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jeudi 13 juin 2013

HUNGER GAMES Tome 2 de Suzanne Collins



L'Embrasement
HUNGER GAMES 2


Format epub
13,99 euros


Résumé :


Après avoir gagné les Jeux de la Faim, Katniss Everdeen et Peeta Mellark retournent dans leur district. Alors que la "tournée de la victoire" dans le pays est sur le point de commencer, elle est visitée par le président de Panem. Il explique que le tour qui leur a permis de sortir tous deux vainqueurs des jeux, considéré comme un acte de rébellion envers le Capitole, donne des idées aux 12 districts du pays. 

Il la menace de tuer son meilleur ami, Gale, si elle ne peut prouver à tout Panem que son acte n'était pas une provocation, mais un acte irréfléchi commandé par son amour fou pour Peeta.


L'avis de Dup :

Attention, spoiler pour le tome précédent !


Cette auteur est vraiment impitoyable avec ses personnages principaux, Katniss et Peeta. Je pensais qu'elle les avait suffisamment secoués avec leur participation aux Jeux lors du précédent tome. Je pensais qu'ils allaient enfin trouver une paix bien méritée... C'était sans compter avec l'abject Président Snow qui n'a toujours pas avalé le pied de nez que lui a fait Katniss, ce chantage déguisé juste à la fin des Hunger Games, avec ses baies empoisonnées. Il a dû ployer devant l'opinion favorable des téléspectateurs de tout Panem, qui pour une fois étaient unanimes. Qu'ils viennent des différents districts ou du Capitole, tous voulaient sauver le couple de jeunes "amants". Du jamais vu, deux vainqueurs aux Jeux au lieu d'un seul !!!

Six mois sont passés. Nos deux jeunes du district douze doivent reprendre leur rôle afin de faire "la tournée triomphale des vainqueurs". Mais en passant de districts en districts, ils se rendent compte que la révolte gronde. Les populations asservies au Capitole se rebiffent. La répression du pouvoir augmente, elle est parfois sanglante. Et Katniss se sent de plus en plus responsable de la situation. Dès qu'elle redresse la tête, les autres trinquent.
La vengeance de Snow ne se fait pas attendre et elle est impitoyable !

L'imagination de l'auteur pour l'organisation des nouveaux Hunger Games est incroyable ! Le lecteur se sent encore plus concerné qu'au premier tome : la cause de Katniss semble tellement justifiée. Quant à l'amour que Peeta lui porte, c'est tellement sincère, il ne "joue" pas lui. Tout fait qu'on les aime et l'auteur fait tout pour qu'ils souffrent. Physiquement, moralement, psychologiquement ! Plus on avance dans la lecture et plus les pages défilent vite, oui l'effet page turner va crescendo.

Quant au coup de théâtre de la fin, le dernier chapitre, il me laisse sans voix. Si Katniss est interloquée par les événements, je peux vous dire que le lecteur l'est encore plus. L'auteur n'a pas fini de jouer avec nos nerfs... Heureusement que j'ai le tome 3 sous la main, et ce sera pour bientôt. C'est une série Young Adult qui a déjà fait ses preuves, et son succès est bien mérité. Si vous n'avez pas encore craqué, vous savez ce qu'il vous reste à faire.  


lundi 6 mai 2013

NID DE GUÊPES de Inger Wolf





Mirobole éditions
384 pages
20,50 euros


Résumé :




Quelques jours avant Noël, dans une maison abandonnée de la ville danoise d’Århus, un agent immobilier tombe sur le cadavre d’un adolescent. Tout autour du corps, un amas de guêpes mortes. La nuit même, l’hôpital psychiatrique voisin signale la disparition d’un patient hanté par d’étranges réminiscences – une fillette aux traits flous, une maison blanche derrière un marronnier, et des guêpes…
Rappelé en urgence de ses vacances familiales en Croatie, le commissaire Daniel Trokic ne tardera pas à se rendre compte que, lorsque les adultes mentent, les enfants se vengent.



L'avis de Dup :

17 décembre, le commissaire Trokic qui allait passer ses vacances en famille à Zagreb est rappelé d'urgence au Danemark. Une affaire sordide, le meurtre violent d'un adolescent qui a été mutilé ante mortem et que la police a retrouvé au milieu d'une multitude de guêpes mortes, déposées là par le meurtrier.

