samedi 3 avril 2021

Second volet de L'ITV de Paul Beorn


SECOND VOLET DE L'ITV DE PAUL BEORN

Pour relire le premier épisode c'est par ICI



Pour bien profiter de ce texte, je vous conseille d'aller relire celui de son premier "Mois de" ;)


Dup — Cette fois, j’espère que c’est la bonne. 

Elle pousse la porte de l’auberge.
    Phooka— Tu parles. Ça fait trois ans qu’on le cherche.
Dup — Prépare les menottes, au lieu de ronchonner.
    Phooka — Purée, il y a foule dans cette auberge.
Dup (chuchotis) — On interroge les clients. Commence par le barbare, là, dans le coin. 
    Phooka — Tu es sérieuse ? Ce type fait deux mètres cinquante et il a une hache à deux mains dans le dos. 
Dup — Beorn adore les guerriers avec des haches, c’est son côté Gemmel. Il lui a peut-être parlé. 
    Phooka s’avance jusqu’au barbare. C’est une montagne de muscles, ses bras sont couverts de cicatrices et de tatouages. Elle lui colle sous le nez un portrait de Beorn. 
Dup — TOI AVOIR VU LUI ? 
    Barbare — Gente dame, jamais n’ai-je vu cet ours de ma vie. 
Soudain, Dupinette se glisse derrière lui et abat un filet sur sa tête. 
    Barbare — Au secours ! 
    Phooka — Tu es folle ? Qu’est-ce qui te prend ? 
Dup — Passe-lui les menottes, vite ! 
Phooka attache le barbare à la chaise. D’un air soupçonneux, elle ôte son casque à cornes, puis sa hache, puis sa cotte de mailles, puis ses faux muscles, puis les coussins de rembourrage dessous. Finalement, il ne reste qu’un petit nounours apeuré. 
Dup — Bingo ! 
    Phooka — Trop forte ! Comment tu as deviné que c’était lui ? 
Dup — Il mangeait une tablette de chocolat aux noisettes. Et il avait un tatouage « I  💓Tolkien » sur l’épaule. 
    Phooka— Alors, monsieur Beorn ? On se cache parce qu’on a laissé ses lectrices et ses lecteurs mariner trois ans pour son tome 2 de Calame ? 
    Beorn — Je vous reconnais ! Vous êtes les deux folles qui enferment les auteurs dans une cave pour les faire parler ! Vous m’avez déjà torturé une fois ! 
Dup — Ouais. Et on va recommencer.


♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥



Régina / Élodie :

Bonjour.
Je trouve ça toujours génial quand c'est un auteur que je connais et apprécie déjà qui est invité au mois de, mais le soucis c'est que du coup j'ai l'impression d'avoir déjà poséw toutes mes questions la fois précédente et lors des multiples rencontres aux Imaginales... Bouh. Mais comme j'ai eu droit à un poutou je me dois de poser de nouvelles questions. Justement on ne peux plus faire de poutoux, gestes barrières tout ça. Quelles ont été les conséquences des confinements et de la pandémie en général sur ton travail d'écrivain ? tes routines et inspirations et évidement les ventes de tes romans et annulations des rencontres.

Paul Beorn :

Ah ah ! Tu verras, les questions engendrent des questions !

Pendant le (premier) confinement, je n'avais pas grand chose à faire pour mon travail alimentaire, mais j'avais trois enfants à la maison donc ça ne m'a pas beaucoup aidé. En revanche, l'annulation de tous les salons m'a coupé des copains et des lecteurs, et les rencontres scolaires ont été presque toutes annulées (sauf quelques unes que j'ai faite en visio, c'était un peu étrange). Moins de revenus, moins de lien social.

Le pire, ça a été pour les ventes : Calame tome 1 est sorti en poche en mars 2020 et toutes les librairies étaient fermées, c'est ce qu'on appelle une catastrophe commerciale. Mes relevés de ventes pour 2020 sont effrayants, rien ne s’est vendu, je n’avais jamais vu ça.

On va croiser les doigts pour que le tome de Calame 2 donne aussi envie aux gens de découvrir la série (mais ce 3ème confinement à une semaine de la sortie du bouquin, cela ne va pas aider...).

Bref, je ne me plains pas, j'ai un second métier. Les choses ont été bien plus dures pour ceux qui ne vivent que de leur plume.



Zaphrina :

J'ai commencé hier soir "Calame" et ça sent hyper bon. Et aujourd'hui, je suis passée en librairie (je sais. C'était une mauvaise idée pour mon compte bancaire). "La dame aux murs" était là. Je ne pouvais pas le laisser là. Du coup, il a rejoint ma grande PAL.

Paul Beorn :

Je vois que tu fréquentes des lieux de perdition.

Merci pour ces achats. J'espère que la plume de Silène te plaira.



