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lundi 5 octobre 2020

LE DERNIER MESSAGE de Nicolas Beuglet

 



XO Éditions
400 pages
19,90 euros




L'avis express de Dup sur Le dernier message de Nicolas Beuglet

Un thriller stupéfiant dont le message percute fort.
Nicolas Beuglet 1- Dup 0


L'AVIS DE DUP



Cinquième roman de l'auteur, quatrième sous le nom de Beuglet, que de chemin parcouru en si peu de temps ! À l'heure où j'écris cette chronique, Le dernier message, sorti il y a à peine quinze jours est 4ème dans la liste des romans les plus vendus. Succès amplement mérité : depuis 2016 avec Le cri, Nicolas Beuglet ne cesse de nous surprendre, de nous angoisser et surtout, de nous faire réfléchir. Il devient une valeur sûre, un incontournable.

Grace Campbell, inspectrice à la criminelle de Glasgow, enfin, ex-inspectrice car mise au placard pour une incompétence réelle il y a quelques années, est envoyée par défaut par son supérieur, sur un meurtre à élucider. C'est sur l'île de Iona, à l'ouest de l'île de Mull elle même à l'ouest de l'Écosse, sous une tempête qui se lève que Grace débarque. Cette affaire, c'est la chance qu'elle n'espérait plus, celle de montrer qu'elle s'est reprise en main, qu'elle est à nouveau compétente.

Et pour une remise du pied à l'étrier, Grace va être servie : un meurtre sordide du seul et unique pensionnaire d'un monastère occupé par seulement cinq moines. Âmes sensibles s'abstenir, notamment quand Grace doit faire quelques manipulations médico-légales guidée par téléphone par le légiste coincé sur le continent à cause de la tempête... Une enquête qui côté suspect sera rapidement et rondement menée, mais absolument pas côté victime. Un personnage visiblement brillant, passionné d'astrophysique, sans passé et qui se terrait dans ce monastère depuis quelques années, tout en poursuivant ses recherches, ses calculs. Une véritable énigme à lui tout seul.

Mue par son instinct, Grace va poursuivre l'enquête avec les quelques indices laissés par la victime. Elle va devoir faire de la spéléo, pactiser avec Naïs, une agente américaine de la DIA (Defense Intelligence Agency, les services secrets du Pentagone), leurs enquêtes se croisant, aller jusqu'aux fins fonds du Groenland, là où la vie n'est guère possible, à peine la survie. Nicolas Beuglet nous entraîne à un rythme endiablé derrière sa nouvelle enquêtrice, ce roman se déroule à une vitesse hallucinante. Un page-turner sans aucun temps mort.

Mais en plus d'être un thriller palpitant, on savoure la "patte Beuglet" (faudrait que je dépose cette appellation), avec le développement d'une thématique ahurissante (à chaque fois), mais vraie (à chaque fois) ! Qui plus est, une thématique actuelle ! Je dois dire qu'avec ce Dernier message, dont le titre résonnera longtemps dans votre tête après lecture, il fait vraiment très fort. Je ne veux absolument pas développer sous peine de spoiler, mais comme d'habitude les arguments sont pointus, les recherches sur le sujet se ressentent énormément. Sachez seulement qu'il sait nous faire ouvrir les yeux et réfléchir sur certains comportements adoptés naturellement par tout le monde aujourd'hui. 

Exit Sarah Geringën donc, et place à Grace Campbell que nous croiserons sûrement au prochain opus. Parce qu'elle en a encore beaucoup sous la pédale comme on dit. Encore une femme forte, volontaire, avec de belles valeurs. Les raisons de sa mise au placard sont connues, mais celles qui l'ont amenée à devenir ainsi, pas du tout. Et l'empathie qu'on éprouve pour Grace en est décuplée car on la voit se battre contre ses démons sans qu'on sache qui ils sont, et pourquoi ils sont là. C'est finement bien joué ! Un personnage principal avec des failles et des doutes qui finalement en font sa force, sa personnalité et qui écrase la petite poignée de personnages secondaires que je ne détaillerai pas.

Gros, gros coup de coeur pour Le dernier message que je peux qualifier de terrifiant aussi bien pour l'intrigue que pour le thème.  Un message qui changera votre vision du monde. Nicolas Beuglet se fait l'apôtre d'un éveil des consciences, difficile mais nécessaire. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir. Quant à moi je vais m'empresser de publier cette chronique et espère bien recevoir mon shoot de dopamine...

 

Nicolas Beuglet (ex Sker) sur Bookenstock :



PETITE LÉGENDE :
☺ = Chronique de Phooka
☻ = Chronique de Dup


samedi 1 février 2020

GpP 2020 : XO vous offre...



XO Éditions vous proposent :



Un exemplaire de
LES LOUP DES CORDELIERS
Henri Loevenbruck




Un exemplaire de
M, LE BORD DE L'ABÎME
Bernard Minier



Pour espérer gagner un de ces livres il suffit de voter pour le GpP 2020 ! ICI


Un grand merci à XO Éditions !


lundi 30 septembre 2019

L'ÎLE DU DIABLE de Nicolas Beuglet





Éditions XO
310 pages 
19,90 euros




L'avis de Dup sur L'île du diable de Nicolas Beuglet


Un roman qui clôt la trilogie Geringën à cent à l'heure, riche en révélations et découvertes.
Un coup de cœur encore une fois.



L'AVIS DE DUP



Lorsque l'on retrouve Sarah, notre enquêtrice des forces spéciales norvégiennes, elle termine sa peine de prison suite à la conclusion de son enquête précédente dans Complot (un livre que toutes les femmes devraient lire d'ailleurs). La veille de sa sortie, son père André Vassili est assassiné, son corps torturé. Stefen, son supérieur hiérarchique lui confie l'enquête, officieusement bien sûr car il y a un poil conflit d'intérêt... Pour ce faire, il l'associe à une jeune recrue, Adrian Koll qui ne cache pas sa fierté de travailler aux côtés de l'impitoyable Geringën.

