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lundi 14 novembre 2011

UNE HEURE DE SILENCE de Michael Koryta




Editions Seuil Policiers
363 pages
21,50 euros


Résumé :

La mystérieuse propriété baptisée « La Crête aux murmures » et estimée à plusieurs millions de dollars, a longtemps abrité un étrange programme de réinsertion mené par Alexandra Cantrell, sœur d'un ponte de la mafia de Cleveland.
Le détective privé Lincoln Perry en apprend l’existence lorsque débarque dans son bureau Parker Harrisson — ancien détenu et « pensionnaire » de la Crête aux murmures — l'implorant de retrouver Alexandra, mystérieusement.
Déconcerté et embarrassé par l’instinctive méfiance que lui inspire son client, Perry décide de prendre l’affaire mais se rend vite compte que les os de Joshua Cantrell, l'époux d’Alexandra, ont été découverts au moment même ou Parker s’est décidé à faire appel à lui.
Coïncidence ? Sûrement pas. Pour régler ce dossier dont les pistes sont froides depuis des années, Lincoln Perry, aidé d’un autre détective, va devoir plonger le nez dans les enquêtes de la police mais aussi du FBI, et enfin résoudre disparition et meurtre au risque et au prix de sa vie.


L'avis de Dup :

Ultime lecture dans le cadre du jury Babélio - Seuil Policiers. J'avoue que j'ai démarré cette lecture avec un fort a priori, suite à mon expérience précédente avec Intrusion de Natsuo Kirino qui avait été somme toute bien soporifique. Mais ouf, ça-y-est, nous sommes réellement dans une trame policière. L'intrigue est posée dès les cinquante premières pages par Michaël Koryta.  Une vraie enquête pour son personnage récurrent, le détective privé Lincoln Perry. Avec de vrais meurtres, des meurtriers vrais de vrais, et même des vilains ritals mafieux. Alors contente la Dup ? Et bien non, déçue la Dup. Car du coup j'en attendais plus, j'attendais du peps, de l'action, passé ces cinquante pages. Je n'ai eu que des analyses de faits, de la cogitation.

Notre héros, Lincoln Perry, se retrouve bien malgré lui à élucider une disparition, pour un client, meurtrier avéré qui a purgé sa peine. Mais voilà, une disparition vieille de douze ans. Et on vient seulement de retrouver le corps, tué il y a douze ans. Douze ans cela fait beaucoup, cela veut dire plus d'indices, plus de traces, queue dalle ! Cela veut donc dire qu'il faut remonter le temps, éplucher les différentes enquêtes de l'époque, police, FBI. Bref, paperasserie, coups de fils, entretiens, déductions, mais peu d'action.

D'autre part, le personnage de Lincoln est assez sympa, il aurait suffit d'un rien pour que je m'y attache... Mais il se perd bien trop souvent en digression contre son métier, la peur du danger que celui-ci fait peser sur les épaules de ses proches : sa petite amie Amy et son co-équipier Joe. Il n'arrête pas de se questionner, de tergiverser, d'arrêter son enquête, de replonger, puis de baisser les bras à nouveau ! A force c'est pénible, parce que cela remplit une bonne partie du livre, et nous lecteurs on stagne. Une heure de silence bien longue à passer...

Le point fort de ce polar que je retiendrai malgré tout, c'est le côté complexe de l'intrigue imaginée par l'auteur. Elle est posée dès le début, ne se dénoue qu'à la fin ( heureusement me direz-vous !),  mais les tous  derniers rebondissements m'ont complètement surprise. Je ne la voyais du tout par là la solution, et ça, j'avoue que j'aime bien. Je garderai donc dans ma tête ce point positif et si d'aventure, je retombais sur un Michaël Koryta, il me suffira de quelques avis positifs ici et là pour replonger. 



vendredi 14 octobre 2011

INTRUSION de Natsuo Kirino



Editions Seuil policiers
276 pages
20,50 euros


4 ème de couverture :