Inger Wolf nous fait suivre l'enquête policière dès ses débuts. En parallèle nous suivons un homme, Sander, qui vient de s'échapper d'un service psychiatrique dans lequel il fait des séjours fréquents et habituellement volontaires. Gamin, il a été adopté malgré son côté "perturbé" qui n'a jamais été caché. Il est assailli de souvenirs qui tentent de refaire surface, des souvenirs profondément enfouis où vrombissent des guêpes...

Les jours s'égrainent et ponctuent le roman. Les chapitres alternent entre les différents intervenants : Trokic, son adjointe Lisa, Sander recherché qui fuit, mais tente lui aussi de comprendre  ce que signifient ses souvenirs, et quelques autres. L'enquête file, avance, piétine, recule, mais tous ces va et vient sont passionnants, stressants. Une nouvelle disparition d'ado, la pression monte. Un nouveau meurtre, le moral chute. Et toujours ces foutues guêpes.

Si au départ je ressentais une certaine froideur dans ma lecture que je classais trop facilement dans la case de "ces écrivains scandinaves", il me faut avouer que l'intrigue posée par l'auteur m'a complètement ferrée. Et les personnages que je trouvais trop neutres, plats au début se sont peu à peu étoffés pour m'accaparer complètement. Le commissaire Trokic est exactement le type de personnage que j'aime bien. Sain, clean, passionné par son boulot. Oh il a sa faille bien sûr, et elle est de taille, mais justement, on l'apprécie encore plus. Sa collaboratrice Lisa, est elle aussi intéressante. Elle est profondément humaine, on la sent très touchée par ces disparitions, ces meurtres et ce n'est pas fréquent dans les polars habituellement. On est loin de ces super héros qui font des cascades à tout bout de champ. Au contraire, lorsqu'ils dévalent un escalier un peu trop vite, ils se cassent la gu  figure comme vous et moi !

J'ai lu la dernière moitié de ce polar d'une traite, impossible à reposer, et ça j'aime ! En résumé, un bon polar sans prétention que j'ai pris plaisir à lire et que je vous conseille. D'ailleurs j'ai lu dans les dernières pages que l'on pourra suivre les enquêtes de Trokic dans un autre opus, et bien moi, je signe de suite !


lundi 25 mars 2013

CENT CINQUANTE PULSATIONS de Laurent Boyet




Editions Numerikli re
Collection Noir c'est noir
Format epub
127 pages



Résumé :

Tout aurait pu sourire à Watson Epps, instituteur noir, sans histoire et bien élevé, en poste à Clarksville, dans le comté de Red River, au Texas. Pourtant, à Huntsville, Watson Epps est dans le centre d’exécution des condamnés à mort, Ellis Unit. Dans quelques minutes, il va mourir par injection létale. De sa cellule au fauteuil où la mort doit venir le cueillir, il revient 18 ans en arrière, à ce jour où il est devenu l’assassin du sheriff de Clarksville, Doug Brooks.

Eileen Brooks est quant à elle coincée dans une voiture, quelque part entre Chicago et Huntsville. Elle accompagne son fils, Justin, qui attend depuis 18 ans que justice soit faite et que l'assassin de son héros de père ait enfin ce qu'il mérite. Ne pouvant plus se dérober, ni se cacher dans la fuite ou dans l’alcool, Eileen doit répondre aux questions de son fils, revenir à son tour 18 ans en arrière pour tenter d'expliquer à Justin qui était vraiment son père et pourquoi, comment il est mort.

Au rythme de son cœur qui s'emballe à l’approche de la mort, et sur fond d’une très belle histoire d’amour, Watson Epps nous plonge dans une Amérique surannée, mais pourtant pas si lointaine, celle de Reagan, de la ségrégation qui persiste, du racisme, celle des coins perdus du Texas.

Au fil des kilomètres, des grandes villes américaines traversées, Eileen livre enfin sa vérité, celle où, au Texas, les hommes (blancs de préférence) sont plus forts qu'ailleurs.

Lorsque le roman commence, Watson Epps en est déjà à 150 pulsations. Eileen et Justin sont sur la Route 61, dans le Missouri, à 10 heures de l'exécution...




L'avis de Dup :

Watson Epps est dans le couloir de la mort, à Huntsville. Cela fait dix-huit ans qu'il a commit son crime et aujourd'hui c'est sa dernière étape. Celle qui va l'emmener vers son exécution par injection létale. Il a peur Watson, et son cœur bat déjà à cent cinquante pulsations par minute. 
       "Ça fait de plus en plus mal. Mais si j'ai mal, c'est que je suis encore vivant. Encore un peu..."
Cette phrase choc va ponctuer chaque fin de chapitre le concernant. Et chaque minute qui le rapproche de la mort va voir monter son rythme cardiaque...