André Vassili était pour Sarah, comme pour sa mère d'ailleurs, un homme renfermé et peu sociable, très secret et surtout dépressif. Elle a beaucoup souffert enfant de ce manque de témoignage affectif. Les premières investigations de Sarah vont lui faire découvrir toute une face cachée de son père, et je vous promets que la surprise est de taille ! Pour ne pas sombrer dans l'émotionnel, Sarah va se lancer à corps perdu dans cette enquête afin de comprendre pourquoi son père était ainsi et pourquoi a-t'il été torturé puis assassiné.

Et puis cette enquête lui permet de se tenir éloignée de Christopher dont elle estime ne pas mériter l'amour. Un Christopher qui, lui, ne lâche pas le morceau et continue de son côté à enquêter sur une autre affaire, bien antérieure, qu'un journaliste à fait resurgir récemment pour nuire à la réputation de Sarah.

Des chapitres courts et bourrés d'action, une ambiance stressante décuplée par le malaise qui va crescendo dans l'esprit et le cœur de Sarah, ce roman est un vrai page-turner. La fin est arrivée bien trop vite à mon goût ! Bon 310 pages contre 490 pour Complot, ceci explique cela...

Avec son écriture toujours aussi percutante, Nicolas Beuglet nous fait comme à son habitude découvrir un fait historique réel, caché bien évidemment tant il est peu reluisant. C'est glaçant, et pas uniquement parce que cela se passe presque en Sibérie. Il nous parle également de découvertes génétiques peu connues mais cependant bien glaçantes elles aussi. J'aime beaucoup quand les recherches scientifiques de nos auteurs se penchent sur le domaine médical comme le fait très souvent Franck Thilliez, on apprend énormément de choses de façon très ludique.

Alors que dans les deux tomes précédents, Le cri et Complot, Sarah Geringën était le pit bull qui talonnait les responsables des intrigues, ici elle en est le centre. Nicolas Beuglet va la ballotter de surprises (toujours désagréables) en révélations (toujours ahurissantes), sans lui laisser le temps de respirer, sans concession aucune pour son personnage principal. Et sans concession non plus pour son lecteur (enfin, ses lectrices essentiellement si j'ai bien compris 😃), il abandonne là notre Sarah, sur cette Île du diable qui clôt la trilogie Geringën. Le voyage aux côtés de Sarah fut stressant, angoissant et instructif, bref passionnant. Trois volumes, trois coups de cœur... que dire de plus ? Si, une autre Sieur Sker Sieur Beuglet !





vendredi 25 mai 2018

COMPLOT de Nicolas Beuglet





Éditions XO
490 pages
19,90 euros


4ème de couv :

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.
Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.
Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…
De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…






Après l'affaire plus que mouvementée du patient 488, dans Le cri, Sarah Geringën goûte enfin aux joies d’une vie paisible en famille puisqu’elle vit désormais avec Christopher et l’enfant adoptif de ce dernier, Simon. Mais le répit ne sera que de courte durée. Un hélicoptère des forces spéciales va venir l’arracher à ce cocon près d'Oslo pour l’embarquer à l’autre bout de la Norvège, Vardø. La ville la plus au nord de ce pays : juste après Vardø, c’est la Russie... Ses capacités exceptionnelles d’enquêtrice sont requises : la première ministre norvégienne vient d'être assassinée.

Sarah va sentir des pressions de sa hiérarchie pour conclure son enquête dans une direction qu’elle n’est pas sûre de vouloir prendre. La mise en scène symbolique de ce meurtre, la personnalité cachée de la victime qui se dévoile sous ses yeux et des tas d’autres indices vont la diriger sur une autre piste. On va tenter de la dissuader, même de la destituer de l’enquête, mais... vous avez déjà vu un pitbull lâcher sa proie vous ?

Dès lors cela va devenir une course contre la montre au cours de laquelle il lui faudra résoudre des énigmes. Christopher va la rejoindre et ensembles ils vont voyager : à Byblos au Liban, la plus vieille ville de l'humanité, en Allemagne, puis au Vatican en plein conclave, sur les traces d’un tueur fanatique et déterminé.

Nicolas Beuglet enchaîne les scènes d’action, tout en étayant le complot qu'ont mis à jour Sarah et Christopher par leurs déductions. Trois femmes s'apprêtent à dénoncer une manipulation majeure de l’Humanité qui remonte à des millénaires, mais que je vous laisse découvrir. Comme toujours avec cet auteur, les éléments de son intrigue sont creusés, étayés historiquement et scientifiquement,  et les interprétations bibliques donnent bien du grain à moudre !  

Quant au personnage de Sarah qui s’étoffe encore plus, elle devient de plus en plus passionnante. Il y a en elle une dualité intéressante. Elle est avide d’une vie calme et rangée auprès de sa toute nouvelle famille, mais en même temps tout ceci devient secondaire, annexe dès lors qu'elle est sur la piste d’un tueur. Son devoir vis-à-vis des victimes prime sur tout le reste. Nicolas fait en sorte que plus on la côtoie et moins on la comprend. Elle nous cache encore beaucoup de choses, notamment l'origine de ses crises d’angoisses qui peuvent être paralysantes. Donc forcément, on ne pourra que la retrouver dans le prochain roman de l’auteur, et j’espère rapidement car il faut avouer qu’on la laisse en fort mauvaise posture... Quel retournement cette fin, wow !!!

Complot est un roman bourré d’action, mais où celle-ci ne prime pas sur la réflexion. Un roman qui met au cœur de son intrigue la place de la femme dans la société actuelle, celle qu’elle avait, celle qu’elle revendique. Nul doute qu’il trouvera son public de passionnées.

mercredi 25 avril 2018

La couv du prochain Beuglet !



Un peu moins de deux ans après Le cri, Nicolas Beuglet, un de mes chouchous suivi depuis le début (du temps où il se faisait appeler Nicolas Sker) refait parler de lui.

Pour l'instant je n'ai à vous proposer que la couv et sa date de sortie !
Je viendrai compléter cet article dès que j'en saurai plus, à savoir la 4ème de couv, etc...



date de sortie : le 16 mai !