Maîtresse sublime et anonyme du grand écrivain Mikio Midorikawa, O. hante les rêves de la jeune Tamaki, écrivain elle aussi. C'est une quête obsessionnelle, à la lisière de la fiction et de la réalité : cette femme mystérieuse, habillée d'un élégant manteau jaune, est le personnage-clé d'un roman autobiographique qui a fait scandale quelques années plus tôt, intitulé Innocent. Tamaki y puisera la matière de son prochain livre. Mais pour cela, elle doit comprendre qui est O.
Au fil de son enquête, Tamaki rencontre les personnages, réels ou fantasmés, d'Innocent. Elle croit retrouver O., se ravise, semble la reconnaître ailleurs. Ce défilé de femmes prend des allures de galerie grotesque et inquiétante, mirroir de ses propres angoisses, amoureuses et littéraires.


L'avis de Dup :

Apparté : 
Ce nom de Natsuo Kirino ne me disait rien du tout... oui j'ai déjà avoué par ici un léger problème avec les noms et prénoms de certains pays: polonais, scandinave, mais aussi japonais. Et pourtant, avant de démarrer ma lecture (oui j'épluche tout ) je vois en 1ère page, en tout petit en bas : Titre original : In. 1er chapitre, une note de la traductrice sur l'appellation de tous les chapitres de ce roman qui commence tous par "In" et qui dit que c'est fait exprès pour faire le pendant à un des romans précédents de l'auteur: Out.
Alors que je n'étais pas franchement emballée par ce résumé, mon coeur a été ragaillardi ! Out, je l'avais lu il y a 4 ou 5 ans, et j'avais plutôt bien aimé ce vrai polar à la trame très sombre.
Et aujourd'hui le jury Seuil Policiers me demande de chroniquer ce Intrusion...

Alors mon avis sur In :
Je ne comprends pas le choix de l'éditeur de publier ce livre sous l'appellation Policier. On a à faire avec un roman philosophique sur l'amour et la haine, la mort. Et autant le dire tout de suite, pas franchement ma tasse de thé. Pour tout avouer, je me suis franchement ennuyée...

Heureusement l'écriture de Natsuo Kirino est agréable, fluide, même si transparaît très souvent la rigidité typiquement japonaise. La retenue dans les dialogues, ils pensent certaines choses mais ne le disent pas, cela ne serait pas correct !

Tamaki Suzuki est écrivain, elle écrit un livre, "Innasouvi" qu'elle publie sous forme de feuilleton dans une revue. Ce roman cherche à expliquer la suppression de l'amour, un peu comme si elle voulait comprendre sa propre histoire d'amour qu'elle a vécu avec Seiji, son éditeur. Tous deux mariés, des enfants, ce double adultère n'a pas survécu et son explosion a forcément causé beaucoup de dégâts de chaque côté. La trame de son livre est l'étude du grand roman à succès, Innocent, de Mikio Midorikawa aujourd'hui décédé. 
Roman autobiographique, Mikio se met en scène et déballe de façon bien égoïste la période de sa vie où son couple et ses enfants en bas ages sont bousculés par la découverte de sa liaison avec une autre femme : O.
On va lire ainsi trois romans en un : celui de Tamaki, beaucoup de passages de celui de Mikio, et l'ensemble qui constitue celui de Natsuo...
Et Tamaki, engluée dans les débris de sa relation avec Seiji va faire une obsession sur cette O. Elle veut absolument découvrir l'identité d'O. et elle va donc interviewer plusieurs femmes, maintenant bien âgées, susceptibles d'être O.

Le côté philosophique de l'analyse de Natsuo Kirino m'a, euh... saoûlé. Un petit exemple, je l'ai choisi court, je suis sympa avec vous hein !
Extrait page 201
Après avoir dit cela, elle se rendit compte que l'art du roman consistait à rassembler tous les inconscients et à leur offrir l'axe temporel et la réalité d'une intrigue pour restructurer un inconscient global.  
Argh !

