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jeudi 1 février 2018

STAN KURTZ : NOUVELLE DONNE de Marc Falvo





 Fleur sauvage Éditions
220 pages
9 euros


4ème de couv :

J'ai jamais cru aux amnésies foudroyantes...
Jusqu'à ce que ça m'arrive.
Le jour où on se réveille en pleine nuit sans plus se rappeler ni quoi ni qu'est-ce, entouré d'hôtes peu avenants et avec une seule pompe, ça commence à sentir le cramé.
J'ai raison ou j'ai raison ?


Stan Kurtz. Trente-trois ans. Détective. Gueule d’ange. Une main de fer dans un gant de plomb, coincée sous un chapeau mou. J’en ai vu des affaires bigleuses – voire louches – mais celle-ci décroche la palme… De quoi enchaîner les sueurs froides. Quand on court après sa mémoire, les loulous, il y a pas à chiquer. Faut espérer le meilleur et s’attendre au pire.





Ce roman a atterri dans mes mains "sponsorisé" par Michaël Moslonka. Michaël qui est toujours auteur, que l'on a reçu ici même pour un mois de. Ce roman était un coup de cœur pour lui, donc il fallait que je découvre ça.

Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de polar, lui préférant inconsciemment dans mes choix de lecture son petit - ou grand, selon le parti que l'on prend - frère. Cette lecture je l'avoue confirme mon choix car même face à un bon polar, ce qui est le cas ici, je ne vibre pas. Il me manque les grosses décharges d'adrénaline que procure le thriller. 

Stan Kurtz est apparemment le personnage récurrent de Marc Falvo car il fait souvent référence à son passé, ses anciennes affres sentimentales et ses affaires précédentes jalonnent le récit actuel. Celles-ci sont cependant développées lorsque cela s'avère nécessaire à l'intrigue qui nous préoccupe aujourd'hui. Tout d'abord parlons de ce personnage principal.

Stan Kurtz est détective privé. Il travaille à son compte, son bureau est son appartement. On ne peut pas dire que les affaires marchent du feu de Dieu : le frigo est bien souvent vide et la cafetière attend la poudre manquante pour fonctionner. Aussi va-t-il plus souvent qu'à son tour dans le bistrot d'en face. C'est le seul à lui faire encore crédit, le patron étant ce qui se rapproche le plus d'un ami.

Pas rasé, une cigarette au bec, un chapeau mou et un vieil imper tout froissé… L'image dans ma tête a été immédiate : Colombo, même si ce dernier tournait au cigare. Bref, une image ringarde dont je n'ai pas réussi à me défaire malgré l'humour de l'auteur présent à chaque page.

Stan Kurtz se réveille dans un commissariat, au milieu de pochetrons qui n'ont pas encore cuvé. Il lui manque une chaussure, et il ne sait absolument pas ce qu'il fait là. Il n'en saura pas plus lorsque les flics vont le relâcher, si ce n'est qu'il est dans une ville qu'il ne connaît pas et que son "chez lui" est bien trop éloigné pour y retourner à pied, dont un est nu. Et bien sûr il n'a pas un centime en poche !

Les déboires et les péripéties commencent alors, simplement pour regagner ses pénates, mais se poursuivent encore et encore, jusqu'à la fin de cette histoire, de ce roman, de ce volume. Pourquoi tant de ratures ? Tout simplement parce qu'une fois achevées les 220 pages de ce volume, on se rend compte que seule une petite partie de l'intrigue est résolue et que forcément il va y avoir une suite. Du polar en diptyque ou en trilogie ?!? Je dois vous avouer que c'est complètement frustrant.

La narration est spéciale également, avec un personnage principal qui s'adresse directement à ses lecteurs. « Ben mes Loulous, vous savez quoi ? ». C'est le vouvoiement du pluriel car il est clair vu le ton du discours que ce serait du tutoiement au singulier. Ça passe ou ça casse. Personnellement ça a plutôt cassé… je ne suis pas sa Louloute. Ça, et les running blagues m'ont exaspérée, et pourtant… Et pourtant je dois reconnaître que l'auteur m'a fait sourire souvent, voire rire franchement parfois.

Du coup, je ne sais que penser, que conclure au sujet de ce Nouvelle donne. Ce n'est pas un avis mitigé non. J'ai à la fois aimé, et à la fois détesté. Ma foi, si le ton direct ne vous dérange pas, ce roman vous procurera un agréable divertissement, d'autant qu'il est enlevé, le rythme est rapide sans franchement de temps mort. Bref tout ce qu'on demande à un polar n'est-ce pas ?