Dup :

Bonsoir Paul,
Je m'étais dit que je réserverai mes questions pour un moment de creux, mais voilà, je suis trop curieuse !
Moi ce qui m'épate c'est ta façon de t'adapter à n'importe quel lectorat. Parce que quand je compare "14-14" pour jeune ado et "Le jour où..." (que je viens de finir) qui est clairement pour ado bien mûr, je suis admirative. Tu as toute la fourchette d'âge à la maison c'est ça ? Est-ce à dire que dans quelques temps tu vas nous écrire du Young Adult ?

Paul Beorn :

Je suis content que tu le fasses remarquer. Oui, je suis un touche à tout, c'est ce que j'aime.

Je me souviens, après le succès de 14-14 (plus de 100 000 ex vendus, acheté dans douze pays étrangers), Alain Névant de chez Bragelonne nous avait dit, à Silène et à moi quelque chose comme : "un succès pareil, c'est très rare. Ecrivez des suites et ça se vendra comme des petits pains." Il avait sans doute raison.

Si j'avais eu besoin d'argent, je serai peut-être riche et célèbre aujourd'hui, à boire du champagne sur un plateau télé pour présenter le 12ème tome de 14-14. Mais j'ai déjà un métier pour me nourrir. Écrire pour moi, c'est autre chose, c'est mon identité, ma nature. J'écris par amour des romans.

Donc j'écris l'histoire qui me plaît, celle qui fait naître des papillons dans le ventre et peu importe si elle ne ressemble pas à la précédente : pour ado ou adulte, dur ou doux, fantasy ou fantastique, tout seul ou à 4 mains... Je n'ai aucun suivi, ce qui est désastreux commercialement. Mais tant pis, c'est ce que j'aime. Tiens, en fin d'année, je sors un livre dont vous êtes le héros chez Rageot. Encore quelque chose que je n'avais jamais fait.


Dup :

Ooooh, ça m'interpelle beaucoup cette histoire de roman dont vous êtes le héros ! J'ai déjà lu des BD sous ce format mais jamais de roman. Comment ça se passe en livre pour le lecteur ? Est-ce le personnage qu'il choisit d'être ou le choix d'une option d'intrigue plutôt qu'une autre (j'espère que je suis claire :S) ? Et donc dans ton livre, tu renvoies vers d'autres pages, c'est ça ?
Du coup, cela revient à écrire plusieurs livres en un seul non ? Mais j'y pense, ça nous permet aussi à nous lecteur d'en lire aussi plusieurs, trop biiiiien !!!!!!!!!
Peux-tu nous expliquer comment tu gères ça, ce n'est pas trop prise de tête ?

Et puis, je te rappelle que c'est zéro joker sur Bookenstock, alors, vas-tu nous écrire aussi un jour du Young Adult ? J'ai bien vu que tu essayais de passer à côté hein ! :)

Paul Beorn :

Le livre-jeu est en pleine explosion, on voit apparaître toutes sortes d’innovations qui viennent des jeux videos et des escapes games (le jeu Unlock, par ex).

Les enfants qui ont lu ces livres dans les années 80/90 sont devenus parents et les rachètent pour les lire avec leurs enfants (je suis un specimen : l’un de mes enfants refuse de lire autre chose).


La lectrice ou le lecteur suit un personnage et à la fin de chaque paragraphe, elle ou il peut choisir entre différentes options proposées.

Charly a un contrôle de math et il n’a pas appris sa leçon. Est-ce qu’il se résigne à avoir un zéro ? Allez au paragraphe 117. Est-ce qu’il copie sur la nouvelle, cette fille bizarre qui vient de s’asseoir à côté de lui ? Est-ce qu’il cache le bouquin de math sous son pull et demande à aller aux toilettes ? Et ainsi de suite, chaque choix embarquant Charly vers d’autres embranchements. Bien sûr, comme c’est du Paul Beorn, ça tourne vite aux combats à l’épée, aux dragons et aux magies à développer pour son personnage. On ne se refait pas !

Les choix du personnage (est-ce que tu attaques cet orc ? est-ce que tu essayes de le convaincre de te laisser partir ?) entraînent des augmentations possibles de certaines magies (tu peux cocher une case en magie de combat / une case en magie de cœur).

Donc oui, on peut relire le livre plein de fois et ce ne sera jamais tout à fait le même. Maintenant, il ne faut pas se leurrer : derrière les choix, l’auteur a prévu une histoire et même si les péripéties ne seront pas les mêmes, elle avancera forcément dans une direction déterminée (eh oui, tout est écrit !).

Pour répondre à ta question, je me suis retrouvé dans ce livre-dont-vous-êtes-le-héros (LDVELH) comme un poisson dans l’eau et j’ai trouvé ça génial à écrire. Ce que je voulais surtout, c’est que ce soit une vraie histoire, avec un style, une progression du personnage, du conflit, des choix moraux… Un roman, donc.