Pas de neige sur celle-ci, mais tout aussi glaçante !  Miammm !



jeudi 22 mars 2018

LE SILENCE ET LA FUREUR de Natalie Carter et Nicolas d'Estienne d'Orves





Éditions XO
368 pages
19,90 euros


4ème de couv :

Un lac perdu de l'Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon. Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars. Il y a dix ans, un drame l'a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d'effrayantes douleurs. Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l'île et que tout le monde surnommait le " petit prince ". Un futur pianiste de génie, comme son père. Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite. Et du silence jaillira bientôt la fureur.






De Nicolas d'Estienne d'Orves, j'ai déjà lu et apprécié Les orphelins du mal mais c'était en 2007 donc ne cherchez pas la chronique. Puis réitéré en 2011, mais là le blog était né donc L'enfant du premier matin est référencé sur Bookenstock. Comme vous pourrez le constater, j'avais beaucoup aimé, alors lorsque l'on m'a proposé son petit dernier, je n'ai pas hésité une seule seconde. Soit, il est écrit à quatre mains avec Nathalie Carter, cela faisait une nouvelle donne mais bon, c'est sa maman tout de même !

Les auteurs nous entraînent sur une île quasi déserte au milieu d'un lac de l'Ontario. Une île qui accueillait jusqu'à il y a neuf ans le plus grand festival de piano conçu et organisé par le célébrissime Max King. La démesure de l'événement, la construction du théâtre l'abritant, et la naissance d'un village non loin pour loger la main-d'oeuvre nécessaire, tout cela a été balayé par l'Accident. De cet Accident avec un A majuscule on ne sait rien, si ce n'est que depuis Max King vit reclus, seul avec pour unique compagnie le jour, sa gouvernante Susan. Le village vivote, désœuvré et le théâtre ravagé par un incendie est à l'abandon.

Le célèbre pianiste souffre d'une maladie psychologique violente qui lui vrille le cerveau au son de la moindre note de musique. Susan qui lui est entièrement dévouée va tenter de le sortir de son apathie et de ses nombreux tocs qui régissent sa vie en faisant revenir sur l'île son fils Luke devenu un pianiste reconnu lui aussi. Que va-t-il ressortir de cette confrontation ? Que s'est-il passé il y a neuf ans ? Les séquelles de l'accident on les connaît sur le père, mais sur le fils alors âgé de 8-9 ans ? Et bien ces questions-là, on va les avoir en tête tout du long du roman !

Dans une ambiance lourde, pesante et pleine de menaces, de non-dits, les auteurs nous entraînent sans jamais relâcher la pression. On sait que l'on court droit vers une catastrophe, mais franchement celle qui arrive est la dernière que j'aurais pu imaginer.

Comme à chaque fois avec Nicolas d'Estienne d'Orves, un soupçon de fantastique se glisse entre les lignes, que l'on pourrait très bien attribuer à une projection de l'esprit d'un de ces personnages perturbés psychologiquement. J'adore ! Les chapitres alternent entre Susan et Luke qui prennent chacun la parole, le récit étant à la première personne du singulier.

Pour avoir lu le dossier de presse de ce roman, je sais que Nicolas s'est chargé de Susan, sa mère de Luke. Eh bien franchement je n'ai senti aucune différence, ni de style, ni d'écriture ! Cette association est une réussite. Les trois personnages principaux sont complexes et très réalistes. Ils sont tous trois intrigants, voire flippants par moment.

Mais ce que j'ai le plus apprécié dans ce roman, c'est de sentir la passion et l'amour de la musique des auteurs. Arriver à ne parler que de mélodies, de notes alors que c'est un silence permanent qui domine cette île et son environnement sauvage, isolé. Un silence qui est lourd et plombé comme avant une catastrophe naturelle. Le silence juste avant la fureur...
Un roman que j'ai eu plaisir à découvrir.


mercredi 18 janvier 2017

GpP2017 : XO vous offre...



Les Éditions XO nous accompagne également

pour offrir aux participants :


Trois exemplaires de

LE CRI de NICOLAS BEUGLET




et deux exemplaires de

QUELQU'UN À QUI PARLER de CYRIL MASSAROTTO

Un roman qui paraîtra en librairie le 9 février !



Le pitch :


Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. 

Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? 

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ? Ne l'ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? 

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !




Un grand merci aux Éditions XO

Pour participer il suffit de voter pour le GpP 2017 !
(cliquez sur le logo)





Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants/votants au GpP2017.

Aucune réclamation ne sera acceptée. Nous ne sommes pas responsables si par malheur votre livre cadeau était perdu par La poste.


jeudi 8 septembre 2016

LE CRI de Nicolas Beuglet





Éditions XO
491 pages
19,90 euros
il sort aujourd'hui !


Le pitch :

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre...
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l'hôpital semble si peu à l'aise avec l'identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c'est le début d'une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l'île de l'Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d'un journaliste d'investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort...
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultra-secrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !



L'avis de Dup :


Il était une fois l'histoire d'un gars qui s'insurgeait contre le côté sordide, gore ou glauque des thrillers d'aujourd'hui. Il questionnait, réfutait, argumentait. Mais il écoutait le bougre, il retenait et il a appliqué la "recette" ! Parce que, rhaaaa, abattre froidement un personnage, soit secondaire, mais bien sympathique tout de même, avec si peu de sommation et devant sa famille réunie, si c'est pas sordide ça, c'est quoi ? Hein ??? Han, sieur Sker Beuglet !!! Bon, du calme Dup, on reprend...

Obsédée par son besoin de maternité, la belle rousse Sarah Gerigën, inspecteur de Police de son état, ne s'est pas rendue compte que son couple s'étiolait. Son mari vient de lui annoncer son intention de divorcer et c'est elle qui claque la porte et part en titubant, anéantie. Mais elle n'a pas le temps de larmoyer sur son sort car elle est appelée très vite pour enquêter sur une mort suspecte à Gaustad, l'hôpital psychiatrique d'Oslo. Un patient se serait suicidé en s'étranglant de ses propres mains, hypothèse réfutée immédiatement par le légiste qui l'accompagne sur place : " Impossible, catégoriquement !".  Ce qu'elle découvre sur cet homme est suffisamment intriguant pour accaparer toute son attention : son identité semble inconnue alors qu'il est interné là depuis plus de trente ans, baptisé 488 à cause de ce chiffre tatoué sur son front.  Les questions que pose Sarah créent de plus en plus de malaises au sein de l'équipe soignante, puis brusquement cela dérape et c'est l'escalade. On est chapitre 3, et il y en a plus de 50...