Parallèlement au trajet de Watson, on va suivre celui de Justin et sa mère Eileen, qui font route de Chicago à Huntsville. Cela fait dix-huit ans que Justin attend d'assister à l'éxécution du meurtrier de son shériff de père. Il avait sept ans lors des faits. Il s'est construit seul, mettant son père sur un piédestal, sa mère dépressive et alcoolique n'étant pas bien présente. Ils vont mettre dix heures pour parcourir la distance.

L'auteur va égrainer d'un côté les minutes et de l'autre les heures. D'un côté comme de l'autre la tension monte, celle-ci sera exponentielle et fort bien menée. Elle rend la lecture angoissante, mais surtout captivante.  On ne peut le reposer une fois commencé ce roman. Il est court, mais heureusement car c'est un peu en apnée qu'on le parcourt. 

Watson trouve la force d'avancer grâce à ses souvenirs. Eileen quant à elle va devoir trouver la force de dévoiler ce passé douloureux qu'elle a toujours caché à son fils. Des souvenirs qui se rejoignent pour former leur triste histoire et le fil conducteur de ce récit. Un amour impossible, à peine effleuré, dont la fin est tragiquement belle, d'autant que ce n'est pas du tout celle qu'on subodorait ! J'ai mis vraiment beaucoup de temps à déglutir sur les dernières pages, car la surprise est de taille, augmentant le tragique de la situation.

Intolérance, racisme, c'est l'histoire des Etats-Unis qui est retracée au travers de ce court roman noir. Tout en parcourant la célèbre Route 61 aux côtés de Justin et Eillen, l'auteur en voix off nous livre les faits marquant de cette Histoire avec un grand H. Une écriture fluide, une juste répartition entre les dialogues et la narration rajoute au plaisir de lecture de cette novella. Je remercie Livraddict de m'avoir permis de découvrir cet auteur que je vous conseille.




Et cette lecture s'inscrit dans le cadre de mon Challenge JLNN




mercredi 20 février 2013

HUNGER GAMES Tome 1 Suzanne Collins



Hunger world
HUNGER GAMES 1


format epub
13.99 euros


Résumé :


Les Jeux de la Faim ; 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ?
Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.
Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé...
Les alliances se font et se défont et Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l'antenne. Calcul ? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim...




L'avis de Dup :

Depuis le temps que j'entendais parler de cette série, il fallait que je m'en fasse une idée par moi-même. Si les étiquettes "Anticipation", "Dystopie" me faisaient un peu peur, les avis rencontrés sur la toile me tentaient. Mais ce qui m'a décidée finalement, c'est un petit tour sur la fiche Bibliomania de Livraddict. Presque 400 chroniques, une note de 18/20 après 628 votants !!! J'ai donc franchi le pas, et oh ! comme j'ai bien fait !
Ce n'est pas compliqué, j'ai commencé ce livre un début d'après-midi... et j'ai émergé quelques heures après parce qu'il était fini ! Bon, soit, c'est un livre jeunesse, mais 450 pages tout de même. Un bon moment de lecture dans lequel on ne voit pas passer le temps. On vit l'aventure avec les personnages, on frémit, on serre les dents comme eux.

Une dystopie donc : l'histoire se situe sur ce qu'il reste de l'ancien continent d'Amérique du nord. Le pouvoir en place, installé au Capitol, gère d'une main de fer les treize districts de Panem. Depuis la rébellion du district XIII et son éradication pure et simple, ont été instaurés les cruels Hunger Games : pour rappeler à chacun l'obéissance, la soumission obligatoire.

Comment ne pas être révolté par cette injustice lorsqu'on nous explique dès le premier chapitre les règles de ce jeu ? Tous les ans la date de la Moisson revient. Et elle porte bien son nom : chaque district doit tirer au sort parmi ses enfants, un garçons et une fille à envoyer aux "Jeux"... à l'abattoir serait plus exact ! Ils ne sont éligibles que de douze à seize ans. Il y aura donc vingt-quatre enfants réunis dans une "arène" naturelle ; ils devront s'entretuer car un seul gagnant est autorisé. Ils seront filmés bien sûr, et les images retransmisent dans tous les foyers de Panem où elles doivent être vues obligatoirement.

On va suivre Katniss et Peela, seize ans, qui vont "défendre" les couleurs du district XII. 
Depuis qu'elle a onze ans, Katniss se bat pour subvenir aux besoins de sa mère et sa petite soeur, en braconnant dans la forêt, derrière le grillage qui définit la zone du district XII. Depuis que son père est mort, soufflé par un coup de grisou. Car oui, le district XII est celui des mineurs, c'est le plus pauvre. On ne peut qu'aimer cette gamine farouche mais courageuse.
Quant à Peela, lui aussi je l'ai beaucoup aimé. Mais pour de toutes autres raisons. Ses secrets, sa gentillesse et son humour cynique.