Le Young adulte ? Oh pardon ! J’avais zappé ça. Je retire mon Joker.

Si, m’dame, j’ai aussi écrit en « young A ». Bon, à vrai dire, personne ne sait exactement ce que veut dire « young Adult », chaque éditeur a sa définition, mais je pense que

Le jour où… est pile dedans.


Et ça tombe bien : il a été réédité en poche en mars 2021 pour 7€90 et il est dans toutes les bonnes librairies !!!

(si vous utilisez un bloqueur de publicité, paf, celle-là vient de passer au travers)

 


SK :

Je dois dire que je trouve tes réponses très honnêtes et surtout très réjouissantes. Oui, avoir un métier alimentaire (et si possible qu'on aime aussi) c'est certainement un frein à l'écriture mais aussi une libération, tu écris ce que tu aimes, ce que tu choisis, tu n'es obligé de suivre aucun mouvement, aucune mode, et le résultat est là (peut-être pas en ventes mais en retours de lecture) pour prouver que c'est un modèle qui fonctionne. J'aimerais savoir quels sont les auteurs et autrices qui t'inspirent ou du moins t'accompagnent. As-tu eu le déclic de l'écriture après une ou des lectures ou est-ce qu'au contraire ton besoin d'écriture est déconnecté de tes lectures mais peut-être lié à d'autres expériences?

Paul Beorn :

Oui, le résultat est là. Ou du moins celui que je souhaitais : je trouve toujours un éditeur pour publier mes textes, j’ai toujours des lectrices et des lecteurs. Je suis donc un auteur heureux.

Des auteurs qui m’ont inspiré ? Tolkien est sur un piédestal, pour moi. Pas très original, je sais, mais c’est ainsi. Ma mère nous a lu « Bilbo le hobbit », à mes frères et sœur et à moi, quand j’avais cinq ans. Ce livre a changé mon identité et ma vie, je suis devenu auteur à ce moment-là. (« Beorn » est un personnage de ce roman, et pardon pour ceux qui ont vu les films, je ne parle ici que du roman, ces films n’EXISTENT PAS à mes yeux :p )

Bien sûr, c’était une lecture d’enfance. Un livre, une époque de la vie. Une rencontre. J’aurais peut-être détesté le livre si je l’avais lu à 30 ans, mais je l’ai lu à 5 et c’était magique.

Bien sûr, il y en a eu beaucoup d’autres ensuite : Roald Dahl, que j’ADORE, et que je relis même adulte. Robert Merle, aussi. Et puis bien sûr Rothfuss, Gemmell, Robin Hobb, Jaworski, Damasio, Gabriel Katz, GRR Martin, Abercrombie et pardon, je ne peux pas tous les citer, il y en aurait énormément.



Pour l’anecdote, quand j’ai écrit Calame, la scène d’ouverture n’existait pas et je voyais qu’il manquait quelque chose. C’est en lisant « Servir Froid » que quelque chose s’est débloqué et que j’ai écrit le premier chapitre. Les romans des autres me nourrissent et m’apprennent énormément et me nourrissent, (même ceux que je n’ai pas aimés : ils m’apprennent ce que je ne veux pas faire).


Fantasy à la carte :

Hello Paul, comme tu as un autre métier, tu arrives à écrire un peu chaque jour ? Tu es du genre à écrire la nuit ? ou tu écris que lorsque tu es inspiré et/ou que tu as du temps ? Tu as un carnet que tu emmènes partout pour noter tes idées?

Paul Beorn :

Oui ! Quand je suis sur un manuscrit, j’essaye d’écrire un peu chaque jour, au moins une ligne, pour ne pas perdre le contact avec le texte. De cette façon, mon esprit continue d’y travailler tout seul en arrière plan, d’y rêver, d’y revenir toute la journée.

Sinon, oui, j’écris souvent la nuit.

Depuis deux ans, j’ai pu prendre un temps partiel, aussi : j’ai mon vendredi pour écrire. C’est le bonheur.

Un carnet ? J’en avais un, pendant longtemps, c’est vrai. Maintenant je mémorise. Je me suis rendu compte que ça marchait mieux pour moi : quand j’essaye de retenir une idée et de m’en souvenir plus tard, elle me revient avec pleiiin de développements en plus. ^^

En revanche, oui, je note chaque soir les idées que j’ai pu avoir dans la journée. Oublier une bonne idée, c’est une perspective qui me fait froid dans le dos, brrr…



 La suite de l'interview c'est PAR ICI



13 commentaires:

  1. Ooooh, ça m'interpelle beaucoup cette histoire de roman dont vous êtes le héros ! J'ai déjà lu des BD sous ce format mais jamais de roman. Comment ça se passe en livre pour le lecteur ? Est-ce le personnage qu'il choisit d'être ou le choix d'une option d'intrigue plutôt qu'une autre (j'espère que je suis claire :S) ? Et donc dans ton livre, tu renvoies vers d'autres pages, c'est ça ?
    Du coup, cela revient à écrire plusieurs livres en un seul non ? Mais j'y pense, ça nous permet aussi à nous lecteur d'en lire aussi plusieurs, trop biiiiien !!!!!!!!!
    Peux-tu nous expliquer comment tu gères ça, ce n'est pas trop prise de tête ?