À partir de là, l'enquête va aller à cent à l'heure, et entraîner d'abord Sarah à Paris où elle va croiser Christopher, journaliste d'investigation qui va l'aider dans ses recherches. Il va très vite être impliqué lui aussi, suite à un meurtre SORDIDE, un chantage GLAUQUE et G...non j'exagère :)). Après Paris ce sera Londres, puis l'île de l'Ascension dans l'océan Atlantique sud pas loin de Saint Hélène, puis le Minnesota aux Etats-Unis et enfin retour en France pour atterrir à Nice ! 

À me lire on pourrait résumer ce roman à action-action-action n'est-ce-pas ? Heureusement Le cri ne se résume pas qu'à ça car il est porté par deux personnages très bien fouillés et profondément humains. Notre belle rousse, à qui le qualificatif habituel d'incendiaire ne colle pas du tout, est plutôt froide et taiseuse. Outre son récent accident de parcours dans sa vie privée, Sarah traîne une casserole qui la fragilise psychologiquement. Quant à Christopher, il est sous pression constante, victime d'un odieux chantage. Ils sont tous deux soumis à une course contre la montre qui interdit toute ébauche de romance qu'on sent pourtant poindre entre les lignes...

Quant aux résultats que cette enquête palpitante dévoile, ne comptez pas sur moi pour vous lâcher le morceau. Les quelques lignes déjà incluses dans le résumé en dévoilent bien assez. Je rajouterai juste que lorsque le fanatisme religieux cherche à justifier sa foi par des preuves scientifiques cela promet des révélations de choc que je vous laisse découvrir !

Le cri est un thriller haletant, fort bien mené par son auteur dans lequel on sent bien la patte du scénariste car l'écriture est très visuelle. Il démarre avec une enquête classique et le rythme est plutôt piano-piano...pendant les tous premiers chapitres seulement, il s'emballe tout de suite après pour ne jamais ralentir par la suite. Il devient "inlâchable" et m'a valu une nuit quasiment blanche pour le finir. Si Le premier crâne m'avait beaucoup plu, celui-ci m'a convaincu : un auteur à suivre absolument !


mardi 24 novembre 2015

TARA DUNCAN - Tara et Cal de Sophie Audouin-Mamikonian


Tome 1 : Tara et Cal





Editions XO
528 pages
19.90 euros
Sortie le 24 septembre 2015





Une sortcelière sans magie est-elle toujours une sortcelière ? 

Une nouvelle ère s'ouvre pour Tara Duncan. Celle qui fut sans doute la sortcelière la plus puissante qu'on ait jamais vue sur AutreMonde a perdu sa magie. Depuis deux ans, l'héritière de l'Impératrice d'Omois vit comme une simple humaine – ce qui s'avère nettement moins drôle que prévu... C'est alors que sur AutreMonde, des animaux, des licornes, des centaures, des gnomes disparaissent. Caliban Dal Salan, le compagnon de Tara, est chargé de trouver qui est responsable de ces disparitions. Pendant que Cal mène l'enquête, c'est au tour des fameux paons aux cent yeux d'or, emblèmes d'Omois, de se volatiliser. Tara et Cal doivent absolument découvrir qui s'en prend à l'Empire, car une ancienne prophétie dit que le jour où les paons ne voleront plus dans le Palais de Tingapour, la dynastie de Demiderus sera anéantie... Mais, tandis que les tensions grandissent entre sortceliers et non sortceliers, Cal doit faire face à un événement bien plus grave encore : Tara est enlevée ! Fou de rage, le jeune homme est contraint pour la retrouver de s'allier avec son ennemi de toujours, Magister. Pas de repos pour les braves ! Dans ce premier tome du nouveau cycle de Tara Duncan, Sophie Audouin-Mamikonian nous régale de son style flamboyant et de son humour, et nous emporte dans de nouvelles aventures trépidantes, dont Tara et Cal sont les héros.




L'avis de Phooka:



Si vous suivez ce blog, vous savez alors que j'avais été un peu déçue par le tome 12 de Tara Duncan, le dernier de la série, ce qui ne remettait absolument pas en question mon amour pour cette série. Et si vous avez besoin d'une preuve supplémentaire, la voici: dès que j'ai su qu'une "nouvelle" série Tara Duncan pointait son nez, je m'y suis intéressée et puisque Babélio le proposait en masse critique, je me suis jetée dessus. Et bien m'en a pris !

Me voilà totalement "rabibochée" avec Tara.

Bon, mais pourquoi un Tome 1 d'une nouvelle série alors que c'est en fait la suite des aventures de Tara ? me demanderez-vous à juste titre. Ben honnêtement je n'en sais rien. Sans doute parce que 12 tomes pour une série c'est déjà pas mal et qu'il faut y mettre un point. Et si ce point n'est pas final alors au moins qu'il soit de suspension. Oui de suspension car cette nouvelle série se passe 2 ans après la fin de la précédente. Que s'est-il passé entre deux. Ben pas grand chose justement. Tara a perdu ses pouvoirs, elle est devenue une humaine ordinaire. Et si elle a apprécié cet état au début, ça commence à la gaver grave ! C'est quand même pratique la magie et même si la sienne est parfois incontrôlable, elle se rend compte que c'est mieux avec que sans. Mais bon, la pierre vivante n'a pas décidé de lui redonner ses pouvoirs, alors en attendant elle doit se déplacer à pied, faire tout elle même comme une bête humaine. Terrible non ?

Heureusement ces deux années n'ont pas été un calvaire, puisque Tara coule des jours heureux avec Cal son bien aimé. Bien aimé et pas mari, parce que l'impératrice n'est pas d'accord avec cette alliance. elle rêve d'un mari de plus haut rang. Vous vous doutez bien que ce n'est pas ça qui empêchera Tara de vivre avec qui elle veut. Bref, Tara et Cal coulent des jours heureux au palais impérial jusqu'au jour où les paons d'Omois disparaissent du jardin. Branle bas de combat, il faut les retrouver absolument car une prophétie annonce la fin de l'empire quand ces paons ne seront plus.