L'écriture de Suzanne Collins est parfaite. Jamais trop, ni trop peu. On a la gorge serrée du début à la fin, et pourtant la lecture n'est absolument pas pesante. Bien sûr, il y a des scènes dures, il va forcément y avoir des morts. Mais jamais cela ne bascule dans le trash. Certaines disparitions vont nous soulager alors que d'autres nous rendront immensément tristes. Impossible de zapper la donne, c'est écrit en gros sur la couverture : un seul survivant...

Je rejoins donc le clan des addicts et il ne va pas passer beaucoup de temps avant que je me rue sur la suite de cette saga. Si vous faites partie des rares personnes ne l'ayant pas lue, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Pourquoi bouder un plaisir simple ?



jeudi 24 janvier 2013

LE MAÎTRE DES FILS de Stéphane Gravier




ebook disponible chez Amazon ICI
90 pages environ
3,17 euros


Présentation de l'éditeur :

Et si l'amour entre une mère et son fils pouvait devenir monstrueux ?
Et si notre société en faisait une arme contre elle-même, que resterait-il ?

Stéphane Gravier joue ici admirablement sur l’homographie du mot "fils" pour tisser une nouvelle effrayante.
On retrouve dans cette œuvre le style bien particulier de l'auteur du roman « Le secret de l'eau », avec ses images et ses métaphores poétiques et jamais gratuites, mais il a su condenser son récit, lui donner plus de nervosité pour nous tenir en haleine.
On ne sort pas indemne de cette lecture !


L'avis de Dup :

J'avais déjà parlé de la plume de cet auteur dans mes chroniques de Bloody Valéria et Les chiens de brouillard. L'univers de Stéphane Gravier et surtout son humour m'avait conquise. Et bien je peux vous dire que même sans humour, l'alchimie opère. Je viens de finir cette nouvelle que j'ai beaucoup aimée. 
Déjà je ne dirai plus que je n'aime pas les nouvelles ! 

Stéphane Gravier prête ses mots à un petit garçon de dix ans, c'est lui le narrateur, c'est lui le maître des fils. Idolâtré par sa mère qui l'élève seule, il est étouffé, enfermé par cet amour maternel. Persécuté par les autres enfants à cause de ses kilos en trop, il est étouffé, enfermé dans sa bulle.

Pour respirer, s'évader, il va devoir tirer sur les fils qui se présentent à lui, et là, l'auteur joue sur le double sens des mots... C'est une longue descente aux enfers, même si au début il dit frôler les limites du paradis.
Quand le fils doit devenir le père pour bercer sa mère, cela devient la chronique d'une folie annoncée en quelque sorte.
Je suis sorti le premier. Maman était seule depuis le matin et je commençais à m'en inquiéter. Je devais me rendre à son chevet, vérifier le pouls, renouveler sa perfusion d'affection.

Il nous livre une analyse pertinente et cynique de sa situation grâce à une intelligence aiguisée. C'est parfois même un peu trop sortant de la bouche d'un enfant de dix ans, mais la plume de l'auteur fait très vite oublier ce détail pour ne savourer que les mots, les images.
Elle (une voisine) me souriait dans les couloirs, ne savait pas ce qu'ils (ses trois garçons) me faisaient subir. Les trois faux culs demeuraient toujours en arrière, sous ses jupes trop larges, me narguant dans son dos. J'aurai pu lâcher le morceaux, lui raconter. Cela n'aurait rien changé, je le voyais dans ses yeux de poissons morts. Elle était ailleurs, droguée de médiocrité et de négligence.

Nouvelle noire, cynique, qu'on ne peut plus lâcher une fois qu'on l'a démarrée. Et dans cette noirceur transparaît malgré tout une plume poétique que j'adore. Arriver à faire passer autant d'émotions en si peu de pages, moi je tire mon chapeau !


Et hop, je l'inscris dans le challenge de Lune



Un merci à Pierre Faverolle qui a été à l'origine de l'impulsion de cette lecture !


vendredi 28 décembre 2012

J'AIME VOTRE PEUR de Karine Giebel





ebook chez chapitre.com
2,49 euros

Résumé :

L’Empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… L'auteur s'est amusé à suivre les règles d’un petit jeu d’écriture : donner corps à une idée en devenir depuis presque un siècle et demi, posée par Nathaniel Hawthorne - l’un des pères de la littérature américaine, dans un texte au nombre de signes limité.