    Et puis, je te rappelle que c'est zéro joker sur Bookenstock, alors, vas-tu nous écrire aussi un jour du Young Adult ? J'ai bien vu que tu essayais de passer à côté hein ! :)

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  2. Je dois dire que je trouve tes réponses très honnêtes et surtout très réjouissantes. Oui, avoir un métier alimentaire (et si possible qu'on aime aussi) c'est certainement un frein à l'écriture mais aussi une libération, tu écris ce que tu aimes, ce que tu choisis, tu n'es obligé de suivre aucun mouvement, aucune mode, et le résultat est là (peut-être pas en ventes mais en retours de lecture) pour prouver que c'est un modèle qui fonctionne. J'aimerais savoir quels sont les auteurs et autrices qui t'inspirent ou du moins t'accompagnent. As-tu eu le déclic de l'écriture après une ou des lectures ou est-ce qu'au contraire ton besoin d'écriture est déconnecté de tes lectures mais peut-être lié à d'autres expériences?

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  3. Hello Paul, comme tu as un autre métier, tu arrives à écrire un peu chaque jour ? Tu es du genre à écrire la nuit ? ou tu écris que lorsque tu es inspiré et/ou que tu as du temps ? Tu as un carnet que tu emmènes partout pour noter tes idées?

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  4. Regina Falange5 avril 2021 à 11:59

    Je commence Calame tome 1 youhou. Comme ça fait 3 ans qu'il attend son tour dans ma pal, j'ai le beau gros grand format, depuis le poche est paru, est en changeant de taille, il a aussi changé de tête. Que penses-tu des deux couvertures ? As-tu une préférence ? D'ailleurs participes-tu aux idées de couvertures ou sur le choix final ?

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  5. Bonjour Paul, ouah je suis très impressionnée par ta capacité de mémorisation. Restons sur la thématique de l'écriture, tu fais un plan au préalable ou tu écris au fur et à mesure que les idées viennent ?

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  6. J'ai repris ma lecture de "Calame". Je sais je suis longue mais mon boulot me prend aussi mon samedi (factrice) même si je suis dégoûtée. J'aurai du avoir mon samedi mais en haut lieu ils ont refusé. Pas assez de personnel. enfin, je rentre pas dans les détails. On s'en fout. J'adore Maura. Et la construction de l'histoire est juste parfaite. Honnêtement, vous concernant, je n'ai aucune inquiétude. C'est pour moi une valeur sûre. Pour Silène Edgard, j'avais déjà lu "14-14" que j'avais adoré. Et pour dire, je m'en souviens encore.

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  8. Je viens de télécharger le tome 2 de Calame ! Merci <3 Je m'y mets tout de suite. Vive les vacances ;) ET je reviens ensuite pour plus de questions.

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  9. Bien reçu ce jour Calame 2 merci. Lecture mise en urgence

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  10. Merci déjà d'ouvrir le tome 2 sur les aventures de Grante ;) J'adore l'idée du Calame. La croyance qui crée l'existence. C'est le cas du lapin de Pâques, du père Noel, des dieux et des légendes en général... du coup, une question personnelle à laquelle tu n'es évidemment pas tenu de répondre si elle te parait trop privée: Es-tu croyant ou spirituel ou pas du tout (ce qui est mon cas mais ne m'empêche pas d'apprécier le Calame et les légendes) et est-ce que cela influence ta facon d'écrire?

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  12. Je reviens après avoir lu Calame 2 d'une traite, quasi-boulimique ;) Heureusement que je suis en vacances. J'ai adoré mais il m'a fallu quelques chapitres pour vraiment être à l'aise. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans parce que la violence des panthères contre les autres femmes m'a fait l'effet d'une douche froide. J'ai compris par la suite que c'était nécessaire pour les faire évoluer ensuite et étudier toutes les facettes de leur haine et de leur motivation, mais dès le début comme ca, c'était trop pour moi. Mais après que du bonheur. On vibre avec Maura et les autres personnages, on pleure avec le conteur, on avance vraiment avec les personnages. Et la fin ! Quel bonheur :) Bref, merci. Bon, d'accord, ce n'est pas une question.

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