades. Nos blés pourrissent sur pied. Les jeunes fils du souverain meurent... La disette et le mécontentement grondent au sein des tribus. Si les dieux se sont détournés du haut roi, que feront les chefs des nations clientes ? Certains ne rêvent-ils pas de renverser Ambigat, de s'emparer du pouvoir, de restaurer la prospérité ? 
    Et moi, Bellovèse ! Moi qu'Ambigat a jadis privé de son père et de son royaume ! Moi qu'Ambigat a naguère voué à la mort ! Moi qu'Ambigat a fini par admettre parmi les siens ! Quel parti épouserai-je ? Deviendrai-je un chasseur de roi ? Ou serai-je le jeune roi traqué par la meute ? 








    Ayant découvert un narrateur exceptionnel en la personne de Jean-Christophe Lebert, je continue ma découverte des récits de Jean-Philippe Jaworski via Audible

    Cela fait neuf ans que Bellovèse a été accepté à la cour Biturige du Gué d'Avara, toléré par le Haut Roi Ambigat son oncle, mais également l'assassin de son père. Il s'est assagi. Bellovèse a désormais femme et enfants, un domaine, du bétail. Tout baignerait si ce n'est que les dieux semblent refuser leurs faveurs à Ambigat ces derniers temps. Le bétail meurt, les récoltes pourrissent et la disette menace dans les pays celtiques. Vous rajoutez à cela des remous et des mésententes entre les druides et c'est l'ambiance générale qui se gâte. De jeunes chefs de clans adverses vont bien sûr tenter d'en profiter pour destituer le Haut Roi. Ségovèse, le petit frère de Bellovèse leur emboîte le pas, se revendiquant plus Turon que Biturige. Bellovèse est partagé entre ses deux filiations, Turon par son père, Biturige par sa mère…

    Ce tome 2 de la série Rois du monde se démarque complètement du premier Même pas mort par son rythme. Là où le premier était lent avec énormément de va-et-vient dans la chronologie des faits,  ce Chasse royale est vif. Tout s'y déroule avec une rapidité ahurissante, ces 288 pages 14 heures et 35 mn nous content seulement deux ou trois jours. Entre la fameuse chasse royale fort trépidante en forêt après un cerf pas tout à fait classique et la trahison des clans envers Ambigat qui tourne à la guerre rangée, le lecteur l'auditeur n'a pas le temps de souffler qu'il est à la fin de l'ouvrage. Je parlerais bien d'un page-turner, mais cela me semble peu adapté au format audio !

    Ce récit est intense, on patauge dans la boue et le sang. Bellovèse présentera plus d'une fois son profil gauche… signe d'hostilité des Celtes. Il va y avoir pas mal de pertes, forcément, et si certaines m'ont réjouies, j'en ai pleuré d'autres. Que de tripes versées et de têtes tranchées ! Ces dernières souvent accrochées en guise de trophée autour de l'encolure de son cheval. Qu'ils ont fière allure ces Celtes avec leurs faces blanchies à la chaux et peinturlurées de bleu de guède. Ils sont farouches et fiers, de vrais guerriers qui manient aussi bien l'épée que le javelot ou la lance.

    Découvrir l'art de la guerre de cette époque fut vraiment captivant. On sent bien à travers ces lignes, le travail de recherche de l'auteur sur cette période peu connue de notre histoire de France. Découvrir les us et coutumes de l'époque, si différentes et cependant si logique au vu du contexte.

    L'écriture de M. Jaworski est toujours aussi sublime et riche. Ce sentiment de s'instruire tout en se divertissant est pour moi un des points forts de cet auteur. Moi qui suis peu friande de récits historiques de manière générale, je dois avouer que n'importe quelle période m'irait avec lui ! Je m'inscris donc dans la longue liste de ses fans car cette deuxième incursion dans son univers est à nouveau un coup de coeur. D'ailleurs à l'heure où j'écris cette chronique, j'ai fait une pause dans cette série pour écouter Gagner la guerre et je me régale tout autant. Je comprends mieux aujourd'hui les dires de Joyeux-Drille à qui j'avouais ne pas avoir lu un seul de ses romans : "Il FAUT lire Jean-Philippe Jaworski !". À mon tour de le clamer… N'est-ce pas Phooka ?!