L'avis de Dup :


Un couple au lit. Lui est flic, elle écrivain.

Elle : L'empreinte sanglante d'un pied nu, la suivre au long d'une rue... t'en pense quoi ?
Lui : Ils ont de drôles d'idées les éditeurs d'imposer une phrase de démarrage !
Elle : Mais encore, qu'est-ce-que ça t'inspire ?
Il lui décrit quelques scènes atroces
Elle : Non, c'est du déjà vu et revu
Lui : C'est bien pour ça que c'est toi l'écrivain
Il commence a être inspiré par tout autre chose quand son portable sonne.
" Chef, Maxime Hénot s'est fait la malle de l'UMD !"
Maxime Hénot, c'est un dangereux psychopathe qu'il avait réussi à coffrer il y a quelques années après six crimes horribles.

Sonia, éducatrice organise une petite semaine d'excursion dans le Vercors pour une quinzaine de petits gamins handicapés. Le chauffeur du bus qui devait être Bertrand est Gilles. Beaux yeux bleus. A du mal au démarrage, cale deux fois. Luc, le prof de sport recruté pour l'occasion arrive en retard, panne de voiture. Beaux yeux bleus lui aussi. Les activités sportives qu'il va proposer dès le premier jour sont bancales, peu adaptées.

Voilà, vous avez compris, le vilain psychopathe s'est glissé dans le bus de voyage scolaire. C'était la meilleure planque pour déjouer le plan épervier et passer entre les mailles du filet.
Est-ce Gilles le chauffeur ? Ou Luc ?

Karine Giebel alterne les personnages à chaque paragraphe. Les passages sur Hénot font froid dans le dos, il le dit lui même. Quelle meilleure occasion ! Il est le loup dans la bergerie...

Elle est trop forte cette Karine, c'est la troisième fois que je relis cette nouvelle, et à chaque fois je stresse à mort. J'adore !



Et hop, une nouvelle chroniquée à inscrire pour le challenge de Lune !





vendredi 2 novembre 2012

LE FRACAS DE LA VIANDE CHAUDE de Maxime Chattam




ebook chez chapitre.com
2.49 euros


Le pitch :

L’Empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… L'auteur s'est amusé à suivre les règles d’un petit jeu d’écriture : donner corps à une idée en devenir depuis presque un siècle et demi, posée par Nathaniel Hawthorne - l’un des pères de la littérature américaine, dans un texte au nombre de signes limité.


L'avis de Dup :

Maxime Chattam nous plonge dans la tête d'un tueur en série. Un gars froid, calculateur, extrêmement prudent. Il faut bien qu'il le soit pour échapper aux flics depuis tant d'années, depuis tant de meurtres. Mais c'est son métier.
Il nous explique comment il fait ça, mais surtout pourquoi...c'est gloups.
Ensuite il revient sur son dernier meurtre, Blondinette qu'il a laissé empalée sur des crochets de boucher dans l'abattoir de la ville. Celle là, il ne l'a pas fait disparaître, il faut que tout le monde la voit. Elle est trop belle. Elle l'a trop fait jouir. Mais il va devoir revenir sur les lieux du crime car il a fait une erreur cette nuit. Il a laissé une empreinte sanglante, la sienne. Il a trouvé une solution pour réparer cette erreur. Il y a toujours des solutions.
Et le choix de l'abattoir était judicieux. Il adore le bruit des bêtes qui se fracassent par terre lorsque l'aiguillon leur brûle la cervelle. Et là, les flics lui offrent une dernière jouissance. Blondinette est tellement humide de sang et de sueur qu'ils la laissent s'échapper et elle se fracasse sur le sol.

Maxime Chattam ne fait pas dans la dentelle avec cette nouvelle. Amateur de gore, vous allez vous régaler, les autres, passez votre chemin ! En tout cas cette nouvelle a de quoi rendre parano toute la gente féminine un tant soit peu appétissante. De quoi avoir envie de s'habiller avec des fringues style sacs poubelle quoi !


Pensez à voter pour votre nouvelle préférée du recueil ici !

mercredi 24 octobre 2012

MA PLUS BELLE HISTOIRE D'AMOUR de Raphaël Cardetti




ebook chez chapitre.com
2,49 euros

Résumé :

L’Empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… L'auteur s'est amusé à suivre les règles d’un petit jeu d’écriture : donner corps à une idée en devenir depuis presque un siècle et demi, posée par Nathaniel Hawthorne - l’un des pères de la littérature américaine, dans un texte au nombre de signes limité.