 

Un T/P pour le challenge de la Licorne



mercredi 9 septembre 2015

Le nouveau Michaël Moslonka est sorti



Notre MMM's , c'est à dire MICHAËL MOSLONKA, 
baptisé ainsi depuis son Mois2 parmi nous
fait encore parler de lui

Le 11 septembre sortira

CETTE PERSONNE QUI N'AIMAIT PAS LES CHIENS



Éditions Fleur Sauvage
392 pages
19,80 euros


4ème de couv :

Un chien crucifié, près d'un clochard qui lit.

Le nom d'un ancien flic sur la médaille du collier.

Un détective privé, dépressif, et sa jeune secrétaire disparue.

Un policier impitoyable...

Et la folie de l'être humain. 



MMM's, c'est aussi, sur Bookenstock :


jeudi 18 septembre 2014

L'OEUVRE DE SANG de David Lecomte





Éditions Fleur Sauvage
240 pages
17 euros


4ème de couv :

Mon premier tue.
Il photographie ses victimes et s'apprête à exposer des clichés envoûtants.
Mon second se rapproche du premier.
Il fuit une réputation démoniaque et cherche à comprendre le pourquoi de ses mystérieux pouvoirs.
Mon troisième, c'est les autres.
Les amis, la famille, et d'autres encore.
Mon tout est une oeuvre.



L'avis de Dup :

Voici un roman qui vient d'une petite maison d'édition du ch'nord : Fleur Sauvage. J'ai été mis en relation avec eux grâce à un auteur de cette région, Michaël  Moslonka que j'avais découvert via une autre petite maison d'éditions, Riffle Noir. En fouillant dans leur catalogue, ce roman a titillé mon intérêt par sa 4ème de couv énigmatique, mais aussi parce qu'il est décrit comme un thriller fantastique. Un assemblage des genres qui n'est pas pour me déplaire, et j'ai pensé immédiatement au grand Sire Cédric. Bon, soyons honnête, il ne tient pas la comparaison, Néanmoins j'ai été séduite par ce roman. Il est moins trépidant, moins stressant, mais il embarque quand même bien le lecteur. Il est surtout moins trash, moins gore et je pense que pas mal de gens apprécieront ce côté soft.


Paul Cardon, prof de math dans un collège de Lille est passionné de photographie. Alors qu'il est en vacances, il débarque par hasard sur une scène de crime. Une femme vient de tuer son mari avec une arme à feu. Un déclic ? Un instinct ? Paul, expert en combat rapproché, massacre la femme à coups de poings, la jette sur le cadavre de son mari, mitraille la scène et les alentours, puis met le feu à la maison avant de prendre la fuite. C'était il y a deux ans.

Après cette entrée en matière choc et speed, la vie continue piano, piano et le roman aussi. La rentrée, les copains, les amis, sa compagne qui lui annonce qu'elle est enceinte. Et de temps en temps, un petit meurtre et toujours des photos ! Or il s'avère que les prises de vue des alentours des scènes de crime, une fleur, un pavé, une mare de boue, sont de pures merveilles. Tellement qu'il va tenir une exposition dans une galerie d'art de Lille pendant les vacances de la Toussaint.
Ah, et j'ai oublié de dire : au collège, il a un nouvel élève, Jérémie. Un ado qui n'est autre que le fils et témoin de son premier meurtre, deux ans plus tôt... Et je ne vous en dirai pas plus car ce serait spoiler ce roman.

Le côté fantastique est très bien amené, appuyé par une thèse satanique apportant d'étranges pouvoirs à quelques personnages. Certaines scènes sont crédibles et donc bien flippantes. Mais le point fort de David Lecomte sont ses personnages. Ils sont nombreux, mais tous bien développés. Paul bien sûr, Claire sa compagne, Saïd son ami journaliste. Jérémie, sa grand-mère qui l'élève, Nadia sa petite copine. Même les personnages secondaires comme le directeur du collège, 50 balais, célibataire et toujours régenté par son bouledogue de mère. Ils ont tous un rôle, une part active dans le récit. L'auteur ne se focalise pas sur l'intrigue qu'il développe, il papillonne et nous fait suivre un petit bout de chemin aux côtés de chacun de ces personnages. Mais le tout est savamment dosé pour ne pas semer le lecteur, suffisamment intéressant pour tourner les pages afin d'en savoir plus.

Un tome de présentation en quelque sorte, comme un premier tome d'une saga de fantasy qui fait souvent office de présentation des personnages, du fonctionnement de la magie et du monde dans lequel va évoluer l'histoire proposée, . Et vous savez quoi ? C'est peut-être bien le but vu que c'est le premier tome d'une trilogie ! Ceci est donc fort prometteur, et j'espère bien vous parler de la suite un de ces jours. Et même si ce n'est pas un coup de cœur, j'ai beaucoup apprécié ma lecture et je vous le recommande.