La seule chose qui m'a plu dans ce roman, c'est que l'on suit un écrivain et Natsuo Kirino au travers de cette Tamaki nous fait part de ses réflexions vis à vis de nous lecteurs. En voici un exemple :
Extrait page 159. Le contexte: Tamaki interviewe une vieille dame qui lui dit qu'elle a lu un de ses romans et que celui-ci l'a énervé...
Tamaki écoutait toujours en silence, mais elle se demandait si en tant que lectrice elle aurait osé exposer aussi brutalement son avis. Elle ne le ferait sans doute pas, parce qu'elle savait que, quoi que l'on puisse dire à un auteur, il ne change pas aussi facilement l'univers de ses oeuvres. Un auteur se fie uniquement à ce qu'il ressent. C'en est d'ailleurs effrayant.
En y regardant de plus près...c'est un peu ce que j'aurai dit à l'auteur ...  Et du coup sa réponse me chagrine encore plus ! En plus, il y a quand même un sacré grand écart entre l'univers de Out et celui de Intrusion. Bref...

Dans l'ensemble, cette lecture m'a été pénible. Les atermoiements constants de Tamaki sur son amour fini, ses questionnements sur la réalité en définitive de cet amour, du côté égoïste de celui-ci. Tantôt elle en accuse Seiji, tantôt elle, cela n'en finit pas cette recherche du moment où il y a eu véritablement "suppression de l'amour"... et ce n'est pas son enquête sur O. qui va arranger les choses.
C'est le quatrième livre que je lis pour le jury Seuil Policiers. Bilan : trois déceptions. Je dois en recevoir un autre prochainement...j'aviserai à ce moment là si je poursuis "l'aventure".

Livre lu pour :


vendredi 6 mai 2011

LES NEUF DRAGONS de Michael Connelly





Editions Seuil Policiers
404 pages
21,50 euros

Résumé:

"Rendez-vous donc service, Bosch, et laissez tomber. Nous sommes nombreux. Laissez tomber, bordel."

Au commissariat de police de Los Angeles, ce genre d'appel anonyme ne surprend personne, et surtout pas Harry Bosch : dépêché depuis peu sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois, il soupçonne des activités de racket des triades locales. En raccrochant il est convaincu d'avoir vu juste. Reste à le prouver... Le principal suspect s'obstine dans son silence, et l'inspecteur Chu, son coéquipier détaché de l'Unité des Crimes Asiatiques, ne lui semble pas franchement digne de confiance.
Préoccupé par l'enquête, Bosch n'a pas trouvé le temps de lire le message vidéo envoyé par sa fille la veille au soir. Elle a 13 ans et vit justement à Hong-Kong, avec sa mère. L'écran s'allume sur une vision d'horreur absolue. L'appel anonyme et le message de sa fille se télescopent soudain : le pire cauchemar de sa vie vient de commencer.

L'avis de Dup :


C'est avec plaisir que j'ai retrouvé l'inspecteur Harry Bosch d'avec qui j'avais "divorcé" depuis quelques années. La séparation aura donc été bénéfique. :)) J'avais découvert Michael Connelly avec l'excellent L'envol de l'ange. La personnalité de Bosch et la manière dont il menait ses enquêtes m'ont plus et du coup j'en ai lu plusieurs d'affilés... jusqu'à l'overdose.

Harry Bosch donc, toujours aussi rugueux, toujours aussi entier. Il ne supporte pas la médiocrité, la faiblesse et comme d'habitude il veut tout régenter, avoir tout sous contrôle. Il a beaucoup de mal à accorder sa confiance... mais le cours des évènements va l'y forcer.
Alors qu'il est plongé dans une enquête sur la mort d'un chinois à L.A., qu'il nage dans les pratiques mafieuses des triades et qu'il tient un suspect, lui parvient sur son portable une courte vidéo de sa fille 13 ans, prise en otage à Hong-Kong où elle vit depuis 6 ans avec sa mère.
Le chantage est clair et Harry doit s'en remettre à son équipe pour continuer de boucler le dossier, tandis qu'il fonce à l'autre bout de la planète pour retrouver sa fille. Et là-bas il doit encore faire confiance au nouveau compagnon de son ex pour l'aider sur le terrain. Ses sentiments pour son ex femme étant toujours exacerbés, c'est une rude épreuve. 
Oui, c'est beaucoup demander à notre inspecteur... mais voilà, c'est de sa fille qu'il s'agit, et là, la donne est différente. Il a la haine notre Harry Bosch mais il va se dominer : il faut 1) qu'il la retrouve 2) qu'il arrive à la rapatrier à L.A. et 3) qu'il règle ses comptes ensuite.