A partir de ce moment, la situation va aller de mal en pis. Tara est enlevée et Cal est anéanti. Ce n'est pas la première fois que Tara est enlevée, on pourrait même dire qu'elle en a l'habitude, mais cette fois il y a d’énormes différences que je ne vous révélerais pas pour ne pas vous spoiler mais il est évident que les autres fois elle avait sa magie pour la sortir d'affaire. Là, c'est une autre histoire. Tara est impuissante ... enfin presque.

Ce qui est épatant finalement avec cette série et avec Tara en général, c'est qu'on a connu l'héroïne gamine. Elle est devenue une adulte au fil des années, en même temps que son lectorat d'ailleurs. Et si l'humour "à deux balles" de Sophie Audouin-Mamikonian est toujours là, bien présent et procure toujours le même plaisir, le ton de la série a changé. Évidemment Tara n'a plus les même préoccupations maintenant que lorsqu'elle était enfant. Il en est de même pour tout le magic gang que l'on retrouve bien sûr autour de Cal. Tara est en danger, tout le monde accourt. Cal lui-même a changé, inquiet qu'il est pour Tara. Il en perd sa jovialité et il n'a qu'une idée en tête: la sauver.

C'est vraiment étonnant de voir ces personnages évoluer, devenir plus mûrs, de les voir en couples, avec des problèmes de couples, avoir des soucis différents. Et pourtant ils sont toujours eux-même, on retrouve bien leurs caractères, ce qui les unis, leur humour. C'est une belle prouesse de la part de l'auteur que de les avoir fait grandir de la sorte. Et je ne vous dis pas les surprises qu'elle vous a réservées.

Bref, je me suis régalée avec ce Tara et Cal, c'est une digne suite de la série originelle et il me tarde de connaître le destin de nos héros dans "Tara et Jar", le tome 2 de la saga.









lundi 29 juin 2015

LE SOURIRE DU DIABLE d'Antonia Hodgson




Éditions XO
480 pages
19,90 euros


Résumé :

« Bienvenue à Marshalsea, môssieur... » 

Londres, 1727 : le jeune Tom Hawkins, qui a refusé de devenir révérend comme son père, ne vit que pour le jeu, la bière, les femmes. Criblé de dettes, il est envoyé à Marshalsea, une prison des bords de la Tamise où sont réunis les débiteurs de la ville. Dans cette prison, l'argent décide du sort de chacun. Les plus riches, comme Tom, mènent une vie de château – ou presque – avec lingerie et domestiques. Ils ont même droit à une taverne?! Les autres croupissent dans l'aile insalubre et coupe-gorge de l'établissement. Dans ce monde souterrain impitoyable, Tom Hawkins affronte des personnages plus avides, fourbes et cruels les uns que les autres. Il ne peut faire confiance à personne. Surtout pas à son compagnon de cellule, l'ironique Samuel Fleet, qui incarnerait le diable ! Sa rencontre avec la séduisante Kitty Spark pourrait bien tout changer...



L'avis de Dup :


Tom Hawkins est un jeune homme insouciant, croquant la vie à pleines dents à Londres depuis qu'il s'est affranchi de l'autorité paternelle. Son père, pasteur sévère d'une petite bourgade, voyait en lui son successeur. Or Tom se trouve bien trop d'affinités avec une vie plus mouvementée, faite de fêtes, de jeux d'argent, d'alcool et de filles. D'aucun dirait, une vie de débauche. Seulement tout ceci a un coût, les dettes s'accumulent et l'ultime tentative de se "refaire" au jeu échoue. Tom se retrouve incarcéré à Marshalsea, la tristement célèbre prison de Londres au XVIIIe, réservée aux débiteurs de sa Majesté.

Cette prison, c'est un véritable personnage dans ce roman, et de loin le plus intéressant. L'auteur s'étant beaucoup documentée à ce sujet (elle nous l'annonce dès le début ), on découvre donc ce lieu sordide de l'intérieur en même temps que Tom. Ce sera d'ailleurs le décor de ce roman qui fonctionne un peu comme un huis clos étouffant. Une ambiance glauque et délétère s'il en est, où la corruption bat son plein, où la misère humaine est exploitée au maximum et côtoie souvent l'indicible. Antonia Hodgson excelle dans la description de ces lieux au point de nous faire tordre le nez devant les odeurs repoussantes, les maladies et les miasmes qu'on y croise. J'ai même souvent été prise de démangeaisons réflexes, sentant l'invasion de puces, poux et autres vermines !

Or, dans cette prison spécialisée pour les débiteurs se trouve visiblement un meurtrier car un prisonnier y a été assassiné récemment. Tom va d'ailleurs occuper son lit laissé vacant, et donc partager la cellule avec celui qui pourrait très bien être le responsable de cette triste affaire : Samuel Fleet. Plus pour sa tranquillité d'esprit qu'autre chose, Tom va enquêter sur ce meurtre. Et c'est là que le bât blesse pour moi, car il ne se passe pas grand chose. L'intrigue est linéaire, pourvue de quelques rebondissements, prévisibles bien à l'avance.

Je me suis réellement ennuyée à la lecture de ce roman. Les personnages ne m'ont pas accrochée et à partir de là, s'imprégner du récit fut bien difficile. J'ai trouvé Tom d'une niaiserie insupportable. S'offusquant d'un rien, gémissant sur son sort lorsqu'il est seul, continuant à jouer les gentlemen dans des situations qui ne s'y prêtaient plus du tout. Bref, plus j'avançais dans ma lecture, plus il me hérissait le poil. Alors pour un personnage principal, c'est ballot. Et il vaut mieux que je ne parle pas de la belle Kitty... Le seul qui a eu grâce à mes yeux, c'était Samuel Fleet dont l'ironie m'a tirée quelques sourires.

En fait ce roman est avant tout un roman historique dont l'intrigue n'est là qu'en tant que support. Cherchant à lire un roman policier avant tout, j'en ressors bien déçue. Certes, je me suis bien documentée sur cette Marshalsea en 1727, ce fut glaçant, repoussant, malodorant. Mais 480 pages de documentaire c'est un peu long quand l'alchimie des personnages ne fonctionne pas. Amateurs d'Histoire avec un grand H et de lieux mythiques, ce livre est fait pour vous. 