L'avis de Dup :


Raphaël Cardetti nous propose de passer un moment aux côtés d'un écrivain, presque dans sa tête, car cette nouvelle est écrite à la première personne du singulier. Ce dernier suit dans la rue enneigée les traces de pas ensanglantées, les empreintes d'Agathe. Agathe, c'est son amour et il faut qu'il la rattrape avant les autres, il faut qu'il la protège.
C'est un romancier à succès, spécialisé dans les belles histoires d'amour, celles qui se finissent toujours bien. :))  Ses livres se vendent comme des petits pains. Son lectorat, principalement féminin, pour ne pas dire exclusivement ( ça m'énerve de rapporter ça...), touche la ménagère, tranche d'âge 35-65 ans. C'est le rapport des sondages de son éditeur...
Il est sans cesse démonté par les journalistes, ses confrères et même les blogs ! (mdr, ça je préfère !). Mais il s'en moque, il vend. Et il le clame lors des interviews, des dédicaces : s'il a un tel succès, c'est qu'il sait de quoi il parle ! 
Mais pour l'heure il court, il doit retrouver Agathe... et tout en courant, il a un flash : le titre de son prochain roman : "Deux êtres pour une éternité" ! Tout est réunis dans ces cinq mots ! L'amour, la vie, la mort ! (argh)
Il est très modeste notre écrivain...

Cardetti nous dépeint avec cette nouvelle qui reste un thrilller, je tiens à le préciser, les méandres psychotiques d'un écrivain dont la conception de l'amour est...euh spéciale ! Un agréable moment de lecture dans lequel on retrouve avec plaisir la plume de l'auteur, son humour, son érudition et surtout son esprit machiavélique.

Du même auteur : Le paradoxe de Vasalis



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mardi 23 octobre 2012

OUROBOROS de Franck Thilliez





ebook, chez chapitre.com
2,49 euros


Résumé :

L’Empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… L'auteur s'est amusé à suivre les règles d’un petit jeu d’écriture : donner corps à une idée en devenir depuis presque un siècle et demi, posée par Nathaniel Hawthorne - l’un des pères de la littérature américaine, dans un texte au nombre de signes limité.  

L'avis de Dup :

Charly, scénariste et dessinateur de BD s'est retiré dans un chalet isolé en pleine forêt montagnarde. Tout juste un petit village plus loin quasiment inoccupé, sans aucun commerce. Il se réveille le 15 octobre, il a un trou de mémoire de quinze jour. Il se souvient juste d'être venu s'installer là le 1er octobre avec un stock de nourriture et de whisky pour tenir un siège. Et bien sûr tout son matériel pour dessiner.
Par terre des cadavres de bouteilles vides, des sacs poubelle s'entassent, et dans l'âtre de la cheminée les restes calcinés des dessins du tome 3 d'Ouroboros, pour lequel il est venu s'isoler. Un seul dessin y a réchappé à moitié. On y voit Teddy, son personnage flic qui lui ressemble tant, accroupi tenant une enveloppe kraft avec une inscription dessus. Une impression de déjà vu le tenaille...
Il remarque également que l'album photo de son mariage est ouvert à côté de lui et une photo bien étrange s'y est glissée. Une empreinte sanglante d'un pied nu. Encore un sentiment de déjà vu. Sur cette photo, il reconnait son écriture. Il est inscrit " La suivre au long d'une rue ".

Et il se souvient. Mais ses souvenirs s'emmêlent. Est-il Charly ou Teddy ? Est-ce Sullivan qui le manipule ? Sullivan, c'est le grand méchant tueur en série dans les tomes précédents. Et même ce décor, est-il réel ou créé par son feutre ou son crayon ?

L'embrouille créée par Franck Thilliez est magistrale, on s'enferme, on s'enterre avec Charly. Comme lui on est perdu psychologiquement. Les repaires temporaux, spatiaux volent en éclat. Cet auteur à le chic de manier les dates, les faits et ce n'est qu'à la toute fin que l'on se rend compte qu'il nous a complètement manipulé. Comme il l'a fait avec son personnage. Et que oui, comme l'Ouroboros, nous aussi on se mord la queue.