L'écriture de Michael Connelly est toujours aussi agréable à lire. Le style est fluide, sans longueur, les dialogues et les pensées de Harry percutent. Et comme d'habitude l'enquête est tordue à souhait. Le dénouement pour le moins inattendu.

Bref, un plaisir de lecture pour les amateurs du genre. Et je rajoute même que pour les amateurs de Bosch, le voir dans son rôle de père vaut franchement le détour !






lundi 4 avril 2011

LOSERS-NÉS de Elvin Post





Editions Seuil Policiers
305 pages
20,50 euros
Sortie prévue le 28/04/2011

Résumé:

Roméo est rangé des voitures : il a renoncé à dealer pour le compte de Sean Withers, le caïd local, et se contente désormais de vendre des livres et des revues d’occasion en compagnie de son nouveau patron, un ex-junkie nommé Vernon.
De son petit bout de trottoir sur la 6e avenue, à New York, Roméo voit beaucoup de choses… Et rêve un peu, par exemple à cette ravissante jeune femme qui vient tous les jours boire un café juste en face. Il s’inquiète aussi : son grand frère, resté fidèle à Withers, s’empêtre dans ses magouilles obscures, et sa mère, femme de ménage dans des locaux industriels, est maltraitée par son patron. Roméo ne sait que faire, il semble tout juste bon à constater le désastre qui s’annonce....Withers est de plus en plus colérique, soupe-au-lait, paranoïaque et semble devenu accro à un thé étrange, une décoction de plantes ayant manifestement des effets spectaculaires sur sa libido et son humeur… Que Troy, le nouveau caïd du quartier d’à côté ait déterré la hache de guerre n’arrange rien.
Les morts s’accumulent, le frère de Roméo est victime d’un coup monté, Withers s’énerve et panique, Roméo lui-même comprend qu’il doit réagir, tandis que l’inspecteur Murino s’obstine dans une enquête que son chef préférerait enterrer.

L'avis de Dup:

New-York, l'été, la canicule...ambiance étouffante.
La drogue, les dealers, les passeurs, les guetteurs... un trafic qui roule, qui rapporte. D'autant plus que depuis le 11 Septembre les finances du NYPD sont plus consacrées vers la lutte anti-terroriste. 

Une écriture agréable, sans fausses-notes. Un rythme bien mené avec des chapitres qui alternent entre les personnages principaux: Romeo Easley, ex guetteur et maintenant "rangé", vendeur de magazines d'occasions. Russley, son grand frère, dealer pour le caïd du secteur Sean Withers. Vivian, la petite amie de ce dernier. Et l'inspecteur Murino des stups, qui essaye tant bien que mal de faire son boulot: coincer Withers qui le nargue depuis pas mal d'années.

Mais, et oui, il y a un mais. Je n'aurai pas été jury pour Seuil Policiers, c'est un livre que j'aurai abandonné avant la fin. Un scénario plus que classique, pas de rebondissements, cette lecture m'a parue terne. Il m'a manqué quelque chose, de l'humour peut-être, je ne sais pas... Je n'ai pas réussi à accrocher avec un seul des personnages et du coup, je me suis ennuyée. Romeo tellement candide qu'il en est caricatural, Russley a plus les pieds sur terre mais a choisi la mauvaise voie, Sean le caïd dans toute sa splendeur, sûr de lui et du pouvoir de son fric qu'il étale, Vivian cruchonne au possible qui minaude sans arrêt et bêtifie avec son chien. Reste Murino avec ses beaux yeux bleus, mais non, lui non plus...en fin de compte le personnage que j'ai le plus aimé, c'est sans doute Vernon, le vieux SDF qui a pris Romeo sous son aile et fait de lui son "associé". Mais pas de chance, il est très en retrait dans cette histoire...