15 ème roman à épingler pour le challenge de Zina



vendredi 6 février 2015

TUGDUAL Tome 1 d'Anne Plichota et Cendrine Wolf



Tome 1
Les coeurs noirs



Editions XO
(sortie octobre 2014)
416 pages
18.50 euros


Serendipity, petite ville du sud des états-Unis. Tugdual, dix-huit ans, fait partie d’une famille pas tout à fait comme les autres : comme lui, Mortimer, son frère de dix-sept ans, et Zoé, sa sœur de seize ans, sont dotés de pouvoirs surnaturels qu’ils doivent dissimuler.

Mais un autre secret pèse encore plus lourdement sur leur cœur : ils exercent malgré eux une attraction irrésistible sur les autres. Et, bien pire, cette attraction est mortelle pour ceux qui la subissent. En dépit de leur prudence, ils vont bientôt découvrir que d’autres connaissent leur secret. Derrière une apparente bienveillance, qui sont-ils ?
Alors qu’une véritable organisation se met en place autour d’eux et que leur mal continue de les ronger, ils font néanmoins leur possible pour vivre comme n’importe quels ados.
Mais quand l’amour s’en mêle, les choses se compliquent dangereusement…


Après le grand succès d’Oksa Pollock, Anne Plichota et Cendrine Wolf entament une nouvelle série aux héros romantiques, sombres et fascinants.





L'avis de Phooka:



Avertissement: Bon il est noté que cette série peut se lire sans avoir lu Oksa Pollock des mêmes auteurs, mais j'ai quand même eu parfois l'impression de passer à côté de certains choses, même si cela n'est pas rédhibitoire.


Dans le premier tome de cette nouvelle série, nous suivons donc Tugdual, Mortimer et Zoé. Ces trois-là pourraient être frères et sœurs, et c'est d'ailleurs l'image qu'ils veulent donner, mais en réalité ce n'est pas tout à fait ça. Ils sont "différents".
Élevés comme une famille "normale", ils cachent pourtant de lourds secrets. Ils ont des dons qui pourraient leur permettre d'être des super-héros si l'envie les en prenait. Mais il sont aussi porteurs d'une malédiction terrible qui fait d'eux des meurtriers potentiels. Ils ne peuvent rien faire contre leur nature, à part s'isoler du monde.
Tugdual est un beau jeune homme ténébreux et torturé.
Mortimer est un jeune homme secret et fragile.
Zoé est une jeune ado à l'apparence toute douce, mais qui est sans doute la plus dangereuse des trois.


Leurs dons et leur malédiction en font des parias. Impossible d'avoir une vie normale, d'aller à l'école ou de côtoyer des jeunes gens de leur âge. C'est difficile à accepter quand on a seize/dix-huit ans. Jusqu'au jour où leur "grand-père" trouve une astuce qui devrait leur permettre de reprendre un vie quasi-normale. Ils retournent alors au lycée, mais ne doivent sous aucun prétexte se lier d'amitié et encore moins tomber amoureux. Challenge difficile à cet âge !

Voilà un roman qui me laisse un sentiment ambivalent. Le récit, sa construction et le contexte m'ont beaucoup plu et les pages ont eu une fâcheuse tendance à se tourner toutes seules. Mais, trop de choses sont restées nébuleuses pour moi. En particulier la nature mêmes des héros. Sont-ce des êtres surnaturels ? Des extra-terrestres ? Je n'en ai pas la moindre idée et comme il est souvent fait  référence à Oksa Pollock, que je n'ai jamais lu, c'est là que ça me pose problème. Visiblement ces héros se connaissent, connaissent Oksa, ils ont même vécu au moins une aventure ensemble. Du coup j'ai eu l'impression de rater plein choses et de ne pas comprendre tout ce qui se passait, ce qui est franchement irritant. Pourtant il n'est en rien noté sur la couverture du roman à ce sujet et il est même précisé sur le site de l'éditeur qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu l'autre série. Désolée, mais je m'insurge !

Du coup, il m'a été très difficile de m'attacher vraiment aux personnages de cette série, leur part d'ombre étant trop grande, ombre due au fait que j'avais du mal à cerner qui il étaient vraiment. Ils ne sont pas inintéressants, je n'ai juste pas réussi à les cerner vraiment et du coup ils m'ont laissée indifférente.

Le tour de force, c'est que malgré tout ce qui précède, je ne me suis jamais ennuyée pendant ma lecture. Bien au contraire, j'y ai même pris un grand plaisir. La malédiction qui pèse sur les épaules des héros leur confère un intérêt certain et leur impose des contraintes qui rendent le récit intéressant. Elle permet aussi d'explorer les besoins et envies des jeunes gens de leur âge. Est-il possible de se forcer à ne pas tomber amoureux ? Peut-on vivre comme une vraie famille si on ne l'est pas ? 

Bref tout le potentiel pour un bon récit est présent. Si je n'avais pas eu cette impression pénible "qu'on me cachait quelque chose" parce que je n'avais pas lu Oksa, j'en aurais sans doute fait un coup de cœur.  En l'état des choses, je dis juste que c'est un bon livre pour les (grands) enfants (à partir de 14 ans), qu'il ravira à coup sûr les fans d'Oksa et pourra plaire aux autres.







mardi 25 novembre 2014

TARA DUNCAN Tome 12 de Sophie Audouin-Mamikonian




Editions XO Jeunesse
Sortie le 18 septembre 2014
560 pages
19.90 euros




Tout est-il perdu ? Tara est épuisée. La puissance de sa terrible magie la met en première ligne pour lutter contre la comète qui tente toujours de dévaster les planètes démons et d'en collecter les âmes.
Lentement, mais sûrement, les sorceliers plient sous les assauts incessants.
Et les choses se compliquent, lorsque la reine des elfes est assassinée dans le Palais de Tingapour. Qui veut empêcher la reine de parler, et pourquoi ?
Sans compter que l'histoire d'amour entre Tara et Cal est suffisamment fragile pour que la jeune femme doute. Robin parviendra-t-il à reconquérir le cœur de la belle héritière ?