Du grand art. A lire de toute urgence, d'autant que cette nouvelle ne vous prendra qu'une bonne demie-heure de lecture. En tout cas bien moins que d'écrire cette chronique :P



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vendredi 5 octobre 2012

LE LIVRE QUI REND DINGUE de Frédéric Mars





94 pages
ebook de Story Lab
3,99 euros


Résumé :

C'est le plus grand best-seller de tous les temps. Le livre raz-de-marée. En quelques semaines, il se vend à des centaines de millions d’exemplaires, le monde entier est subjugué. Mais bientôt d’étranges phénomènes frappent les lecteurs…



L'avis de Dup :

Voilà bien un titre qui interpelle ! On a envie, cela titille et en même temps on se dit "mince, et si c'était vrai ?". Piège ou pas piège ? Mais bon, c'est du Frédéric Mars tout de même, il ne nous ferait pas ça ! Quid de ses prochains romans s'il nous rendait tous maboules ? Il me semble qu'il a une trilogie YA en cours. Puis moi j'attends avec impatience un autre thriller choc comme Non-Stop !

Bref, je me lance dans cette lecture...confiante malgré tout. Quel régal ! Tout de suite on se marre, certains passage sont vraiment hilarants.

Il y a une thèse à écrire sur la méchanceté du lecteur attentif. Le bon lecteur est distrait, il surfe sur les phrases, il se refout de l'indice 12, il emprunte Gala à sa voisine, il file une baffe à son gosse, il va chercher une bière, il reprend deux pages, il va pisser dans la mer et il vous remet au lendemain. Voilà le bon lecteur, pas chiant, pas exigeant, toujours content de vous retrouver. :))

Mais si le ton est volontairement bon enfant, on se rend vite compte qu'on passe des fous rire aux sourires, puis on ne rigole plus du tout. Au contraire, on se pose pas mal de questions.

Le tout jeune auteur de ce fameux ¿ , au titre imprononçable, participait juste à un atelier d'écriture en fac. Lorsque vient son tour de lire devant les autres sa prose en plein amphi, c'est le silence total. Tout le monde s'en va, pas un seul commentaire. Mortifié, il pense que son texte est d'une crasse pas possible. Mais c'est en fait tout l'inverse. Chaque participant était juste abasourdi et se demandait comment l'auteur pouvait savoir autant de choses sur sa propre vie ...

Et très vite on va en entendre parler, avant même qu'il soit imprimé, vendu. Ensuite il va se vendre comme des petits pains, un chiffre de vente exponentiel, rafler tous les prix, du jamais vu. La description des prix littéraires par Frédéric Mars vaut d'ailleurs son pesant de cacahuètes !!! Pourquoi un tel succès ? Une espèce de magie des mots : chaque lecteur y trouve ce qu'il a envie, ce qui lui correspond le plus. Et là on se dit, et moi qu'y trouverai-je ?

Seulement voilà, et si celui qui le lit a des envies suicidaires, ou pire des envies extrémistes ? Parce qu'en plus il semble que plus on le lit, le relit, car oui ¿ devient addictif, et plus on y trouve autre chose de plus profond en soi. Il creuse, dévoile une face cachée, pas toujours reluisante...

Je ne vais pas en dire plus, à vous de découvrir cette petite pépite. ¿, le livre qui rend dingue, est une friandise qui se dévore en très peu de temps, il est divertissant sans être léger, le tout en moins de cent pages, moi je tire mon chapeau bien bas !



jeudi 3 mai 2012

Une info intéressante...



Même si elle ne concerne que Paris - Ile de France *




Etude sur les Usages de lecture et pratique d’achat de livres numériques en France *




Bonjour,

Le MOTif, observatoire du livre et de l’écrit (Conseil régional d’Ile-de-France), et le Médialab, laboratoire de recherche (Sciences Po. Paris), se sont associés pour mener à bien une étude portant sur les usages du
livre numérique.

Quelles sont vos habitudes de lecture numérique ? 
Quels types de livres et sur quels appareils lisez-vous ? 
Quels sont vos critères de recherche, de sélection et d'achat ? 
Quelles contraintes rencontrez-vous lors de la navigation sur les sites marchands de livres numériques ? Comment gérez-vous votre bibliothèque personnelle ? 
Quelles sont les différences avec vos pratiques de lecture papier ? 

etc. : nombreuses sont les questions que se posent aujourd'hui les auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires et auxquelles le MOTif et le Médialab tentent d’apporter des réponses.


Afin de mener à bien cette étude, nous souhaitons interviewer des personnes ayant déjà une pratique de lecture de livre numérique (toutes modalités confondues : achat à l’unité, par abonnement, location, streaming, etc., sur divers appareils, liseuse, tablette etc.).