Dommage, car comme je le disais juste avant, l'écriture de Elvin Post est agréable, incisive. La part entre la narration et les dialogues équilibrée. Non, vraiment rien à redire. J'en conclus donc que je me relaisserai tenter par un autre livre de cet auteur un jour, afin d'infirmer ou de confirmer ma première impression.

Lecture faite en partenariat avec Babélio et les éditions Seuil Policiers




mardi 1 mars 2011

LES LECONS DU MAL de Thomas H. Cook


Editions Seuil Policiers
357 pages
21,50 euros
Sortie le 10 mars 2011



4 ème de couverture:

"Gâté par le sort, je n'ai pas su voir les ténèbres ni ce qu'elles dissimulaient."

Jack Branch est un fils de bonne famille, professeur dans un eptit lycée de Lakeland, Mississippi. Très impliqué dans son métier, soucieux de justice dans un pays encore marqué par la guerre de Sécession, il se prend d'affection pour un élève taiseux et renfrogné du nom d'Eddie Miller. Eddie se tient à l'écart de la communauté, résigné, écrasé par le poids de son ascendance: il est le fils du "tueur de l'étudiante", mort en prison quinze ans plus tôt. Le mal se donne-t-il en héritage ? Peut-on sauver les gens d'eux-mêmes ?
Pour libérer Eddie de son fardeau, Jack lui suggère de mener une enquête sur son père. Le maître et l'élève découvrent peu à peu un monde ou le bien et le mal se confondent, chargé de violence et de mirages : un monde de ténèbres.


L'avis de Dup:

Voilà un livre dont le démarrage m'a pour le moins décontenancé, au point de retourner l'ouvrage dans tous les sens pour vérifier qu'il s'agissait bien d'un "Seuil Policiers".

Dans un langage très soutenu, on suit le narrateur, Jack Branch, raconter le début de sa carrière de professeur engagé. Son histoire aussi, en tant que descendant d'une grande famille du Sud des Etats-Unis, dont le père continue à occuper ,seul, une des plus grandes demeures des Plantations, quartier chic de Lakeland, vivant à demi-mot de regrets de cette période faste pour qui se trouvait du bon côté de l'esclavage...Jack donne des cours facultatifs sur le Mal: Les leçons du mal. Facultatifs mais fortement suivis car il passionne son auditoire avec ses exemples sur l'Inquisition et ses méthodes, sur Hitler, sur Jack l'éventreur, etc...
Mais ce qui déroute le plus, c'est que l'on suit aussi le narrateur, Jack sur ses vieux jours, qui se rappelle les évènements de cette année là. Le tout intercalé par des extraits d'un procès qui a eu lieu après. Mais après quoi ?

La trame de l'histoire en elle-même, inutile que je revienne dessus, elle est parfaitement décrite dans le résumé de la 4ème de couverture.

Donc un roman pas comme les autres, qui commence piano-piano, truffé de références littéraires classiques et contemporaines américaine et anglaise, qui je l'avoue me sont passées bien au-dessus tant mes connaissances dans ce domaine sont limitées (si j'ai juste reconnu un Bram Stoker au passage)... bref, pas le page-turner que j'attendais !

Puis, petit à petit, sans que l'on s'en rende compte, l'auteur nous ferre. On perçoit l'avancée vers un drame monstrueux. On commence à soupçonner une chute vers le milieu du roman, en même temps que l'angoisse et la tension monte. Mais plus on approche de la fin, plus le récit dévoile des surprises. De révélations en coups de théâtre, j'ai atteint la fin de ce livre en apnée, et je suis restée ahurie !
Quelle histoire, quel drame... et surtout quelle mise en scène ! Fabuleux, du grand art !
A lire absolument.


Je remercie Babélio et les Editions Seuil Policiers qui m'ont fait confiance pour lire en avant première ce livre qui ne sortira que le 10 mars 2011.