Envoyés en mission dans l'espace profond, Tara, le magicgang, mais aussi Archange, Maître Chem, Mourmur Duncan, Mara ou Selenba, vont déterrer un secret enfoui depuis plus de cinq mille ans.
Par une ironie du sort, Tara sera-t-elle sauvée par son pire ennemi Magister ? Ou alors est-ce encore un coup tordu du Sangrave pour dominer l'univers ?

L'ultime combat vient de commencer. Et tous ne survivront pas.


L'avis de Phooka:



Ben en fouinant sur le blog, je me rends compte que bien qu'ayant lu la série des Tara Duncan, je n'en ai chroniqué qu'un seul: le tome 8 ! Ne cherchez pas à comprendre ...

C'est avec un immense plaisir que je me suis attaquée à ce douzième et dernier tome de la série. Plaisir, mais aussi tristesse parce que c'est une série que je suivais avec assiduité, me réjouissant par avance de chaque nouvel opus.

Je ne veux pas parler de l'intrigue de cet ultime combat, ne voulant pas risquer de spoiler un lecteur qui n'aurait pas encore lu les volets précédents. Il suffit de savoir qu'une fois de plus Tara va se retrouver dans une situation quasi inextricable, qu'une fois de plus elle aura bien besoin de tous ses amis (et ils sont de plus en plus nombreux), mais qu'une fois de plus, c'est elle et elle seule, qui peut sauver le monde. Mes "une fois de plus" ne sont en aucun cas péjoratifs car ce schéma du récit est exactement ce que le lecteur attend. Tara est celle qui déclenche les catastrophes, mais aussi celle qui "sauve tout le monde à la fin". C'est comme ça depuis le premier tome et c'est très bien ! C'est sa marque de fabrique. Bien sûr, au fil des tomes, le nombre de personnages a considérablement grossi, les héros ont évolué et grandi, leur responsabilités et les dangers auxquels ils font face aussi, mais la trame reste la même.

Et bien pour une fois, figurez-vous que je ne dirais pas que du bien de ce tome-ci. Bien sûr, j'ai apprécié ma lecture, mais pas autant que les autres fois. Peut-être n'étais-je pas dans le bon "mood" pour ça, mais si j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à retrouver Tara, Cal, Moineau et tous les autres du magicgang, j'ai trouvé certains passages un peu longuets et la conclusion par contre un peu trop rapide. Cela ne m'a pas empêchée pour autant de passer un bon moment à la lecture de ce dernier opus. Cependant, ces petits défauts m'ont gênée et je n'ai pas été enthousiasmée par ma lecture avec la même intensité que pour les autres volumes de cette série. 

Dommage, mais ce n'est pas rédhibitoire non plus. J'aime toujours autant "l'humour à deux balles" de Sophie Audouin-Mamikonian et si ce dernier tome n'est pas un coup de cœur, la série dans son intégralité elle, en est un sans la moindre hésitation. Tara est une héroïne hors-norme et le monde crée par l'auteur a ce petit énorme grain de folie qui rend la lecture absolument savoureuse et incomparable. Une série à ne pas manquer !


mardi 28 octobre 2014

Sortie de Tugdual d'Anne Plichota et Cendrine Wolf





Tugdual la nouvelle série fantastique des auteurs d'Oksa Pollock, Anne Plichota et Cendrine Wolf, sera en librairie le 23 octobre 2014.




Amour, rock’n’roll et attraction fatale…
La nouvelle série fantastique pour ados par les auteurs d’Oksa Pollock.


Serendipity, petite ville du sud des États-Unis. Tugdual, dix-huit ans, fait partie d’une famille pas tout à fait comme les autres : comme lui, Mortimer, son frère de dix-sept ans, et Zoé, sa sœur de seize ans, sont dotés de pouvoirs surnaturels qu’ils doivent dissimuler.
Mais un autre secret pèse encore plus lourdement sur leur cœur : ils exercent malgré eux une attraction irrésistible sur les autres. Et, bien pire, cette attraction est mortelle pour ceux qui la subissent.
En dépit de leur prudence, ils vont bientôt découvrir que d’autres connaissent leur secret. Derrière une apparente bienveillance, qui sont-ils ?
Alors qu’une véritable organisation se met en place autour d’eux et que leur mal continue de les ronger, ils font néanmoins leur possible pour vivre comme n’importe quels ados.
Mais quand l’amour s’en mêle, les choses se compliquent dangereusement…

Après le grand succès d’Oksa Pollock, Anne Plichota et Cendrine Wolf entament une nouvelle série aux héros romantiques, sombres et fascinants.


Découvrez un aperçu du premier volume de la série : http://goo.gl/MqGQzB
lundi 17 février 2014

LE PETIT MENSONGE DE DIEU de Cyril Massarotto





Editions XO
298 pages
17,90 euros


4 de couv :

« Dieu est un pote à moi. Ou plutôt il l’était, jusqu’à ce que je découvre son mensonge. C’était il y a une seconde à peine, juste à l’instant de ma mort. Je pensais disparaître dans le néant, comme il me l’avait toujours dit.

Mais il m’a menti !

Il y a quelque chose, après…

Pas vraiment le Paradis, pas l’Enfer non plus. J’attends quelques explications ! »



L'avis de Dup :

- ???
- !!!
- M'enfin Dup, qu'est-ce-que tu fais dans ce registre ? Une petite faiblesse passagère ?
- On va dire ça, oui...

Une faiblesse devant le pitch de ce livre et surtout l'accroche de son éditeur : Humour, tendresse, émotion. Envie d'un peu de douceur dans ce monde de brutes :)

On va passer très vite sur la couv qui est euh...mièvre à souhait. Je pourrais presque la proposer dans un certain challenge ! Et je dois avouer qu'en réceptionnant ce livre, la couv m'a fait très peur. Et si le contenu est à l'image du contenant ? Et bien non, ouf !