Accepteriez-vous de nous rencontrer pour nous faire part de vos habitudes de lecture et d'achat de livres numériques ? L’entretien (durée d'une heure environ, face à vos appareils de lecture usuels) se déroulera dans un lieu et à un moment à votre convenance. Les données de l'étude seront entièrement anonymisées et ne feront en aucun cas l'objet d'un archivage ou d'une exploitation commerciale par qui que ce soit ; elles ne seront transmises à aucun tiers.

Si vous êtes d'accord pour participer, vous pouvez contacter Maxime Crépel (chargé de recherche au Médialab ) par téléphone (06.20.90.34.30) ou par mail (maxime.crepel@sciences-po.org
ou Audrey Lohard (chargée de recherche au Médialab) par téléphone (06.80.44.20.69) ou par mail

Nous vous remercions par avance pour votre participation à cette étude.


Le MOTif et Le Médialab


*  à moins qu'ils proposent des entretiens téléphoniques... 

mardi 17 janvier 2012

PSYCHINDUS de Thomas Geha





format epub
3.23 euros
en commande pour l'instant ICI, et bientôt partout ;)



Pour la présentation, c'est

Ce recueil de nouvelles se dévore. Je voulais me délecter et j'ai fait la grosse gourmande. Lu d'une traite ! En parler en revanche va être une autre paire de manches. C'est un exercice bien difficile que de chroniquer des nouvelles... 
En parler sans spoiler, 
En parler sans saouler avec un billet trop long si on détaille chacune des sept nouvelles. 
Alors j'ai choisi de n'aborder ici que mes trois préférées.

Psychindus :

Karo et Tomas dansent à en jouir, la psychindus agit mieux qu'une drogue. La psychindus c'est la zique créée par Didjee-Die, au Vortex, la boite de nuit à la mode. Tous les soirs le Vortex est bondé, tout le monde veut sa dose. Or la psychindus ne s'écoute qu'en live, il n'existe aucun enregistrement...
Un incendie éclate, se propage et c'est la panique, la bousculade, Karo et Tomas sont séparés et on bascule d'un monde réel à un monde de pixels et d'I.A !
Et même pour moi, ça passe comme une lettre à la poste ! :))
Nouvelle construite à la façon d'un scénario, où les scènes alternent entre chaque personnage. Et toujours le langage direct, accrocheur de Thomas.
Tomas. Je reste con, bouche ouverte, planté au milieu des flammes, immobile bûche qui se regarde consumer. Les yeux de ma Karo brillent, je sais que son esprit cafouille. (...)  Dernier regard droit dans les yeux. Il ressemble à un adieu. Merde Karo. Ou merde moi. 


Ernie Carb Hammet :

Ma préférée je crois, et c'est frustrant car il me semble bien difficile d'en parler sans spoiler. Je vais juste vous mettre un extrait que j'ai adoré et vous comprendrez très vite jusqu'où va l'imagination de l'auteur.
Je re-situe vite fait l'action.
Ernie est un policier du futur, il s’entraîne pour la n-ième fois sur un exercice virtuel. Il est connecté, l'IA de la police lui balance les infos: le chien, la femme, la cabane. Mais encore une fois, la mission ne se passe pas comme il faut et il se fait capturer par la femme. En plus cette femme, elle n'avait même pas un flingue, comme dans ces vieux films idiots où les détectives ne se servaient que de leur cerveau pour résoudre une énigme ! ;)  Bref, Ernie est capturé et interrogé par un homme en pardessus et chapeau gris.
"Bonjour, mon nom est Philippe Marlowe. Vous avez sans doute pu admirer mes prouesses dans Le  grand sommeil d'howard Hawkes. Veuillez vous asseoir."
Ernie : Gné ??? ( ça c'est moi qui traduit...)
"Voyons, restez calme Monsieur Hammet. Vous êtes aux mains de la Ligue de Résistance Culturelle, section Polar."
Excellent ! Il y a un décalage énorme entre le futur d'Ernie et le passé (le nôtre), c'est à lire de toute urgence !

La dernière mendiante :

Ma préférée aussi ! J'ai explosé de rire.
Courte, brève et une chute... euh inattendue !!!!!!
Je l'ai faite lire à mon fils, il a fait comme moi : arrivé à la fin...il l'a relue. Je suis sûre que si je choppe mon deuxième fiston, le scénario sera le même ! :))

Et j'ai découvert un des complices de Victor Dixen :)) ...

Si vous ne connaissez par Thomas Geha, ce qui m'étonnerait, venez le découvrir à travers son itv sur Bookenstock !
Tome 1
Tome 2
Tome 3