Cyril Massarotto a choisi la narration à la première personne du singulier. Habituellement cela provoque chez le lecteur une identification au personnage principal. Cela n'a pas été le cas pour moi, cependant j'avais l'impression que c'était l'auteur qui me parlait. Autre fait troublant, on ne connait ni le nom, ni le prénom de cet homme qui nous cause. Il y a donc lui, et Dieu. Dieu, c'est son pote et ce depuis trente ans. Vu les dialogues entre eux, on pourrait aisément les imaginer s'en jeter un p'tit sur le zinc d'un troquet. Mais bon, ça, c'est sans doute dans le livre précédent de cet auteur, Dieu est un pote à moi. Parce que ici, notre narrateur, il est mort. Dead, négocié. Soixante ans, un AVC fulgurant dès les premières lignes, rideaux comme il dit. Il laisse sur terre un fils Léo, marié, 25 ans et une petite-fille de moins de 3 ans, Ivoire.

Et nous allons découvrir en même temps que cet homme ce qui se passe après, selon Massarotto. Que l'on soit athée ou croyant, et peu importe de quelle confession religieuse, ce roman s'adresse à tout le monde. Il ne créera pas la polémique, ni dans un camp, ni dans l'autre, et c'est sans doute un tour de force car c'est ici le terreau idéal.  Bon ok, un religieux pur et dur verra d'un mauvais œil cette connivence entre un homme tout-à-fait classique, banal même et Dieu. Mais c'est apparemment la marque de fabrique de l'auteur et donc il vaut mieux accepter la donne de suite. 

Cyril Massarotto pose avec ce roman de vraies questions profondes, mais les aborde avec humour. Les réponses semblent légères, mais ne sont pas dénuées de fond si on y réfléchit. Il y a donc deux façons d'aborder cette lecture. Soit de façon insouciante et on trouve ce livre léger, émouvant, genre un Musso quoi... Soit on s'y attarde un peu et les messages sont là, les solutions proposées. Mais c'est vrai que le ton de l'auteur nous incline plus à la première solution. 

Certains passages sont très émouvants, voire poignants : le discours de Léo à son père dans le cimetière six mois après sa mort entre autre, m'a tiré quelques larmes. Cependant des clichés un peu gros gâchent un tantinet l'ensemble. Notre narrateur s'ennuyant ferme là-haut quand il n'est pas en "mission" ( zavez qu'à le lire !), vient de temps en temps sur terre en observateur. Il joue les espions dans le bureau ovale, il mate son idole Jennifer Lopez dans l'intimité, il s'offre un lever de soleil au sommet du Kilimandjaro ou une descente vers des hauts fonds marins encore jamais explorés par l'homme... 

C'est un peu dommage car la plume de Cyril Massarotto est fluide et agréable, son roman se lit très rapidement. Peut-être est-ce une légèreté voulue. En tous cas il sait toucher le lecteur, et ses idées sont sympas. Une lecture qui divertit et c'est déjà pas mal !






mardi 10 juillet 2012

LE SANG DES DAUPHINS NOIRS de Elena Sender




Editions XO
413 pages
19,90 euros



4ème de couv :

Pour gagner des milliards, ils ont sacrifié des vies. Pour sauver celle de son fils, jusqu’où peut aller une femme ?


Rachel a tou­jours su ce qu’elle vou­lait dans la vie. Volontaire, déci­dée, elle tra­vaille dans une ONG de défense de l’envi­ron­ne­ment tout en élevant seule son fils Sacha, son combat.

Parce que Rachel a absorbé cer­tains médi­ca­ments pen­dant sa gros­sesse, le petit garçon de 4 ans n’a jamais pu mar­cher et la jeune femme s’est juré désor­mais de lui consa­crer tout son temps, de démas­quer aussi les cou­pa­bles.

Mais sa der­nière mis­sion tourne mal : alors qu’elle et ses com­pa­gnons ten­tent de sauver des dau­phins noirs d’un mas­sa­cre rituel aux îles Féroé, leur canot est souf­flé par une explo­sion.

Et si le hasard n’y était pour rien ?


L'avis de Dup :

Comme le dit le résumé, Rachel est une jeune femme volontaire, opiniâtre. Et heureusement, car elle doit affronter pas mal d'épreuves, à commencer par élever seule son fils handicapé de quatre ans. Elle est secondée heureusement par sa belle-mère qui met un point d'honneur à racheter la lâcheté de son fils qui a préféré prendre la tangente à la naissance de Sacha. Un cas de Spina Bifida, une malformation de la moelle épinière, dû à l'ingestion d'un complément alimentaire en oméga trois contenant un taux anormalement élevé de PCB durant sa grossesse.

Rachel a toujours été profondément écolo dans l'âme, elle en a d'ailleurs fait son métier. Apprendre que le handicap lourd de son fils est dû au cynisme d'une grande multinationale américaine suffit à en faire son cheval de bataille. Patiemment elle monte son dossier, tout en continuant à militer. Quand son zodiac explose lors d'une tentative de sauvetage de dauphins noirs, tout porte à croire que ce sont les pécheurs féroéens qui sont responsables de l'attentat. Mais un mystérieux sms va la mettre sur une autre piste...

Elle va être secondée dans son enquête par un journaliste Samuel van Lommel, qui pressent le scoop de sa carrière. Ancien grand reporter en Afrique du Sud, Samuel s'ennuie à Copenhague où il est rapporteur à L'AFP. Mais c'est le prix à payer pour pouvoir profiter le temps d'un week-end de ses deux petites filles dont il a la garde partagée depuis son divorce.

L'enquête va se durcir, se ramifier et Elena Sender va nous entraîner très loin dans les ramifications tentaculaires d'une multinationale. Je n'ai pas forcément l'âme écologiste j'avoue, mais je dois dire qu'après cette lecture, j'ai tendance à réviser mes positions ! Certains sujets abordés font vraiment réfléchir...

Aussi bien Rachel que Samuel sont des personnages touchants. Ils ont leurs fêlures, mais un caractère bien trempé qui leur permet d'affronter les aléas de la vie. Couple improbable tant les convictions de l'une s'opposent aux idéaux professionnels de l'autre.

L'autre personnage important de ce roman, c'est Copenhague que l'auteur visiblement aime beaucoup et nous la fait découvrir avec passion.

Un thriller cynique, glaçant, mais incroyablement pudique. Un roman atypique qui sort des sentiers battus. Une découverte fort agréable qui me donne envie de découvrir le roman précédent de cette auteur : Intrusion.